Parallèle(s) n°28 jan/fév 2013
Parallèle(s) n°28 jan/fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de jan/fév 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Sans format SARL

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : les conseils de Michel le jardinier.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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10 Vu LES 34 ème RENCONTRES TRANSMUSICALES DE RENNES Lou Doillon Avec un record de fréquentation, l’édition 2012 des Trans a laissé la morosité derrière elle et l’envie de faire la fête a été la plus forte. Incroyable quand on sait qu’en moyenne le public ne connaît qu’à peine 10% des artistes programmés le reste étant de la découverte pure ! Même la Ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, avait fait le déplacement pour saluer comme il se doit ce festival vraiment à part. Ça tombait bien car ce même week-end on apprenait que le festnoz venait d’être classé par l’Unesco au patrimoine immatériel de l’humanité ! Donc ce fut une vraie transe durant trois jours avec des salles blindées et un public extatique, rieur et heureux d’être là. Côté artistes, c’est vrai que Lou Doillon, vraiment impeccable, Rachid Taha très en forme (rejoint pour un « Rock the casbah » de toute beauté par Mick Jones des Clash) ou Vitalic qui a franchi un palier, furent bien au rendez-vous et assumèrent leurs statuts de tête d’affiche avec classe. Quant aux coups de cœurs, ils furent encore nombreux cette année. On avoue avoir bien craqué sur MS MR pour son rock électro et sa chanteuse incroyable, sur ZAMUTTO pour son mélange de vidéos et de rythmes décalés, ou sur ONDATROPICA et ses rythmes de cumbia imparables. Quant aux groupes français, sacrément représentés cette année, ils ont largement marqué les esprits et, que ce soit VON PARAIH, O SAFARI ou MERMONTE, on parie haut la main que des beaux jours les attendent. Difficile aussi de ne pas parler de PETITE NOIRE, ST LO, Liane LA HAVAS, vraiment impériale, ou encore Nick WATERHOUSE qui furent largement au rendez-vous et confirmèrent le très peu de fautes de goût dans une programmation riche, variée et vraiment bien vue. Terminons avec le sublime spectacle « How we tried » d’Olivier MELLANO qui dans le superbe Opéra de Rennes nous emporte très loin avec une classe folle et une fulgurance totale. Bref, une édition à marquer au fer rouge qui avec cinq jours de folie a retrouvé un bon format et des belles couleurs. Hervé BOURIT KREYOL CONNECTION, by Smalla Production Samedi 8 décembre - salle Yves Renault - Chambray Admiral T Pour ceux qui ne connaissent pas, Admiral T c’est du ragga dancehall, des bonnes vibes et de la chaleur. Pour la chaleur, elle y était, pas de souci. Arrivé sur les coups de 22h, c’est Mighty Ki La qui réchauffe la salle. Un beau black aux dreadlocks noires avec une voix à tomber et un déhanché à faire pâlir ces demoiselles. Je file au bar me prendre un punch, servi par la bande de la Smalla, et je retourne me joindre à la foule caliente. Y’a pas de doute, on est à la Réunion. Et ce n’est pas pour nous déplaire ! Mais c’est quand même LE boss qu’on attend et après une petite pause, il arrive enfin. Un batteur, deux synthés et un guitariste annoncent la venue du maître sur la musique de Star Wars. Tout vêtu de rouge, il s’approche du public et commence par les chansons de son dernier album. Il danse, il chante, il prend les mains de son public, bref, il met l’ambiance. Tout le monde bouge son boule et prend son pied. Y’a pas à dire, je n’ai pas été déçue ! Pour finir, un DJ se met en place pour terminer la soirée, malheureusement les fans étaient déjà partis, et c’est ce que j’ai fini par faire. Belle soirée et un gros bigup à la Smalla Connection qui a encore organisé un évènement à la hauteur de nos espérances. Lola
Du Feu Sous La Glace Dominique A Sylvie Hubert > Capitaine le Jan par Jean-Marie Cirgue et La Fronde à Malraux vu en répét’(le temps manque) : je m’attendais à des révélations sur le maquis Le Coz, mais il n’est que l’alibi à un climat à la Pierre Magnan et c’est bien, comme la prestation de Bernard Lubat au Petit Faucheux, prétexte elle aussi au verbiage délirant du maître, à ce dépassement de la musique par l’expérience amenée vers une recherche de sens dans le non sens, l’esthétique de ceux qui n’ont plus rien à prouver et s’interrogent enfin. Retour en l’Espace Malraux pour un concert assez décevant de Brigitte Fontaine dont je suis pourtant assez fan, l’impression de la tournée de trop, du charme déchu et d’une pseudo provoc difficilement lisible alors que tout devient si grave hors les murs. Du sens, il s’en trouve au festival de musiques du monde Art Coba initié par l’équipe de Terres du Son, Fatouma Diaré porte tout un message dans la démonstration de l’unité des danses africaines et l’imbécillité de la partition du Mali ; le propos n’est pas gratuit. Folle semaine avec d’abord Arthur H en Malraux dans un feeling rock et disco, un show à tomber, l’impression de le voir se saisir du flambeau que Gainsbourg avait passé à Bashung, la sensation d’être en face du nouveau « grand ». Grosse surprise au Grand Hallavec le concert de Johnny, sorte de machinerie hard rock plongée dans un jeu électronique aux dimensions pharaoniques ; 15 musiciens et chanteurs dont Yarol Poupaut de FFF en chef d’orchestre/lead guitariste, et le fameux Fred Gimenez de AS Dragon à la basse : rusé le vieux. Au Temps Machine soirée Krautrock avec le jouet d’un ex Portishead, Beak, mais surtout Zombie Zombie quasi hypnotisant avec ses deux batteurs et ses boucles de synthés analogiques, une musique à tomber dans la transe sous des lights inventifs. Au Nouvel Olympia un maître, le pianiste Kenny Baron, la claque, l’impression d’un instant d’exception, à l’instar de Mozart sous les mains de Abdel Rhaman El Bacha, des sonates de cristal à l’Hôtel de Ville pour les Fêtes Musicales en Touraine, du luxe et de la volupté vite effacés par la violence de l’Anarchie en Bavière de Fassbinder au Nouvel Olympia encore, un propos daté mais superbement interprété et l’occasion de voir la belle expo-installation de Eric Levieux. Gustave Akakpo est dans l’actualité pour vu 11 le final de Plumes d’Afrique à Malraux, où Franc-Afrique et tyrans odieux s’exposent en « chiche l’Afrique », sans espoir mais pourtant. Au Petit Faucheux, le quartet de Michel Edelin nous permet de retrouver le jeu extrêmement esthétique du batteur virtuose Simon Goubert (disciple de Christian Vander de Magma), mais ils sont tous excellents et propriétaires d’un son unique : je craque pour celui de Jacques Di Donato à la clarinette. En première partie le trio Lunatic Toys de Lyon vaut vraiment le détour, à la frange du jazz, du rock et de la transe, je les aurais mieux vus au Temps Machine. En Arcades Institute répètent Pascale Boquet au luth et Sébastien Wogger à l’épinette : sous les arcades la musique ancienne c’est trop beau. Faux bon de la pianiste Vanessa Wagner et donc privés du concerto de Grieg à l’Opéra de Tours, mais réjouis par la 4eme de Bruckner sous la direction de Jean Yves Ossonce : wahou les vents !!! Superbe expo à Ozart, 4 artistes réunis par Des Cheval dont Guilain le Vilain dont tout un chacun admire le saut d’un cap ; climat oppressant en la Chapelle Sainte Anne aux noirs douleur et aux rouges sang de Claude Marchat. Mince alors j’arrive trop tard pour le concert de Fat and the Crabs au Canadian, mais ne rate pas le super reportage sur la reine des groupies Pamela Des Bars sur Arte ; comme quoi des fois il est bon de retrouver la télé. Au VelpoMarket, Juliette Gassie, Xavier Berthola, JB Diaz, etc., la première étape d’une multitude de manifestations où le travail des artistes se propose à la vente pas chère et ciblée papa Noël : Le Workshop à l’Hôtel de Ville, les Petits Formats érotiques, Mode d’Emploi, les Objets Dérivés à la Boulangerie, Truye, Unique Objet en Arcades Institute, Free Market à la salle des Halles voire le Marché de Noël tant la frontière entre art et artisanat est diffuse en ces manifestations auxquelles j’adhère de moins en moins car on y croise le meilleur comme le pire. Retour au Temps Machine pour le concert de Dominique A : Thomas Poli est à la guitare et c’est bon, ça soigne. En Arcades Institute, la foule pour la rencontre entre le batteur Patrick Filleul et le comédien Philippe du Janerand pour une libre interprétation de textes de Jacques Perry. Nous sommes transportés hors du temps, de l’espace et des mots, avant de finir la soirée à l’Imprimerie rue Bretonneau où Paskal Duhamel expose ses toiles et Jean-Michel Merlan ses photos. Retour au Temps Machine pour assister à un concert du festival Total Meeting, celui de Jeff Mills, créateur de la techno à la fin des 80’s à Detroit : le mec est légendaire, c’est troublant et pas du tout daté ou condescendant et ça élève le débat pour vivre le concert de l’hiver naissant, Ez3kiel à Malraux organisé par Radio Béton, impressionnant et sold out (comme quoi quand c’est bon), 15 musiciens pour un orchestre de chambre rock, un travail visuel de YannNGuema digne de nos rêves les plus doux, un immense respect pour cette communauté d’artistes qui travaille dans le juste et le beau. Au retour une bonne nouvelle dans mes mails : James Chance joue le 6 mars au Temps Machine et c’est mon groupe X Ray Pop qui fait la 1 ère partie : mince alors j’ai comme un frisson même si ma température monte. J’ai du feu sous la glace. Doc Pilot



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