Pasteur Le Mag' n°2 jun/jui/aoû 2007
Pasteur Le Mag' n°2 jun/jui/aoû 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de jun/jui/aoû 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Institut Pasteur

  • Format : (180 x 240) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : vaccin & vaccinologie, l'oeuf et la poule.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LA VACCINOLOGIE La vaccinologie est une discipline promise à un bel avenir La société civile, les industriels, les gouvernants sont de plus en plus sensibilisés à ces problèmes qui affectent les enfants et donc les forces vives de ces pays. Lorsqu’on commence à raisonner en terme d’importance chez l’enfant, on constate que les maladies respiratoires, les maladies diarrhéiques, les parasitoses, entraînent un handicap sanitaire et social et présentent un impact financier, un ensemble qui se répercute sur le potentiel de développement des pays. Il faut agir impérativement contre les maladies négligées*. La fondation Bill et Melinda Gates a récemment montré l’exemple en mettant dans ses priorités certains vaccins 14 PASTEUR LE MAG’DOSSIER Juin 2007 contre des maladies diarrhéiques. D’autre part, des industriels ont entrepris d’agir contre des maladies négligées. Ils s’engagent dans cette lutte bien que le « retour sur investissement » soit faible, voire nul. « La prévention des maladies négligées, et plus généralement des maladies infectieuses, ne peut reposer sur une mesure mais sur un tissu de mesures, à la fois d’hygiène, de thérapeutique, de prévention si l’on dispose d’un vaccin, sans omettre l’information et l’éducation, conclut Philippe Sansonetti. La générosité, l’aide aux pays défavorisés, sont devenues des évidences. Plus prosaïquement, le réchauffement de la planète et les scenarii climatiques avancés font craindre la résurgence de parasitoses disparues de nos contrées mais aussi de maladies virales nouvelles pour l’Occident. » ■ * Maladies dépourvues de vaccins et de traitements efficaces pour lesquelles la recherche et le développement sont insuffisants. « La politique vaccinale des pays en voie de développement doit s’appuyer sur un ensemble de mesures d’hygiène, de prévention et d’éducation. »
PASTEUR LE MAG’La cellule dendritique, un rouage essentiel de la réponse immunitaire >Contact entre une cellule dendritique - en bleu - et un lymphocyte - en jaune. (Olivier Schwartz, unité Virus et immunité ; Marie-Christine Prevost, plate-forme de Microscopie électronique ; idem pour photo de couverture, haut). UN ANTIGÈNE EST UNE SUBSTANCE CAPABLE D’ÊTRE RECONNUE PAR LE SYSTÈME IMMUNITAIRE, PAR EXEMPLE UN FRAGMENT DE PROTÉINE (UN PEPTIDE) OU UN SUCRE À LA SURFACE D’UNE BACTÉRIE. IL EST IMMUNOGÈNE LORSQU’IL DÉCLENCHE UNE RÉPONSE IMMUNITAIRE SPÉCIFIQUE. L’organisme est doté d’un système immunitaire ancestral et d’un système immunitaire d’apparition plus récente dans l’évolution. Le premier est constitué par un ensemble de cellules qui, parce qu’elles possèdent des récepteurs pour des structures conservées par de nombreux micro-organismes, peuvent interagir avec les pathogènes et les détruire par différents mécanismes. Ces cellules qui fonctionnent comme une première ligne de défense représentent « l’immunité innée ». L’immunité « adaptative » est assurée par des lymphocytes, des cellules spécialisées possédant des récepteurs dont la spécificité, beaucoup plus diversifiée, leur permet de reconnaître une très grande variété de structures antigéniques. Les lymphocytes doivent d’abord se multiplier pour être assez nombreux pour agir sur l’antigène. Certains de ces lymphocytes se différencient en cellules productrices d’anticorps (lymphocytes B), d’autres, les lymphocytes T, régulent cette production d’anticorps ou se différencient en cellules « tueuses », capables de s’attaquer directement aux cellules infectées. Au centre de l’immunité innée, les cellules dendritiques sont capables de capter et dégrader un antigène, puis de le « présenter » aux lymphocytes T. C’est un rouage essentiel de la réponse immunitaire. L’immunité innée et l’immunité acquise fonctionnent en concertation. De même, lorsque des anticorps ont été produits, ils diffusent dans tout l’organisme et peuvent détruire les agents pathogènes ou neutraliser les toxines. De plus, en se liant à des récepteurs pour les anticorps exprimés par de nombreuses cellules, ils confèrent à ces cellules dépourvues de structure de reconnaissance pour l’antigène, de véritables récepteurs qui ressemblent à ceux des lymphocytes B. Ainsi, les anticorps « enrôlent » les cellules de l’immunité innée dans l’immunité acquise. Macrophages et cellules dendritiques sont issus de la même lignée cellulaire, la lignée myéloïde (cellules de la moelle osseuse). C’est sous l’effet de certaines molécules que ces cellules vont se différencier et acquérir des propriétés différentes. Pendant très longtemps, on les a confondues. Pour traiter des patients, on peut « mettre dans de bonnes conditions » des monocytes (cellules dont les précurseurs proviennent également de la moelle épinière), pour orienter leur différenciation en cellules dendritiques. PASTEUR LE MAG’15 Juin 2007



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