Parallèle(s) n°29 mar/avr 2013
Parallèle(s) n°29 mar/avr 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°29 de mar/avr 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Sans format SARL

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : le Rock à Tours dans les années 80.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 18 - 19  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
18 19
18 Vu ANGOULEME 2013, Au stand Fluide Glacial, une mayonnaise pour le moins collector !!! > On retiendra de cette édition 2013 deux belles images. Celle de la solennité de la cérémonie de remise des Arts et Lettres par Aurélie Filipetti, Ministre de la Culture à Jean-Claude Denis, Emmanuel Guibert et Pénélope Bagieu et celle de la ferveur populaire de l’inauguration de l’exposition Uderzo, en présence de l’auteur et de la Ministre. Deux moments intenses qui résument bien le grand écart que doit accomplir le Festival tant les propositions artistiques sont diverses et variées au sein du 9ème art. Il faut dire que malgré la crise, la BD est toujours un secteur en pleine expansion avec une progression de 2,5% par rapport en 2012 ! D’où le sentiment d’euphorie qui régnait sur cet anniversaire et il faut dire que ces 40 ans du festival furent fêter comme il se doit. Des expos superbes, celle consacrée à l’œuvre d’Uderzo et celle du Président Jean-Claude Denis en tête, de beaux moments avec des avant-premières de cinéma dont le « Aya » tiré de l’œuvre de Marguerite ABOUET et de Clément OUBRERIE, la présence de Mister MATSUMOTO, le créateur d’Albator et le réalisateur du film des Daft Punk et des concerts de dessins dont une prestation incroyable de Bastien Vivés illustrant un concert de Lescop ! Quant à la suite, elle s’annonce périlleuse avec toujours en toile de fond les bisbilles entre les différents partenaires, le lâchage de sponsors et le départ de Benoit Mouchard, l’emblématique directeur artistique qui avait su donner un nouvelle élan à la manifestation. Quant à la nomination de Willem comme Grand Prix, on ne peut pas dire qu’elle ait fait l’unanimité et c’est un pléonasme. Pourtant, jamais le public ne fut aussi nombreux malgré une météo peu clémente et l’engouement proche de l’irrationnel que suscite ce festival est toujours aussi présent. Un sacré atout pour une manifestation qui s’est déjà relevée de bien de vicissitudes par le passé et dont on attend avec impatience le renouveau. Hervé Bourit Headwar Bar les Joulins – 17 janvier > Et moi, petit con, je venais pour le mix de Rubin Steiner... la claque avec ce groupe amiénois dans la petite salle des Joulins, la scène parfaite pour se taper ce type de musique bruyante qui se profite pleinement dans la proximité. Parce que Headwar ce sont des vrais bourrins, ils tapent sur les cymbales défoncés comme des malades et on dirait qu’ils ne cherchent qu’à transpirer et faire du bruit. C’est clair, et ce n’est pas pour me déplaire, que ca pue la transpiration, mais, étonnamment, il y avait aussi de la musique ! Je n’arrive pas à comprendre comment ca s’est fait, il y avait quelque chose de presqueésotérique et moi j’ai baigné dans le bonheur pendant tout le concert... à un moment donné, j’avais l’impression de me trouver à l’intérieur d’une gigantesque cloche d’église avec 18 malades mentaux se défoulant sur elle à coups de marteau... seul inconvènient : vraiment ça a été trop court ! J’ai adoré et je n’ai plus grand chose d’autre à dire... la soirée s’est finie à remplir nos ventres de shooters de tek et faire un stupide tournoi de bras de fer où je me suis battu (et gagné) avec un gaucher trop con et une chanteuse brune top jolie, après quoi je me suis rentré à quatre pattes mais j’ai réussi à ne pas vomir... c’est pas mal déjà, hein ! Puis oui, pardon, LTM Sound System avec Rubin et Kuskus Royal c’était bien aussi, bien sûr, mais ça tout le monde est au courant ! Diego Movilla
Concert de Ganjin à la Chapelle St Anne Rémi Angeli Sous les Arcades Hivernales, La Plage > 2013 de glace et la troisième édition des Arcades Hivernales, passage obligé même si cela fait grincer les dents des grincheux congelés qui oublient de bâtir mais jalousent les constructions. Et c’est Foued qui introduit « le truc », fédérant toutes les joies et toutes les énergies, ce qui est bizarrement aussi le cas au Vinci avec le trio de Julien Clerc (eh oui ! 2 copines de lycée m’ont invité à ce concert car en seconde nous étions fans de la période Roda Gil), et évidemment le cas à l’Opéra de Tours pour un concert de musique française (Roussel, Tomasi, Franck) où Romain Leleu tétanise l’auditoire dans le concerto pour trompette de Henri Tomasi. Une écoute au-delà de l’écoute, l’impression d’une respiration arrêtée pour mieux goûter l’instant. Magique. En Arcades, Vero LP inspire elle aussi le respect et l’émotion avec son trio très esthétique. Du trouble aussi au Petit Faucheux pour le festival Ecoute/Voir avec la danseuse Sophiatou Kossoko et Philippe Foch aux percussions : le propos pousse à l’introspection, charge la problématique de la différence et libère des pulsions avec cette bizarrerie d’un corps devenu langage, le silence un dialogue, un peu comme dans Echines, le livre de photos de Nikita, vers le vernissage duquel nous glissons. Au Nouvel Olympia, les 3 Richard de Jemmett relisent le Richard 3 de Shakespeare : c’est terrifiant de voir la monstruosité en 3 exemplaires exprimer le dessein sordide et implacable de cet être difforme et fou dont l’on vient de retrouver le squelette sous un parking. Ses os de retour à l’air libre, j’aurais peur d’une malédiction à la pharaon ; et cela rassure de retrouver Stereo Total au Temps Machine. Ils sont légers, gais, humains, étranges, d’une folie précise et utile. Françoise Cactus est une ex Lolitas, groupe dans lequel elle officiait aux côtés de notre local CocoNut. A Paul Bert, Les Hommes Verts proposent un concert privé avec Padawin en solo et Pérox, un groupe d’Orléans au show bâti sur l’interaction entre les musiciens et un film : quel boulot ! De retour à l’Opéra pour le Roméo et Juliette de Gounod : on connaît la fin de l’histoire mais c’est beau, et Florian Laconi est exemplaire en Roméo. Au bar Hurricane, c’est le retour des Reactors en trio, avec Jackpote, Olivier Gicquel et Matthieu Paulus (vous savez, l’ex Négresses Vertes qui joue dans Dugaz). Bullet Park au Nouvel Olympia c’est une vision caricaturale de l’american way of life des sixties : c’est drôle et pitoyable, c’est humain et toujours d’actualité. En Arcades, le Gérard vu 19 Keryjaouen 4tet nous fait découvrir un pianiste au touché étonnant ; on pense à Jarreth. Aux drums, Thierry Lange Bertheaux est hilare, à croire que Gérard vient de lui raconter une blague de Toto. Sanjin Cobacic expose à l’Annexe à Saint-Avertin : j’aime son accrochage, les textes, l’artiste. A l’Imprimerie, rue Bretonneau, c’est un univers plus léger, plus onirique, Eric Geffroy, Anne Luneau et François Géhan qui tous les trois semblent avoir fait un bond dans leurs pratiques. Rarement croisé une telle cohésion en trois artistes aux expressions disparates dont les univers s’emboîtent avec évidence. Aux arcades, Séverine Deslions expose des toiles étranges : même pas peur mais un peu, et La carte blanche à Thierry Guignard donne un concert généreux avec la présence du maître Benoît Blue Boy. A l’Espace Malraux, pour ouvrir les trois jours de Orchestrus, le Sirba Octett revendique la musique yiddish du Shtetl à New York. L’interprétation des titres est parfaite mais il manque de la mise en scène pour nourrir le propos. Le lendemain à l’Opéra, la 8ème de Dvorak mais surtout le concerto n°1 pour violoncelle de Saint Saens et à cet instrument la merveilleuse Maryse Castello accompagnée par un OSRC au meilleur de sa forme. Au Petit Faucheux, JASS dans lequel officie l’ex-Tourangeau Sébastien Boisseau offre une prestation très tonique, très technique et très inspirée : j’en redemande. En Arcades Hivernales, c’est au tour de Chill Bump de faire vibrer l’an 1000. Il sont le groupe qui monte et ils le prouvent sans se gonfler le melon. Bravo. Aux Victoires, 4 pour C2C, 1 pour Chakaponk et 1 pour Dominique A : moi ça me réjouit. A Malraux, je reste sur ma faim avec M. et Me Rêvent de Pietragalla, certes superbe spectacle vidéographique mais une danseuse qui s’y noie malgré une belle mise en scène de l’hymne à la joie lié à la Walkyrie. Retour aux Arcades pour le concert de Bab n Blue plein à craquer : c’est la fête avec ce bizarre country western mâtiné de gospel et d’une attitude rock et glam. Au Nouvel Olympia, je suis totalement fasciné par la prestation de Josse de Pauw dans Cœur Ténébreux, une expérience intense et captivante dans le narratif nourrie par une mise en scène vidéographique sans exagération d’effets, propre à vous embarquer au milieu de la jungle vers « la sauvagerie ». A la Galerie Ozart, 4 artistes argentines pour les tableaux desquelles je reste insensible. En Arcades, nous vivons un moment d’exception comme il n’en arrive que rarement - le dernier en date fut le concert de Dark Dark Dark au Temps Machine : le concert du duo Thierry Vaillot/Heloïse Lefebvre met la barre tellement haut qu’il est indescriptible : ils sont exceptionnels. Vent glacial sur la place Sainte Anne mais chaude ambiance en la Chapelle Sainte Anne investie par le Collectif Capsul pour un concert en deux parties, d’abord le Trio Ganjin dans lequel officie le bûcheron violoncelliste inventif Hugues Vincent, le violoniste Frantz Loriot et Yuko Oshima aux drums. 4 titres d’une musique au carrefour de beaucoup où l’esprit jazz flirte avec la musique contemporaine et le rock : quel trip ! Ensuite le duo Taxi avec en invité le bassiste François Rosenfeld. Antoine Hefti opte pour une percussion psychédélique zébrée des éclairs guitaristiques d’Alexandre Tarpanian, un peu comme si le Soft Machine des 70 ‘s rencontrait Public Image sans paroles. Invitée surprise de fin de concert : la Police, appelée par un voisin mécontent. Dormez bien, braves gens, dans le doux monde du beau roi Jean. Doc Pilot



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :