Pasteur Le Mag' n°2 jun/jui/aoû 2007
Pasteur Le Mag' n°2 jun/jui/aoû 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de jun/jui/aoû 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Institut Pasteur

  • Format : (180 x 240) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : vaccin & vaccinologie, l'oeuf et la poule.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LA VACCINOLOGIE DOSSIER >Campagne de vaccination contre la rougeole au Cambodge (Institut Pasteur du Cambodge). Les conditions de la réussite Les progrès issus de la vaccinologie reposent sur les avancées des connaissances mais les vaccins à eux seuls ne suffiront pas à assurer le contrôle des maladies infectieuses. * Voir définitions page 15. 12 PASTEUR LE MAG’Juin 2007 E n amont, deux axes de recherche sont porteurs d’une valeur ajoutée évidente pour la mise au point des vaccins : la caractérisation des antigènes* et la recherche de nouveaux adjuvants, pour stimuler l’immunité innée* et au-delà l’ensemble des réponses immunitaires. « Le jour où l’on aura bien compris les tenants et les aboutissants de l’immunité innée, on sera probablement en mesure de rationaliser le développement de nouveaux adjuvants, prédit Philippe Sansonetti. L’essentiel des immuno-adjuvants – des produits chimiques, comme les sels d’aluminium – tels qu’ils sont utilisés dans les vaccins, maintiennent l’antigène sur place et stimulent essentiellement la production d’anticorps spécifiques de l’antigène. Pour l’instant, en vaccinologie, il n’existe pas encore d’immuno-adjuvants susceptibles de stimuler la réponse immunitaire par des lymphocytes T. Pour le virus du sida, il est probable que l’on aurait besoin à la fois d’une réponse cellulaire et d’une réponse immunitaire produisant des anticorps neutralisants. La recherche fondamentale sur l’immunité innée est capitale. L’immunité adaptative* n’existerait pas sans elle. C’est elle qui mobilise initialement le système immunitaire. C’est l’orientation de la réponse innée qui va conditionner la façon dont la réponse adaptative sera mise en place : plutôt une production d’anticorps
« La recherche fondamentale sur l’immunité innée est capitale. L’immunité adaptative* n’existerait pas sans elle. spécifiques ou plutôt une réponse de cellules « tueuses » *, ou les deux, et dans quelles proportions, etc. » L’Institut Pasteur se dotera prochainement d’un Centre d’Immunologie humaine, en sachant qu’aborder l’immunologie chez l’homme est complexe et que cela nécessite des plates-formes d’interface clinique, avec le recrutement complémentaire de médecinschercheurs. Outre les défis posés par un certain nombre de maladies pour lesquelles il n’existe pas de vaccin, d’autres thématiques de recherche s’imposent, la vaccination aux âges extrêmes, en particulier. « Le vieillissement de la population et son corollaire en matière de maladies dégénératives vont imposer une révision des politiques vaccinales dans les pays occidentaux, avertit Philippe Sansonetti. Pour cela, il faudra comprendre les processus de régression progressive du système immunitaire. La vaccination des sujets aux réponses imparfaites ou amoindries pose également problème. » La vaccinologie est une discipline promise à un bel avenir. Parce que la lutte contre les maladies infectieuses est incessante. Vieillissement de la population et maladies dégénératives dans les pays occidentaux impliquent une révision des politiques vaccinales » Si une nouvelle maladie à caractère pandémique, du type grippe aviaire, affectait brusquement l’homme, l’Institut Pasteur, pour sa part, se positionnerait rapidement dans la connaissance de l’agent pathogène, de la maladie, de la détermination d’antigènes ou de systèmes vaccinants. Le relais industriel, d’autre part, devrait être extrêmement rapide. Pour prévenir une pandémie, on peut raisonnablement imaginer que la mobilisation serait immédiate. PASTEUR LE MAG’>Pr Philippe Sansonetti Toutefois, la mise au point de vaccins et surtout leur application en urgence poseraient nombre de difficultés, éthiques et toxicologiques en particulier. L’évaluation du rapport bénéfice/risque serait cruciale. À l’heure actuelle, l’Institut Pasteur ne peut pas prendre en charge tous les prédéveloppements de ses candidats-vaccins, ne serait-ce que pour des raisons financières. Des choix doivent donc être faits, mais dans ces cas, l’Institut Pasteur s’engage totalement. « À côté de la mobilisation, qui doit perdurer, contre le sida, la tuberculose et le paludisme, est née progressivement une prise de conscience globale de s’attaquer aux maladies jusque-là négligées, souligne Philippe Sansonetti. Elles pèsent d’un poids aussi lourd, même si c’est plus diffus, sur la santé des populations, en particulier dans les régions déshéritées. » • PASTEUR LE MAG’13 Juin 2007



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