Performances n°3 mar/avr/mai 2006
Performances n°3 mar/avr/mai 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de mar/avr/mai 2006

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Société Générale

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : Accor... toujours de beaux atouts.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Performances Mag 1 6 de son bénéfice net. 2006 s’annonce également sous le signe de la croissance et de la rentabilité. Parallèlement, l’intérêt des grands fonds d’investissement pour la profession ne se dément pas. En témoigne le récent rachat des hôtels de la Société du Louvre par Starwood Capital, dont la volonté est par ailleurs de développer un nouveau réseau, Crillon Hotels. Un autre signe d’une visibilité bien meilleure sur l’activité pour les prochaines années. Chambres Evolution 1. Accor 239.279 +1,7% 2. Best Western 78.140 +6,7% 3. Intercontinental 76.794 +6,1% 4. Louvre Hotels 59.052 -2,6% 5. Hilton Intl 53.120 -2,2% Source MKG International Tout cela est-il suffisant pour doper un peu plus encore le titre en Bourse ? Après sa hausse des derniers mois, les multiples de valorisation boursiers peuvent désormais apparaître beaucoup plus corrects. Mais l’effet de levier est encore bien présent. Accor, leader mondial en termes de chambres détenues en filialisation, et quatrième au monde tous modes confondus, est en revanche le numéro un incontesté en Europe avec 60% de l’offre de 0 à 1 étoile, et 40% de celle en 2 étoiles. Avec cinq enseignes (Ibis, Mercure, Novotel, Etap Hotel, Formule 1) dans le Top 10, le groupe bénéficie par ailleurs d’une notoriété à toute épreuve. Ne parle-ton pas de prime naturelle au leader en Bourse ? De nouveaux défis Subsiste également un joker. La nouvelle direction d’Accor s’apprête à annoncer au marché sa stratégie pour le groupe dans le cadre d’un plan à trois ans. Les investisseurs attendent des réponses précises à quatre thématiques. En premier lieu, le repositionnement des enseignes. C’est le cas de Formule 1, déjà mis en « stand by » au profit d’Etap Hotel. Ce devrait aussi être celui des Sofitel dans le haut de gamme, dont l’image n’est pas assez « luxueuse » par rapport à la concurrence. Deuxième point, accélérer la gestion immobilière. En d’autres termes, profiter d’une conjoncture porteuse pour réaliser les bons arbitrages au sein du patrimoine et des enseignes. Troisième volet, céder des actifs jugés non stratégiques, comme la restauration collective au Brésil ou en Italie, les services à bord des trains, la participation de 50% dans Carlson Wagons Lits ou les casinos. Enfin, garder, voire renforcer l’activité de cartes et de chèques de services, déjà valorisée plus de 3 milliards d’euros et qui constitue une véritable « vache à lait » pour le groupe. Que peut-on espérer, en cas d’annonce positive ? Quel objectif en Bourse ? Plusieurs pistes peuvent être évoquées. À commencer par la valeur octroyée par certains analystes de la place au groupe hôtelier : 52 à 53 euros pour l’actif net par action (ANR), un niveau « minimum ». À mi-février, le cours évolue encore en deçà de ce seuil. Et pourquoi pas 60 euros, l’objectif de moyen terme de Colony Capital lors de son placement il y a un an ? Pour peu que l’évolution globale de la Bourse lui en laisse l’opportunité, le groupe hôtelier dispose, aujourd’hui encore, de nombreux atouts pour satisfaire ses actionnaires. Une position incontournable en Europe Accor numéro 1 en Europe, et de loin… Une toute récente étude publiée par le cabinet spécialisé MKG International vient confirmer, et renforcer, la position dominante que détient le groupe hôtelier sur le Vieux Continent. Le Français a augmenté son parc de 38 hôtels en 2005, pour un volume supplémentaire de près de 4 100 chambres, soit une hausse de 1,7% en l’espace d’un an (239 279 chambres au total). Derrière, Best Western et ICH réalisent des progressions encore plus soutenues (respectivement +6,7% et 6,1%), mais demeurent très largement en retrait par le nombre d’implantations. L’écart est encore plus flagrant en termes de chambres que d’hôtels (2197 en 2005 pour Accor, soit près de deux fois plus que les 1 195 sites de son poursuivant, Best Western). Surtout, le Français place, comme en 2004, cinq de ses enseignes dans le Top 10. Le marché avait fortement apprécié cette publication, au début du mois de février, avec une hausse de près de 4% de l’action en une séance. SCÉNARIO TECHNIQUE en bref OPINION MOYEN TERME Hausse VALIDATION 54,40 euros OBJECTIFS 64,40 puis 66 euros INVALIDATION 44,10 puis 35,28 euros Les analystes techniques de DayByDay remarquent que les cours d’Accor progressent invariablement depuis 2003 mais les volumes commencent à s’étoffer sérieusement. Cet élément est très favorable à la poursuite du mouvement haussier : le titre pourrait se diriger à court terme vers 54,40 euros et à moyen terme vers 64,40/66 euros. De plus, depuis 2005, Accor progresse plus vite que le CAC40 : l’action est donc un leader. Cette situation devrait continuer car de nombreux obstacles graphiques sont éliminés. Accor devrait surperformer l’indice dans les mois à venir. Le scénario technique est donc très favorable à une prise de position à la hausse sur le titre avec un objectif de plus de 20% entre 54,40 et 66 euros. Le délai de réalisation pouvant s’avérer assez long (le mouvement est anticipé sur le 1er semestre), les Call Warrants 55 euros échéance mars 2009 offre un très bon compromis rendement/risque. On paiera le Warrant aux alentours de 1,20 euro pour une action Accor à 54,40 euros d’ici fin mars. Une hausse du titre vers l’objectif à 66 euros fin juin pourrait engendrer ainsi une performance proche de 60%.
Analyse secteur Accor change de statut, graphiquement… La caractérisation la plus appropriée pour Accor depuis 1998, ce sont ces mouvements erratiques entre une zone de résistance bien définie à 50/55 euros et un prix plancher testé à plusieurs reprises (lors des crises boursières) autour de 25 euros. Depuis 2003, la configuration graphique change nettement puisque nous n’assistons plus à de violentes hausses et baisses mais à une succession de progressions mesurées et de consolidations saines. L’effet "élastique" disparaît pour laisser place à un mouvement haussier régulier et construit. Récemment, les cours sont sortis d’un canal haussier et, ce faisant, ont dépassé deux résistances, l’une horizontale et l’autre descendante. Ces résistances font maintenant office de support avec un très solide palier à 44,10 euros. Par Julien Nebenzahl, Président, DayByDay Ces observations sont corroborées par des volumes exceptionnels au moment du franchissement des résistances et dans les semaines qui ont suivi. Quelle que soit la raison qui pousse les investisseurs à renforcer leurs positions, ils semblent être de plus en plus nombreux et n’attendent pas de correction. Le premier objectif technique se situe à 54,40 euros et constitue un palier intermédiaire dans la progression attendue d’Accor. En effet, il s’agit des plus hauts de 1998 et, à ce titre, ce niveau ne peut être ignoré. Mais pour les considérations exposées précédemment, il est probable qu’Accor change de statut "graphique" et qu’une extension haussière se mette en place au premier semestre. Dans le cas attendu du dépassement de 54,40 euros, il faut viser 64,40 euros puis 66 euros, objectifs théoriques calculés par projection. Le scénario alternatif serait la rupture des supports mais il semble que seule une crise boursière d’ordre général puisse parvenir à ce résultat. Mieux que le CAC40 Le graphique de la force relative d’Accor par rapport au CAC40 permet d’observer trois périodes. De 1997 à 2000, le titre réalise un moins bon parcours et ne semble pas attirer l’attention des investisseurs. La situation change du tout au tout de 2000 à 2002, période pendant laquelle la valeur résiste beaucoup mieux que d’autres à la baisse générale. En 2003, la sous-performance reprend, mais de manière moins forte. Depuis 2005, Accor bat le CAC40 alors que celui-ci monte : la valeur a retrouvé la faveur des investisseurs. En fin d’année, la force relative vient de rompre une résistance descendante : il semble clair qu’Accor va continuer à réaliser un parcours brillant, ce qui la rend plus attractive encore. On peut enfin ajouter que ces moments de redressement correspondent à des événements majeurs : l’entrée significative de fonds d’investissements dans le capital début 2005 et une nouvelle équipe de direction en fin d’année. En savoir plus sur la force relative La force relative d’un titre par rapport à son indice de référence est une donnée qui se calcule en divisant le cours de l’action par le cours de l’indice. L’évolution de la courbe des données quotidiennes ainsi obtenue permet de voir si l’actif réalise un meilleur parcours que l’indice de référence. Si la force relative monte, l’action "fait mieux que l’indice" : elle surperforme. À l’inverse, si la force relative descend, l’action progresse moins vite que l’indice (ou baisse plus vite) : elle sousperforme. La force relative permet de privilégier, parmi toutes les sociétés, celles qui ont le plus de probabilités de réaliser une performance supérieure à celle de l’indice de référence, quel que soit le sens de variation de l’indice (à la hausse comme à la baisse). Cette forme d’analyse est souvent utilisée en gestion de portefeuille. Performances Mag 1 7



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