Performances n°2 déc 05/jan-fév 2006
Performances n°2 déc 05/jan-fév 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de déc 05/jan-fév 2006

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Société Générale

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : le retour de l'Or en Bourse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Performances Mag 8 Analyse SG en direct 2006, préférez les actions aux obligations ! Encore une bonne année pour l’économie mondiale L’économie mondiale devrait poursuivre son expansion à vive allure en 2006, suivant un rythme d’environ 4%, similaire à celui observé en 2005. Toutefois, les écarts de taux de croissance entre les grandes économies devraient se réduire. Les États-Unis verront leur rythme ralentir, vers un taux légèrement supérieur à 3% en fin d’année, conséquence du resserrement monétaire commencé à l’été 2004. Le Japon bénéficiera de sa sortie du scénario de déflation, grâce à une vive accélération de sa demande interne (investissements des entreprises et consommation des ménages). En Europe, apparaissent déjà en cette fin d’année 2005 des signes patents d’une accélération de la croissance, qui pourrait s’amplifier graduellement l’an prochain. Enfin, la Chine verra son rythme d’expansion se poursuivre à vive allure, aux environs de 8%. Vive réactivité des banques centrales Les banques centrales des pays du G8 ont toutes contribuées à réguler l’économie mondiale pour contrecarrer les craintes de déflation (2001/2003) puis à partir de 2004 pour combattre d’éventuelles pressions inflationnistes. En 2006, si la Réserve Fédérale américaine pouvait arrêter sa hausse des taux dès l’été, une normalisation (hausse des taux) des politiques monétaires en Europe puis au Japon interviendra. Au total, nous devrions donc assister à un processus de convergence des taux d’intérêt court terme dans le monde. Détérioration des marchés obligataires en perspective Les taux des obligations avaient connu une décrue importante depuis la fin des années 1990, en liaison avec les craintes de déflation et la crise de confiance (2001/2003). Désormais, ces craintes laissent place à des chiffres d’inflation qui progressent, laissant entrevoir une remontée logique des taux obligataires, surtout au Japon et en Europe. Aux États-Unis, le mouvement déjà observé de remontée forte en 2005 rend moins vulnérable ce marché pour l’an prochain. Un dollar baissier à moyen terme, soutenu toutefois à court terme La monnaie américaine devrait, à moyen terme, subir le contre-coup des déficits externes américains, qui dépassent 6% du PIB. Cette tendance baissière se ferait essentiellement contre les monnaies d’Asie. Un degré d’ouverture supplémentaire des marchés chinois permettrait une appréciation plus vigoureuse de cette monnaie. Nous n’anticipons pas de mouvement majeur sur l’euro, mais seulement une reprise modeste contre le dollar. Marchés d’actions : encore du potentiel, mais avec un peu plus de volatilité Les marchés d’actions devraient rester soutenus par une valorisation attrayante et des profits d’entreprise toujours en progression, même si les marges de ces dernières cessent de monter. La mauvaise performance relative du marché américain devrait cesser dans notre scénario de fin de hausse des taux directeurs d’ici l’été prochain, alors que le resserrement monétaire déjà annoncé par le Gouverneur de la BCE laisse présager un moindre potentiel de hausse sur les actions européennes. Le marché japonais resterait, comme en 2005, soutenu par la vive reprise des profits des entreprises et la baisse du risque, notamment dans le secteur bancaire. Les abondantes liquidités seront en partie fournies par un cycle de fusions acquisitions particulièrement animé, tant en Europe qu’aux États-Unis ou au Japon. Ce dernier thème restera majeur pour l’année à venir, comme en 2005. Il jouera un rôle important dans l’appréciation graduelle prévisible de la volatilité des marchés d’actions à l’horizon décembre 2006 Par Alain Bokobza, Chef-Stratégiste de la Recherche Actions, Société Générale
ANALYSE I TECHNIQUE I ZOOM SUR L’INDICE CAC40 De la patience sous la résistance Les cours de l’indice CAC40 se sont repliés en octobre. Mais le point bas de l’été (environ 4 310 points) reste support et un nouvel assaut de la résistance est en cours. Un second rejet sur 4 650/4 682 points ou une rupture rapide de 4 310 points suggérerait une consolidation plus profonde vers 4 146 points. Même si ce scénario est le plus probable, il ne peut encore être anticipé car un dépassement de 4 682 points aurait des implications haussières indéniables. Depuis le début 2003, l’indice CAC40 est inscrit dans une tendance haussière. Graphiquement, ce mouvement est bien visible avec un support ascendant et une moyenne mobile à un an qui en sont les principaux soutiens. Les signes de ralentissement sont apparus en février 2004 au moment des attentats de Madrid mais, au terme d’une légitime et saine consolidation, le CAC est parti d’un support à 3 500 points pour rejoindre une zone de résistance à 4 650/4 682 points. L’indice oscille maintenant entre une zone de support à 4 146 points, touchée début juillet, et la zone de résistance précitée. Cette fourchette de cours est bien connue et la mémoire de marché est bien présente. En effet, après la reprise qui a suivi les points bas de septembre 2001, le CAC a longtemps consolidé avec la même amplitude : il s’agissait du premier semestre 2002. Une zone de consolidation en appelle une autre et il est finalement fort logique d’assister à une temporisation depuis l’été. Les semaines à venir vont successivement permettre un second test de la résistance et un nouveau test du support ascendant (actuellement à proximité de 4 310/4 300 points et en hausse de 15 points par semaine). Cette oscillation est rendue probable par l’absence de tendance qui caractérise les marchés américains et par la dégradation progressive mais régulière des marchés obligataires qui freine les ardeurs des investisseurs. Pourtant rien d’inquiétant dans cette configuration où les opportunités d’achat se situent vers 4 300 points et celles de vente à 4 700 points, mais la fin 2005 et le début 2006 devraient s’avérer assez "techniques" avec moins de tendance qu’au premier semestre et un impact certainement prépondérant des événements exogènes. Les opérateurs semblent avoir retrouvé finalement la confiance qui les animait jusqu’en septembre 2001. La mémoire de marché retrouve ici sa logique puisque les cours se situent sur les plus hauts de la reprise de 2002. Doit-on attendre plus de volatilité dans les semaines qui viennent ? Ce scénario de consolidation ne semble pas pouvoir se transformer en une tendance baissière de fond car deux événements graphiques majeurs viennent d’apparaître. D’une part, le dollar, grand soutien des bourses européennes, ne donne pas de signes de faiblesse et, d’autre part, les actions américaines n’ont pas encore donné de signal de vente, malgré leur incapacité à progresser en 2005. L’environnement n’est donc pas celui d’un risque majeur, on pourra simplement s’assurer que l’indice Dow Jones reste inscrit au-dessus des 10 000 points pour valider ce scénario. À la hausse, en revanche, il convient d’être plus prudent car si l’indice parvenait à dépasser nettement la zone de résistance 4 650/4 682 points, il donnerait là un signal clair de poursuite du mouvement vers 4 800 dans un premier temps puis 5 015 par la suite. C’est dans la force de la tendance actuelle que résident les éléments de ce scénario alternatif. Mais, pour l’heure, il s’agit bien d’un scénario alternatif qu’il faudrait considérer seulement si l’indice ne patientait pas comme prévu sous la résistance. Par Julien Nebenzahl, Président, DayByDay SCÉNARIO TECHNIQUE en bref OPINION MOYEN TERME Consolidation VALIDATION sur 4 650/4682 ou sous 4310 OBJECTIFS 4 310 puis 4 146 points INVALIDATION sous 4 682 puis 5 015 pts Une consolidation à mettre à profit en investissant sur le Certifié 100% Bear CAC40 (ISIN : FR0010250282, Mnémo : 4551S). Ce nouveau Certifié (voir en page 4) permet de répliquer 100% de la baisse en points de l’indice. C’est ainsi un gain brut assuré de 340 euros dans le cas d’un repli du marché de 4650 à 4310 points (sur la base d’un investissement de 100 certifiés). Une phase de repli qui peut aussi être utilisée, dans le cadre d’un placement à moyen terme, pour diminuer son niveau moyen d’entrée sur le marché grâce au tracker Lyxor ETF CAC40 (Isin : FR0007052782, Mnémo : CAC). Les investisseurs plus dynamiques pourront s’intéresser aux Turbo- Down de niveau de référence 4 900 et d’échéance mars 2006, avec un levier d’environ 14x (seuil de sécurité à 4753 points). Sur les Put Warrants, l’échéance mars 2006 permet d’atteindre des leviers entre 10 et 12x. À moyen terme, la tendance de fond reste haussière mais les analystes sont prudents sur le délai avant une nouvelle embellie des marchés. Dans cette optique, privilégiez les produits de placements insensibles au temps. On attendra aussi une tendance plus franche avant de se positionner sur des Call Warrants (passage de la résistance à 4682 points par exemple). On pourra toutefois regarder les Certifiés Cap + de bornes 4000/4200 et d’échéance 30 juin 2006 (ISIN : FR0010248203, Mnémo : 4536S) : ils présentent un rendement potentiel proche de 18,5% à échéance si l’indice ne cote jamais d’ici-là sous la barre des 4000 points ou, le cas échéant, s’il termine audessus de 4 200 points (plus de détails en page 18). Performances Mag 9



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