Pasteur Le Mag' n°8 jun/jui/aoû 2009
Pasteur Le Mag' n°8 jun/jui/aoû 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de jun/jui/aoû 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Institut Pasteur

  • Format : (180 x 241) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : Leishmania et Trypanosoma, même combat ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LEISHMANIES ET TRYPANOSOMES >Leishmania amazonensis phagocytées (flèches) par des cellules dendritiques de souris. Elles sont localisées dans une membrane. (Immunofluorescence/Eric Prina, unité d’Immunophysiologie et parasitisme intracellulaire.)• présence des leishmanies. Comment et quand, après son inoculation dans le derme et sa dissémination dans le ganglion lymphatique drainant ce site,L. donovani atteint-elle la rate, le foie et la moelle osseuse restent des questions encore non résolues. « La disponibilité d’insectarium où élever les phlébotomes hôtes et vecteurs deL. donovani permettra de répondre à cette question en ayant recours aux animaux de laboratoire que sont les souris de laboratoire ou les rats cotonniers, précise Geneviève Milon. Quelle que soit l’espèce de Leishmania, une fois inoculé chez l’hôte mammifère, ce parasite détourne des leucocytes phagocytaires* – macrophages, leucocytes dendritiques – présents et/ou récemment recrutés dans le territoire extravasculaire comme cellules hôtes où se différencier et où se multiplier. 10 PASTEUR LE MAG’Juin 2009 DOSSIER LEISHMANIA Il est essentiel de comprendre que le développement de Leishmania au sein de ces leucocytes témoigne d’une remarquable plasticité de ces cellules plus souvent analysées pour leur propriétés anti-microbiennes. » L’insecte à la fois hôte et vecteur Les leishmanies sont des microorganismes parasites. En cela, leur pérennité en tant que population parasitaire dépend strictement de deux hôtes : un insecte hématophage, le phlébotome, et les mammifères sources du sang dont se nourrit la femelle phlébotome adulte. Elle est incapable d’avoir de descendance sans repas sanguin. C’est d’ailleurs valable pour tous les insectes hématophages. Le phlébotome est d’une toute petite taille : deux à trois mm dans sa totalité. Étymologiquement phlébotome signifie >Phlébotome. « lancette qui coupe les veines ». « Le génome des leishmanies contient des informations leur permettant de détourner comme hôtes non seulement les mammifères mais également les phlébotomes et c’est une notion essentielle pour tous les parasites dont la pérennité dépend d’insectes hématophages et de mammifères sources de sang de ces insectes », insiste Geneviève Milon. « Le génome des leishmanies contient des informations leur permettant de détourner les insectes comme hôtes. » Un double cycle Le phlébotome femelle vient prendre son repas sanguin chez un mammifère dont le derme héberge des leishmanies : outre le sang qu’elle aspire, elle se repaît de cellules contenant des leishmanies sous une forme appelée « amastigote », avec un flagelle abortif. La première étape du développement du parasite a lieu• *Les leucocytes phagocytaires sont des cellules du système immunitaire, des globules blancs, normalement capables d’ingérer puis de digérer les micro-organismes ou les cellules mortes après absorption.
>Extrait de « Titres et travaux scientifiques d’Edmond Sergent » (1936). Dessin et légende d’Edmond Sergent à l’attention des élèves de l’école primaire. Il précisait que cette figure faisait partie « d’une collection de dessins semi-schématiques destinés à l’enseignement ». ÉTIENNE ET EDMOND SERGENT, pasteuriens pionniers Les pasteuriens Étienne et Edmond Sergent ont été de remarquables acteurs dans la connaissance et la lutte contre des maladies parasitaires. À leur actif notamment… PASTEUR LE MAG’• En 1900, ils montrent la présence de moustiques anophèles dans certaines régions de France où le paludisme était cependant absent. Ils formulent la notion d'anophélisme sans paludisme.• Ils se voient confier une mission permanente de l’Institut Pasteur, en Algérie, élaborant les bases de la lutte antipaludique en Afrique du Nord. De ces travaux résultera un recul progressif du paludisme en Algérie.• Ils découvrent à l'examen microscopique du sang de chamelles, un trypanosome, Trypanosoma berberum, l'agent étiologique de la principale maladie de ces camélidés. Ils confirment que la transmission de l’agent de la maladie s'effectue par les piqûres de taons, et établissent les règles prophylactiques et thérapeutiques permettant de la combattre.• Pendant la Première guerre mondiale, ils sont chargés par le général Lyautey de mener une campagne de lutte contre le paludisme qui faisait des ravages dans l’Armée d'Orient en Macédoine. Ils instituent l’administration préventive de quinine et son contrôle rigoureux. En septembre 1918, les troupes sont délivrées du paludisme.• Avec d’autres collègues, ils contribuent à faire émerger le rôle des phlébotomes dans la transmission de l’agent étiologique Leishmania de la leishmaniose cutanée. PASTEUR LE MAG’11 Juin 2009



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