Pasteur Le Mag' n°8 jun/jui/aoû 2009
Pasteur Le Mag' n°8 jun/jui/aoû 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de jun/jui/aoû 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Institut Pasteur

  • Format : (180 x 241) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : Leishmania et Trypanosoma, même combat ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LEISHMANIES ET TRYPANOSOMES DOSSIER À suivre• désormais isolée d’autres mammifères et d’autres investigations sont en cours pour établir quelle est la diversité des hôtes mammifères et des hôtes phlébotomes. » Le fait que des leishmanies puissent s’établir dans des tissus distants du derme où elles sont inoculées est un objet de recherche à part entière. Il n’y a pas eu de démonstration formelle de l’identité des cellules humaines qui leur serviraient de navettes, qui seraient capables de les transporter. Il y a en fait deux cellules candidates : les neutrophiles et les cellules dendritiques, toutes deux des leucocytes phagocytaires mobiles. Ce qui passionne Geneviève Milon, c’est de comprendre comment et dans quel site cutané persistent les leishmanies qui sont transmissibles à l’hôte insecte mais aussi comment elles 14 PASTEUR LE MAG’Juin 2009 LEISHMANIA « remodèlent » le tissu, le plus souvent sans aucune trace cliniquement détectable, pour qu’il devienne un tissu hôte d’amastigotes transmissibles à l’insecte. « Ces parasites nous révèlent les propriétés remarquables de chaque tissu hôte, ses propriétés de remodelage traduisant celles de leucocytes immunocompétents mais également de fibroblastes. Sont également poursuivies des mises au point in vitro et/ou ex vivo de méthodes quantitatives extrêmement rigoureuses pour cribler des banques de petites molécules exclusivement actives sur les amastigotes et non sur leurs cellules hôtes : elles reposent sur des méthodes d’imagerie à haut contenu et des équipements permettant des cribles à hautdébit : ces contributions sont précieuses pour le déploiement des objectifs du consortium LeishDrug (voir p.21). » ■ D’autres travaux en cours revêtent également une grande importance, en particulier ceux abordés dans l’article suivant, d’autres qui portent sur des moyens nouveaux de suivi de l’efficacité thérapeutique du peu de traitements dont on dispose à l’heure actuelle et de suivi de molécules nouvelles qui pourraient présenter un intérêt thérapeutique (voir « Jalons internationaux », le programme piloté par le Pr Marcel Hommel). Les Drs Pierre Buffet, Gloria Morizot (voir « Portrait ») sont impliqués dans un programme d’essais cliniques d’applications locales (crèmes) conjointement avec l’Institut Pasteur de Tunis. Des leishmanies bioluminescentes
Les charges parasitaires ont pu être suivies pendant plusieurs mois sans avoir à euthanasier les souris. Ce modèle expérimental a notamment permis de déterminer les modalités d’application optimales du traitement par des antibiotiques appliqués localement, des aminosides (WR279396). De nouveaux modèles, actuellement en cours de développement, permettront de suivre la dissémination en temps réel par bioluminescence deL. donovani responsable de la leishmaniose viscérale et de cribler de nouvelles molécules contre ce parasite. PASTEUR LE MAG’Un modèle original pour le développement de molécules antiparasitaires >Au sein de la plate-forme d’Imagerie dynamique, Hervé Lecoeur et Thierry Lang évaluent l’efficacité d’une nouvelle formulation anti-parasitaire sur des souris infectées par des leishmanies luminescentes. Les modèles animaux de leishmaniose cutanée demeuraient peu maniables. Pour faciliter le suivi de la charge parasitaire et permettre une étude de l’infection expérimentale en temps réel, un modèle permettant la quantification des charges de Leishmania major par bioluminescence a été développé par Hervé Lecoeur et Thierry Lang dans l’équipe de Geneviève Milon au sein du département de Parasitologie et Mycologie. Un essai clinique récent (lire p.48) a montré l’efficacité rapide et quasi constante du WR279396. Mais ce résultat ne doit pas interrompre la recherche d’autres molécules efficaces, et fait émerger de nouvelles interrogations quant aux modalités optimales d’administration topique des drogues antiparasitaires. Les paramètres (durée, fréquence, caractéristiques du support de la molécule, pansement…) trop nombreux pour être optimisés dans un délai raisonnable exclusivement par des études cliniques pourront être évalués grâce à ces nouveaux modèles animaux. >Un exemple de détection de la luminescence émise par des leishmanies au site d’inoculation (oreille de souris). Le nombre de parasites dans la lésion est déterminé à différents jours après l’inoculation en mesurant l’intensité de lumière (photons) émise par le parasite luminescent. Cette évaluation individuelle en temps réelle de la charge parasitaire permet de tester l’efficacité de nouvelles formulations anti-parasitaires mais également celle de nouvelles molécules criblées dans des systèmes cellulaires in vitro. PASTEUR LE MAG’15 Juin 2009



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