Performances n°30 jan/fév/mar 2013
Performances n°30 jan/fév/mar 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°30 de jan/fév/mar 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Société Générale

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : vers une revalorisation des actions européennes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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VERS UNE REVALORISATION DES ACTIONS EUROPÉENNES La situation s’éclaircit nettement pour les investisseurs ! Galvanisées par l’assainissement des conditions de marchés, les places européennes se sont offert deux rallyes boursiers quasi successifs au cours des six derniers mois. Ce vigoureux mouvement haussier a permis par exemple à l’indice CAC 40 d’atteindre un niveau inédit depuis un an et demi, après une impressionnante progression de 18% depuis l’été. Mais comment expliquer le retour progressif de la confiance sur les marchés, alors même que la croissance économique européenne n’est pas au rendez-vous ? Apaisement sur le front de la crise de la dette Le dégonflement des craintes résulte principalement d’avancées politiques supplémentaires sur le front de la crise de la dette, propices à une lecture un peu plus rationnelle des facteurs de risque. Principale instigatrice de l’amélioration des marchés, la BCE a poursuivi dans la voie de l’activisme monétaire qu’elle défend depuis l’été dernier. Après avoir mis à disposition des pays européens son programme de rachats d’actifs « OMT » (Outright Monetary Transactions), qui a permis d’éviter l’implosion de l’euro, la banque centrale a maintenu des conditions monétaires très souples. À 0,75%, son taux directeur demeure historiquement bas, dans l’objectif de compresser durablement les coûts de financement et tenter de dynamiser l’offre de crédit bancaire aux agents économiques. Des mesures de relance qui ne sont pas en contradiction avec l’une des priorités absolues de la BCE, la garantie de la stabilité des prix, puisque les risques inflationnistes sont aujourd’hui modérés (inflation à 2,2% pour la Zone euro en décembre). Dans le même temps, la Grèce a considérablement rassuré ses homologues européens. 4 TENDANCES MARCHÉ 2013, l’année du grand retour des investisseurs sur les actions européennes ? Un scénario crédible, tant les perspectives s’annoncent encourageantes pour les marchés boursiers. Les risques majeurs qui prévalaient au premier semestre 2012, comme l’éclatement de la Zone euro ou l’hypothèse d’une crise du système bancaire, se sont évaporés à mesure que la BCE déployait un dispositif monétaire d’envergure et non conventionnel. Surtout, la décote du prix des valeurs européennes, plus vraiment justifiée, associée à la faiblesse des taux d’intérêt des actifs refuges convainc les investisseurs de réexposer leurs portefeuilles aux actions. YohannHendrice Consultant, Agence Fargo Le pays est parvenu à restructurer sa dette, en proposant à ses créanciers privés le rachat des titres obligataires qu’ils détenaient avec une décote substantielle. Cette opération a ouvert la voie au versement de près de 35 milliards d’euros à la Grèce, une tranche de financement promise par l’Eurogroupe depuis de longs mois qui a clairement épargné l’État hellène d’une situation de cessation de paiement. Le retour attendu des investisseurs institutionnels en Bourse N’oublions pas non plus d’autres facteurs de soutien aux marchés, qui se sont manifestés lors des dernières semaines. Tout particulièrement du point de vue de la régulation financière. Salutaires pour l’assainissement du bilan des banques ou des assureurs, les normes prévues par Bâle III ou Solvency II pour garantir la solvabilité des établissements sont de nature à décourager structurellement l’appétence de certains de ces acteurs pour les actifs risqués. Mais récemment, l’assouplissement du calendrier d’application de ces règles a ouvert une brèche en faveur d’un « momentum » propice aux actions. Solvency II, qui prévoyait d’exiger des assureurs d’importants fonds propres pour garantir leur exposition aux actions, a été reporté. Et il est d’ailleurs fort probable qu’une réglementation Solvency III émerge en lieu et place. En attendant, les mécanismes transitoires actuels exigent des assureurs moins de fonds propres aujourd’hui, qu’ils n’en exigeront en 2015 ou 2016. Quant à Bâle III, les banques ont obtenu un délai supplémentaire (l’échéance de 2019) pour se mettre en conformité avec les règles prudentielles. De quoi inciter les investisseurs institutionnels à revenir plus significativement sur les actions, après de longs mois au cours desquels leurs portefeuilles sont restés surpondérés en obli-
gations. Une réallocation favorable aux valeurs boursières se justifie d’autant plus que le rendement réel de certains actifs refuges s’avère dérisoire, le Bund allemand ou l’OAT (Obligation Assimilable au Trésor) française procurant un taux d’intérêt inférieur à l’inflation (taux à dix ans à 1,5% pour le Bund). Croissance économique : l’embellie vient d’Asie et des États-Unis Sur le plan macroéconomique, si le marasme domine en Zone euro, pénalisée par une croissance encore atone pour le premier semestre 2013, d’autres zones géographiques sont en train de renouer avec des perspectives plus enthousiasmantes. À condition que les hausses d’impôts entérinées in extremis au Sénat américain, pour éviter le « mur fiscal », soient prochainement approuvées par la Chambre des Représentants, la reprise économique semble bien orientée aux Etats-Unis, comme en témoigne l’amélioration conjuguée du marché de l’emploi et de l’activité industrielle. En Asie aussi, le frémissement de l’activité se fait sentir. La Chine bénéficie du redémarrage de la production manufacturière depuis trois mois. À 51,5, l’indice PMI manufacturier des directeurs d’achats revient en territoire d’expansion, dans un contexte d’investissement public favorable à un regain de croissance. Cette dernière devrait ainsi dépasser +8,5% en 2013. La politique économique promue par le nouveau président Xi Jinping se veut résolument orientée vers l’urbanisation, l’éclosion des classes moyennes et de grands travaux infrastructurels financés par des mesures monétaires toujours accommodantes. À l’échelle mondiale, cet environnement apporte légitimement un peu plus de visibilité aux investisseurs boursiers. Les actions européennes présentent un potentiel de revalorisation significatif Aujourd’hui, la lecture des valorisations boursières européennes impose un véritable réajustement. Lesté par l’appréhension des risques associés à la Zone euro en 2012, le prix moyen des actions européennes est resté très longtemps excessivement sous-estimé par rapport à celui des actions américaines, un écart de l’ordre de 20% à 30%. Mais l’apaisement de la crise de la dette en Europe, en même temps que la vive résurgence de la problématique budgétaire aux Etats-Unis a démontré aux investisseurs que la décote relative aux actions européennes ne se justifiait plus. Sélection de Warrants sur Actions Françaises Un processus logique de rattrapage boursier est en train de s’amorcer. En dépit de leur rallye récent, les actions européennes dont le P/E (Price Earning Ratio*) moyen tourne environ autour de 11x les résultats, sont loin d’avoir purgé leur potentiel de revalorisation. C’est à ce titre que les valeurs du secteur financier, ou que certaines actions en pleine déconfiture boursière il y a quelques mois, bénéficient d’un vif mouvement de « recovery ». C’est le cas des bancaires Société Générale, BNP Paribas, Unicredit, Banco Bilbao entre autres, qui se sont adjugées des performances supérieures à +20% depuis trois mois, ou encore de l’assureur Axa qui a progressé de près de 16% sur la même période. D’autres cas particuliers issus de secteurs divers se sont distingués par un rebond massif, après avoir trébuché à des niveaux planchers. Parmi ces titres, Air France, dont le cours a chuté à 3,20 euros en juin avant un rebond de près de 145%, qui lui a permis de revenir à 7,71 euros. Un niveau encore éloigné de celui qui prévalait il y a deux ans, à 14 euros. Pour les investisseurs les plus audacieux, s’intéresser à un tel profil pourrait s’avérer rémunérateur dans les mois à venir. L’acteur du transport aérien multiplie les efforts de restructuration et d’économies pour se relancer dans un secteur ultra concurrentiel. Sous-jacent Type Warrant Prix d'exercice Échéance Cours *Ratio cours sur bénéfices 5 Parité (warrant/ss-jacent) D’autres thèmes d’investissement ont de bonnes chances d’être sollicités en 2013. Pour les plus réticents à la prise de risque, mais qui recherchent tout de même un surcroit de rendement, le biais « dividendes » va continuer de garantir un certain équilibre. À la condition de séparer le bon grain de l’ivraie en sélectionnant finement les titres ! Certains d’entre eux se démarquent par le versement d’un dividende régulier tout en procurant un minimum de performance boursière, là où d’autres titres voient leur valorisation chuter structurellement, annihilant totalement le rendement du dividende proposé. Restent enfin les actions exposées aux bassins de croissance, où qu’ils se situent dans le monde, grâce à leur fort degré d’internationalisation et une grande capacité de « pricing power ». Leur relative désensibilisation aux cycles économiques et la pérennité de leurs marges de bénéfices s’expliquent par un fort pouvoir d’innovation ou de R&D, un positionnement peu concurrencé et des stratégies marketing différenciées. Hermès, LVMH, BMW, Gemalto ou Eutelsat figurent parmi les représentants les plus réputés de cette catégorie. Delta Effet de levier Mnémo Isin Gemalto Call 74 € 21 juin 2013 0,44 € 10/1 35,00% 5.50 x 1730S FR0011372200 Gemalto Call 80 € 20 déc 2013 0,60 € 10/1 36,00% 3.84 x 1744S FR0011372341 Eutelsat Call 26 € 21 juin 2013 0,49 € 4/1 49,00% 6.46 x 4076S FR0011379155 Eutelsat Call 28 € 20 déc 2013 0,44 € 4/1 36,30% 5.17 x 4086S FR0011379254 LVMH Call 150 € 21 juin 2013 0,55 € 10/1 32,90% 8.11 x 1324S FR0011246636 LVMH Call 150 € 21 mars 2014 0,69 € 20/1 43,90% 4.39 x 2355S FR0010958645 Source : Société Générale - Cours au 24 janvier 2013



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