Pasteur Le Mag' n°8 jun/jui/aoû 2009
Pasteur Le Mag' n°8 jun/jui/aoû 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de jun/jui/aoû 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Institut Pasteur

  • Format : (180 x 241) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : Leishmania et Trypanosoma, même combat ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LEISHMANIES ET TRYPANOSOMES >Gerald Späth, chercheur allemand, dirige le groupe Virulence parasitaire (associé au CNRS URA2581 et aussi à l’Inserm/Avenir), créé à l’Institut Pasteur en 2005. Les leishmanies faussement suicidaires pour tromper le système immunitaire Le groupe de Virulence parasitaire dirigé par Gerald Späth s’intéresse particulièrement à Leishmania donovani responsable de la forme viscérale de la leishmaniose. Pour cette pathologie, aucun vaccin n’est disponible, les thérapies actuelles sont toxiques et ces parasites développent de plus en plus de résistances aux traitements. D’autre part, si les patients peuvent surmonter la toxicité de médicaments, le traitement peut nécessiter une longue hospitalisation, d’où des répercussions économiques importantes dans les pays en développement. 16 PASTEUR LE MAG’Juin 2009 DOSSIER LEISHMANIA « Tous les travaux de notre laboratoire ont pour finalité des applications pour trouver de nouveaux moyens de contrôler la leishmaniose viscérale : la prévenir par des vaccinations, la traiter efficacement. »
flagelle >Leishmania major au stade promastigote (en vert), en présence de fibroblastes (en bleu le noyau des fibroblastes). Les fibroblastes sont des cellules en forme de fuseau, provenant des cellules conjonctives (qui forment un tissu de remplissage et de soutien) ; elles jouent notamment un rôle de réparation en cas de traumatisme ou d’inflammation. Ils sont des hôtes potentiels de leishmanies et pourraient jouer un rôle important dans le maintien à long terme des leishmanies chez leur hôte mamifère. Parer les défenses L’insecte (phlébotome) hôte et vecteur des leishmanies héberge ces parasites sous leur forme promastigote caractérisée par un flagelle. Lors de son repas sanguin, il transmet les leishmanies à l’hôte mammifère. Les promastigotes sont alors phagocytés (ingérés) par des cellules du système immunitaire de l’hôte, en particulier les macrophages, censés digérer les micro-organismes ou les cellules mortes après absorption. Dans ces cellules, les leishmanies entament un processus de différenciation durant lequel elles perdent leur flagelle pour devenir des amastigotes et se multiplier. Le cycle est finalisé lorsque l’insecte effectue son repas sanguin sur un mammifère infecté à partir duquel des cellules hébergeant les leishmanies sont prélevées (voir p.12 : « Un repas difficile »). Une fois dans le tube digestif du phlébotome, les amastigotes sont libérés et se transforment à nouveau en promastigotes flagellés mobiles. « Pendant mon post-doctorat à Saint Louis (Missouri), nous avons été à l’origine de trois publications qui montraient que le parasite est protégé par une couche très dense de glycolipides* (sucres ancrés à des acides gras), comme une « gangue ». J’ai ciblé des gènes de la leishmanie importants pour la synthèse de ces sucres. Une fois ces gènes inactivés, les parasites mutants sont plus ou moins « nus » et le macrophage peut les éliminer complètement. Ce fut pour moi le début de mon acharnement à vouloir explorer la virulence du parasite dans tous ses aspects. Avec une interrogation majeure : comment les leishmanies peuvent-elles survivre dans les macrophages ? » Ce facteur de virulence (LPG) présent à la surface des promastigotes est uniquement impliqué dans la survie initiale du parasite face aux macrophages. Puis tout se passe comme si le parasite se déshabillait après l’entrée dans les cellules pour laisser apparaître à sa surface d’autres molécules plus adaptées à sa survie intracellulaire. PASTEUR LE MAG’>Leishmania major au stade amastigote (en vert), qui ont été phagocytées par des macrophages. Au sein de ces cellules, elles sont contenues dans de petites vésicules. (Immunofluorescence/Gerald Späth chez SteveBeverley/Washington University School of Medicine, St Louis ; États-Unis). * Appelée « LPG » pour lipophosphoglycane.• PASTEUR LE MAG’17 Juin 2009



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