Pasteur Le Mag' n°4 jan/fév/mar 2008
Pasteur Le Mag' n°4 jan/fév/mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de jan/fév/mar 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Institut Pasteur

  • Format : (181 x 239) mm

  • Nombre de pages : 132

  • Taille du fichier PDF : 12,3 Mo

  • Dans ce numéro : regards sur une épopée, l'histoire pasteurienne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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UN CREUSET POUR LA BIOLOGIE 44• BACTÉRIOPHAGES VIRULENTS OU SILENCIEUX Poursuivant les travaux d’Eugène et Elisabeth Wollman, André Lwoff entreprend l’étude des bactéries lysogènes. Celles-ci se multiplient indéfiniment en perpétuant le génome d’un bactériophage (virus spécifique des bactéries) intégré à leur propre génome. Sous l’effet de facteurs divers, cet équilibre est rompu et le bactériophage se développe aboutissant à la mort PASTEUR LE MAG’Janvier 2008 de la bactérie (lyse) et à la libération de bactériophages infectieux. Ce processus peut être induit à volonté dans la totalité de la population de bactéries lysogènes sous l’action de certains facteurs tels que le rayonnement ultraviolet, comme l’a montré André Lwoff. Il a dénommé « prophage » la forme sous laquelle est perpétué le génome du bactériophage chez les bactéries lysogènes. Les bactériophages produits par ces bactéries, dits « bactériophages tempérés », peuvent donc, lorsqu’ils infectent des bactéries sensibles, suivre l’une ou l’autre des deux voies distinctes. Ou, comme les bactériophages dits « virulents », ils se multiplient à l’intérieur des bactéries qui se lysent en libérant des bactériophages infectieux, ou leur génome s’intègre à celui de bactéries qui les perpétuent sous une forme non infectieuse, le prophage. ■ >Bactériophages T2 – PHAGES VIRULENTS – absorbés à la surface de la bactérie Escherichia coli. Après que le phage a injecté son matériel génétique, deux voies sont possibles. L'ADN s'intègre dans le génome bactérien et est conservé à chaque nouvelle division, c'est le cycle lysogène. L’ADN est répliqué, transcrit et traduit en protéines virales qui s'auto-assemblent autour de l'ADN et sont libérées sous forme de virions provoquant la lyse bactérienne, c'est le cycle lytique. Cliché d’Antoinette Ryter, 1975
Une moisson de connaissances au grenier André Lwoff dut surmonter des débuts difficiles pour la mise en place de ce laboratoire. « La guerre, l'occupation, les difficultés multiples qui en furent les conséquences n'allèrent pas sans troubler son développement. Mais grâce à l'intérêt constant de l'Institut Pasteur, grâce à l'aide du Centre national de la recherche scientifique, à celle de la Fondation Rockefeller et du National Institute of Health, il a pu, malgré les temps difficiles, se développer, s'organiser et s'équiper. En 1938, l’Institut Pasteur crée pour André Lwoff un service de Physiologie microbienne, dans un local mansardé du bâtiment Duclaux, ancien « Institut de Chimie biologique ». Dans son « grenier », comme il aimait à l’appeler, Lwoff accueillera de jeunes chercheurs passionnés. Avec lui, ils seront les artisans de la contribution de la France à la naissance de la Biologie moléculaire. Quantité de chercheurs étrangers viendront acquérir des connaissances ou faire partager les leurs. Le grenier était à la fois un lieu d’échanges et un endroit convivial, loin de toute idée de concurrence. L'après-guerre fut marqué par l'arrivée de Jacques Monod, d'Elie Wollman et de Pierre Schaeffer, puis de François Jacob. Le service de Physiologie microbienne était devenu un pôle d'attraction. De nombreux étrangers arrivaient des quatre coins du monde : du Japon, de Hollande, du Danemark, de l'Angleterre, du Brésil et, naturellement, des États-Unis. À tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, y ont œuvré, j'ai de grandes obligations pour la part qu'ils ont prise dans le développement des travaux, pour le climat qu'ils ont contribué à créer, pour le rayonnement qu'ils ont donné au "grenier". À ce grenier exigu, inconfortable, où l'on a cependant beaucoup travaillé. » En 1959, André Lwoff est devenu le premier professeur de microbiologie dans une faculté des Sciences. Il y fut tour à tour protistologiste, bactériologiste, biochimiste, généticien et virologiste. PASTEUR LE MAG’>André Lwoff et Dale Kaiser au « grenier ». Ce dernier avait rejoint l’équipe d’André Lwoff pour travailler sur des particularités du bactériophage lambda.• PASTEUR LE MAG’Janvier 2008 45



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