Paris Le Grand n°6 jan à jun 2010
Paris Le Grand n°6 jan à jun 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de jan à jun 2010

  • Périodicité : annuel

  • Editeur : O2C

  • Format : (240 x 330) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 8,7 Mo

  • Dans ce numéro : le Moulin Rouge vient d'avoir 120 ans.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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histoire LE GRAND HÔTEL MAGAZINE 60 proches du Louvre où réside le monarque afin d’y faire édifier par son architecte Jacques Lemercier, une demeure monumentale dotée d’un superbe jardin - le Palais-Cardinal. A sa mort en 1642, Richelieu lègue au roi ce superbe bâtiment. Louis XIII décède un an après son ministre et Anne d’Autriche, son épouse, devenue régente du royaume, séduite par les lieux, s’y installe avec ses deux enfants le petit Louis XIV et Philippe d’Orléans. Le palais- Cardinal prend alors le nom de Palais-Royal. Mais, les terribles événements de la Fronde durant lesquels la foule l’envahira, obligeront la famille royale à le fuir en 1651. Elle n’y retournera pas, et le danger passé, se réinstallera au Louvre, moins confortable, mais mieux protégé. La demeure des Ducs d’Orléans En 1692, Louis XIV fait don du Palais-Royal à son frère Philippe et l’endroit devient la propriété des Orléans qui le garderont jusqu’au milieu du XIX ème siècle. Monsieur, frère du Roi puis son fils Philippe II qui va devenir régent assurant le relais entre Louis XIV et le trop jeune Louis XV, procèdent à des agrandissements et des embellissements en faisant appel aux plus grands artistes du moment. Dans les jardins, redessinés par Le Nôtre, largement ouverts au public, s’installent des baraques où se pressent les parisiens pour déguster des glaces aux parfums exotiques et goûter du « punch », la dernière boisson à la mode. Tout le quartier connait une grande vogue, tandis qu’en son palais, Le Régent, personnage cultivé et libertin « de toute la race d’Henri IV, celui qui lui ressembla le plus » d’après Saint Simon, mène grand train, faisant se succéder fêtes et soupers restés célèbres. C’est lors de sa reconstruction après l’incendie de 1763 qui l’avait ravagé en grande partie, que le Palais Royal va prendre son aspect actuel. La cour de l’Horloge est édifiée sous la direction de l’architecte Moreaux-Desproux qui modifie également les bâtiments donnant sur la rue Saint Honoré. Au temps de la Révolution Bien que siège du pouvoir, le Palais-Royal devient un haut lieu de l’agitation révolutionnaire où hommes politiques et intellectuels organisent rassemblements et débats qui font se croiser, Lafayette, Talleyrand, Camille Desmoulins… En 1781, le dépensier duc d’Orléans, futur Philippe Egalité, décide de construire autour du jardin, un ensemble d’immeubles locatifs sur galeries d’un style uniforme, afin de financer l’agrandissement de son palais. Les boutiques du rez-de-chaussée abritant cafés, restaurants, cercles de jeux et maisons closes, donnant d’un côté sur les galeries brillamment éclairées par près de deux cents réverbères et de l’autre sur les trois rues de Montpensier, de Beaujolais et de Valois nouvellement percées, attirent une foule considérable. « Incroyables » et « Merveilleuses » plus ou moins légères, s’y croisent parmi de nombreux étrangers. C’est une petite ville dans la ville. « On l’appelle la capitale de Paris... Tout s’y trouve… c’est le temple de la volupté… » écrit Louis-Sébastien Mercier. Le théâtre Français, le théâtre du Palais Royal ainsi que le célèbre restaurant « Le Grand Véfour » y voient le jour. Et comme la police est interdite d’accès dans le jardin des Orléans, il devient en 1789 un foyer de libre pensée où se prépare la Révolution. Les Jacobins font du café Corraza (galerie Montpensier) leur quartier général où l’on trouve souvent Bonaparte, un jeune officier corse, tandis que les Sans-culottes se ND - Roger Viollet, Aquarelle Paris B.N.F. Galeries du Palais Royal vers 1785 in 1651. They never returned  : when the danger had passed, they moved back into the Louvre, less comfortable, but better protected. The residence of the Dukes of Orléans In 1692, Louis XIV gave the Palais Royal to his brother Philippe and it became the property of the Orléans family who kept it until the mid-19th century. Monsieur, the King’s brother, then his son, Philippe II (who became Regent in the period between Louis XIV and Louis XV, too young to rule) carried out enlargements and embellishments, calling on the greatest artists of the time. In the gardens redesigned by Le Nôtre, wide open to the public, stalls were setup where Parisians flocked to enjoy ice-cream with exotic flavours and taste punch, the latest fashionable drink. The entire neighbourhood became very popular, while in his palace, the Regent, a cultivated and libertine character, lived the high life with a long succession of festivities and suppers which soon became famous. « Of all of Henri IV’s descendants, » said Saint Simon, « he was the one who resembled him most ». It was during its reconstruction, following the fire of 1763 which had largely destroyed it, that the Palais Royal assumedits present appearance. The Cour de l’Horloge was built under the supervision of the architect Moreaux-Desproux, who also modified the buildings overlooking Rue Saint-Honoré. During the Revolution Despite being the seat of power, the Palais Royal became a hotbed of revolutionary agitation in which politicians and intellectuals organized rallies and debates attended by Lafayette, Talleyrand, Camille Desmoulins... In 1781, the spendthrift Duke of Orléans, the future Philippe Egalité, decided to build a set of rented buildings around the garden, above arcades in a uniformstyle, to finance the expansion of his palace. The shops on the ground floor housing cafés, restaurants, gambling clubs and brothels, giving on one side onto the arcades brightly lit by some 200 street-lamps, and on the other onto the three newly-built streets of Montpensier, Beaujolais and Valois, drew considerable crowds. The « Incroyables » and « Merveilleuses » of more or less light morality rubbed shoulders
Vue du Jardin du Palais Royal, Litographie de Louis Arnout 1845, B.N.F. réunissent non loin, au Caveau des aveugles. Bientôt baptisé Palais- Egalité, le lieu deviendra bien national après la décapitation de son propriétaire en 1793. La nouvelle vie du Palais-Royal Restitué aux Orléans à la Restauration en 1814, le Palais-Royal va connaître un succès phénoménal. Ses jeux et ses prostituées qui sont célèbres dans toute l’Europe font accourir de loin une foule avide de plaisir. C’est Louis Philippe qui donnera un coup d’arrêt à la fête en 1836 en interdisant maisons de jeux dont le célèbre « Pince-cul » et maisons closes. Les galeries sombreront peu à peu dans l’oubli. Pillé en 1848 après de nouveaux événements révolutionnaires, incendié sous la Commune en 1871, puis restauré, le Palais Royal abrite depuis le siège des institutions républicaines. Aujourd’hui L’art contemporain y a fait son entrée en 1983 avec l’installation controversée des Colonnes de Buren dans la cour d’honneur et la même année des fontaines sculptures de Pol Bury dont les boules d’acier reflètent le paysage. Les célèbres galeries, investies maintenant par les créateurs de mode, les parfumeurs et les joaillers, disputant l’espace aux boutiques de médailles et de décorations officielles, ont retrouvé de leur splendeur pour le plus grand plaisirs des parisiens et des autres… Et comme le dit la chanson « Le Palais- Royal est un beau quartier….. » ND-Roger Viollet Place Colette Paris Tourist Office - Photographe Amélie Dupont here with many foreigners. It was a little town within a town. « They call it the capital of Paris… You can find everything here... it is a temple to voluptuousness... » said Louis-Sébastien Mercier. The Théâtre Français, Théâtre du Palais Royal and the famous restaurant « Le Grand Véfour » opened their doors. And as the police were forbidden access to the Orléans’gardens, the Palais became a hotbed of free thought in 1789 which laid the foundations for the Revolution. The Jacobins made the Café Corraza (Galerie Montpensier) their headquarters where one often came across a young Corsican officer by the name of Bonaparte, while the Sans-Culottes gathered nearby, in the Caveau des Aveugles. Soon christened the Palais Egalité, the palace became national property after its owner was beheaded in 1793. A new lease of life for the Palais Royal Returned to the Orléans family with the Restoration of 1814, the Palais Royal was again to meet with phenomenal success. Its gambling dens and prostitutes, famous all over Europe, brought in crowds of people eager for pleasure. It was Louis Philippe who brought a halt to the festivities in 1836 by banning brothels and gambling houses, including the notorious « Pince-cul ». The arcades gradually sank into oblivion. Looted in 1848 after new revolutionary events, burnt down under the Commune in 1871, then restored, the Palais Royal has since housed the headquarters of Republican institutions. Today… Contemporary art made a striking entrance in 1983 with the controversial installation of Buren’s columns in the Court of Honour and, in the same year, Pol Bury’s fountain sculptures whose steel balls reflect the surrounding scenery. The famous arcades, now taken over by designers of fashion, perfume and jewellery, and sharing the premises with shops selling medals and official decorations, have regained their splendour for the greater enjoyment of Parisians and other visitors... As the song goes  : « Le Palais Royal est un beau quartier… » R Le Palais-Royal LE GRAND HÔTEL MAGAZINE 61



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