Parallèle(s) n°27 nov/déc 2012
Parallèle(s) n°27 nov/déc 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°27 de nov/déc 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Sans format SARL

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 4,2 Mo

  • Dans ce numéro : les journées Charles Border.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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22 cd LO JO Cinéma El Mundo Harmonia Mundi J’ai dû voir une quinzaine de fois Lo Jo en concert sur leurs 30 ans de carrière couronnée par ce 13ème album qui leur ouvre enfin la reconnaissance de toute la presse aristocratique, leur persévérance les rendant désormais incontournables et uniques. Lo Jo bien sûr c’est Denis Péan, leader emblématique, guide débonnaire d’une aventure initiée en bord de Loire mais exportée sur toutes les terres. Lo Jo est un groupe du monde, du mélange, de la rencontre, du métissage, les ciments féconds de ce nouvel opus. Magicien des mots, Denis Péan, « le Pablo Neruda de la Vallée de la Loire », posséde un style d’écriture appelant le rêve au travers du réel, transcendant l’instant pour le projeter vers un horizon sans fin, celui du shaman à la vision jetée vers le lointain, vers l’au-delà qui nous soigne ainsi du quotidien. Sous la plume du poète, dans les mélodies et les sons de cette famille, un nouveau monde existe, le seul qui se doit d’exister, celui « des hommes vrais », des gens bien, de ceux qui ouvrent des pistes et incitent à penser la vie magique et le sol en mouvement. Insolente, envoûtante et utile, cette invitation au voyage nous téléporte du Laos au Canada, de la Géorgie au désert. Invité de marque, le troublant Robert Wyatt (ex Soft Machine) ouvre le propos ; il est de la même race, du même sang, de ceux qui toute leur carrière durant ont pu se regarder dans la glace. WAX TAILOR Dusty Rainbow from the Dark Lab’oratoire L’artiste est légendaire malgré sa courte carrière et il me fut donc très difficile je l’avoue d’aborder son travail sans a priori tant me semble toujours suspects les trajets fulgurants qui amènent directement de l’anonymat au succès planétaire. Cinquante pays séduits par 3 albums et plus de 400 concerts où il représenta la France comme aucun de nos politiques ne sauraient le faire : il fit et fait du bien à une génération émue par un style que je qualifierais de trip-hop alternatif et progressif. L’intelligence de la forme dénonce l’envie de l’artiste de se démarquer de ses confrères et peut-être d’élever son art au-dessus de la masse, de séduire aussi et d’accompagner l’indéniable vieillissement de son public à la manière de ce que firent en leur temps les musiciens de rock tel Talk Talk ou d’électrorock tel Art of Noise. Cette « suite » oblige à l’écoute en ligne, à l’installation et au respect (ne pas rater les fantômes) ; ici le zapping auditif n’est pas de mise. Au sortir du temps volé on peut le définir comme un brillant foutoir, un bazar à sensations fugaces, d’une fécondité extrême dans l’art du collage et du raccommodage, de l’utilisation d’invités de marque vite broyés dans la moulinette du chef d’orchestre. Il nous parle d’un conte inspiré par l’enfance ; je suppute qu’elle ne fut pas facile et habitée autant d’interrogations que d’émerveillements. Le concept accepté, cet album s’écoute et se réécoute. THE JACQUETS Bridge autoprod Trois membres de la famille Jacquet, le père et les deux fils, accompagnés d’un troisième larron (un cousin ?), Alain Dupont, proposent un album empreint de rock british chanté en anglais et fortement inspiré par la fin des seventies, quand des groupes comme XTC, les Jam ou le Joe Jackson Band réinventaient le style avec des rythmes aussi serrés que leurs costards et leurs cravates. Net, propre, efficace, le propos semble un catalogue tubesque aux arrangements minimaux avec parfois l’apport d’un orgue qui pousse le style vers un psychérock garage de circonstance. J’ai un faible pour le titre « The Mission » et ses guitares entrelacées, acides et démultipliées. Empreint de culture rock européenne, le groupe navigue à vue dans une mer noir pétrole entre des icebergs flottant dans un verre de whisky écossais. Ca sent la pluie, le charbon, le Nord de la perfide Albion ; Artic Monkeys et Frantz Ferdinand se bastonnent dans une rue noire et luisante sous le regard amusé des frères Gallagher. Au spectacle, nos frenchies portent témoignage. Chez eux aussi y’a deux frangins mais en bonus un papa légendaire qui vit derrière les fûts depuis les sixties, nourri au Beatles, aux Kinks et aux Who. Ici, nous sommes en présence d’un groupe de scène, de ceux qui se bâtissent une réputation concert après concert. LIZ VAN DEUQ 4 titres Liz est une chanteuse à musique et à textes, ses deux carburants dont elle use et abuse pour notre plus grand bien et le sien aussi je l’espère. Immédiatement identifiée pour son talent et son potentiel indéniable, elle reste en l’attente avec confiance de la place qui lui est due dans la cour des grandes auteures/compositrices/interprètes, tout restant affaire de circonstances et de moyens. Pour ceux qui la croisent, il est évident qu’elle va réussir, à l’instar des parcours du style Claire Diterzi ou Mesparrow, et ce Ep clin d’œil d’un album à venir nous confirme en cette conviction. Elle est drôle mais d’une drôlerie grinçante que l’on suppose le baume à des blessures de guerres sentimentales au sens large du terme. En ses chansons planent un reflet d’humanité traité à l’état brut dans ses bonheurs comme ses mélancolies, son interrogation aussi sur le devenir et le caractère immuable du temps qui passe. De bonnes fées sont penchées sur le berceau de cette chanteuse atypique révélée au Printemps de Bourges et confirmée par divers concerts en France et à l’étranger. Au Printemps 2013, elle jouera dans le 37. Ne la ratez pas. Par Doc Pilot
bubble clock 23 TOTAL TECHNO > Pour la deuxième année consécutive, le Temps Machine s’associe au Petit Faucheux pour Total Meeting, le festival des musiques libres. Et pour l’occasion, on a décidé de mettre les petits plats dans les grands, en accueillant LA star mondiale, pionnier de la techno moderne : j’ai nommé JEFF MILLS ! Co-fondateur en 1989 à Détroit du label électro engagé Underground Resistance (UR), puis créateur du label Axis à New-York en 1992, Jeff Mills s’est rapidement imposé comme une figure emblématique internationale de la scène techno dont plusieurs des titres sont devenus des classiques du genre. Pour son passage au Temps Machine, le maître nous présentera « The Trip », l’une de ses récentes créations où il nous montrera toute l’étendue de son talent avec 3 platines (sa marque de fabrique), une boîte à rythme TR 909 et un équipement de mix vidéo en temps réel. Une performance sensible et subtile qui démontre que la techno ne se résume pas simplement à un gros kick et des sub-bass. Un évènement ! Et parce qu’avec un tel plat de (underground) résistance, il faut bien une entrée à la hauteur, on vous propose une expérience unique avec Contact In Vivo. Trois percussionnistes, deux sonorisateurs, un éclairagiste soit six interprètes au milieu du public pour une partition qui se joue sur le matériel que l’on trouve habituellement dans une salle de concert (projecteurs, barrières, corps humains,…équipés de capteurs). Le son produit par les batteurs est retraité en direct transformant les sons bruts en matière électronique pour un dancefloor expérimental et visuel. Beau et jouissif ! • Jeff Mills + Contact In Vivo Samedi 15 décembre – 20h30 Infos et billetterie : www.letempsmachine.com Feff Mills Nestor Leivas Et pour tous ceux qui, simples curieux ou spécialistes, veulent en savoir plus sur l’histoire de l’électro moderne et le rôle que des artisans comme Jeff Mills ont pu y tenir, Christophe Brault (musicologue rennais et passionné) vous propose une conférence-écoute pour découvrir 30 ans de musiques électroniques à travers la découverte des principaux styles issus de la dernière grande révolution musicale en date. Ludique et instructif.• Conférence-écoute : « L’Histoire moderne de l’électro » par Christophe Brault Samedi 15 décembre – Dès 18h ! Total Meeting, c’est une multitude de rendez-vous musicaux surprenants qui bousculent les conventions et font exploser les frontières entre les genres avec cette année : Christian Fennesz, Thymolphthalein, Fire !, Collectif Arfi, Quatuor Miettes & Plaines, Sophie Agnel & David Chiesa, Cartouche, Jean- Luc Guionnet… Programme complet : www.petitfaucheux.fr



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