Parallèle(s) n°29 mar/avr 2013
Parallèle(s) n°29 mar/avr 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°29 de mar/avr 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Sans format SARL

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : le Rock à Tours dans les années 80.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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6 actus Baroque versus Hip Hop ! > L’un, François Bazola, est chanteur, musicien, directeur de l’ensemble de musique baroque Consonance ; l’autre, Abderzak Houmi, est chorégraphe, directeur artistique de la Cie X-Press, coordinateur des Rencontres de Danses Urbaines. De leur rencontre est née la pièce intitulée Face à Face. Rencontre avec François Bazola. Comment avez-vous rencontré Abderzak Houmi ? Grâce à Jean-Louis Dumont, alors directeur de Malraux, qui m’a parlé de la compagnie X-Press - dont j’avais déjà entendu dire le plus grand bien ! Il m’a encouragé à contacter Abderzak, sentant chez ce dernier comme chez moi des « longueurs d’ondes » communes… Etes-vous ordinairement amateur de danse ? J’aime la danse bien évidemment, dans son rapport intime qu’elle peut entretenir avec toute forme de musique. Mais il est vrai que la musique baroque, que je fréquente assidument depuis de nombreuses années, est, par essence, une musique « à danser », une musique dont le moteur rythmique est essentiel. Comment définiriez-vous le travail d’Abderzak ? Un travail très précis, très exigeant, dans lequel l’écriture tient une grande place mais toujours au service d’une émotion, d’un sens. Qu’est-ce qui vous a plu dans l’esthétique d’une danse venue du hip hop ? Energie, virtuosité, pulsation rythmique sont, parmi d’autres, des mots et des notions communs aux langages de la danse hip-hop et de la musique baroque. Comment a réagi l’ensemble Consonance quand vous avez évoqué cette création à deux voix ? Avec curiosité, bien évidemment, mais aussi avec enthousiasme et envie. Les musiciens, chanteurs et instrumentistes, qui consacrent une grande partie de leur activité à la pratique des instruments et répertoires dits « anciens » sont animés d’un grand désir de découverte, de nouveauté, de rencontres… Avec « Face à Face », nous sommes comblés mais aussi convaincus d’être dans un propos vrai, essentiel, sans concession.
Quelles ont été les grandes phases de la création de Face à Face ? Tout d’abord des moments de discussion, d’écoute, d’échange d’images et de musiques entre Abderzak et moi. Il ne connaissait que très peu la musique baroque : je lui ai d’abord fait découvrir Lully (Te Deum) puis Haendel et le superbe Dixit Dominus, et ce fut le coup de foudre ! Une fois délimité le champ musical général, chacun a travaillé et à la suite d’une première résidence de la compagnie X-Press, Abderzak m’a parlé de ses expérimentations, de ses premières « visions » chorégraphiques mais aussi de ses envies, qu’elles aient été dans l’acceptation de la musique originale ou la transgression et l’hybridation. Puis, après le travail de réécriture musicale de certains moments du spectacle, la première rencontre physique entre danseurs et musiciens s’est déroulée en juillet 2012 lors de la création de « Face à Face » donnée dans le cadre du festival « Rayons Frais » Les nombreux orages (!) nous ayant empêché de mener à son terme la première représentation intégrale en plein air, nous avons attendu la reprise de septembre dans le cadre du festival « Excentrique » à Châlette-sur-Loing. Et là, nous avons senti que, trois ans après les premières discussions, allait commencer une très belle aventure. Qu’est-ce qui a le plus d’attrait dans ce projet ? Dès les premiers échanges, Abderzak et moi avons souhaité introduire dans ce projet une dimension participative. L’un comme l’autre, nous menons régulièrement des actions auprès des amateurs et nous avons senti aussi bien à Tours qu’à Montargis la formidable dimension humaine et artistique apportée au spectacle par leur présence. Qu’est-ce que cette aventure apporte à l’ensemble Consonance ? Pour un tout jeune ensemble comme le nôtre, une collaboration artistique de cette envergure avec une compagnie déjà fortement identifiée est une expérience formidable, tant en terme de qualité artistique que d’image (les deux n’étant d’ailleurs pas antinomiques !). Pour nous qui évoluons le plus souvent dans l’univers très codé et « attendu » du concert, le travail d’écriture d’un spectacle a été très formateur et nécessairement dynamisant. Quels sont les projets Consonance dans les mois à venir ? La préparation au « Face à Face » m’a permis de réfléchir à une déclinaison de ce travail et donc de proposer une version « concert » autour du Dixit Dominus, dans cette vision resserrée pour 17 musiciens. La création très réussie de ce programme en septembre dernier (et que nous redonnerons à Tours le 23 octobre prochain !) nous a permis de réaliser un dvd qui devrait sortir courant 2013. Nous serons aussi en concert au musée des beaux-arts de Tours le 3 mai, sans parler des reprises prévues et annoncées de « Face à Face », ce qui me réjouit vraiment ! Si vous deviez définir Face en Face en deux mots pour inviter le public, quels seraient-ils ? Enthousiasme et énergie ! Propos recueillis par Hélène Bouteaux Mardi 5 mars – Espace Malraux



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