Opérations Spéciales n°10 nov/déc 2014
Opérations Spéciales n°10 nov/déc 2014
  • Prix facial : 7,50 €

  • Parution : n°10 de nov/déc 2014

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Histoire Militaire Éditions

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 86

  • Taille du fichier PDF : 83 Mo

  • Dans ce numéro : Colibri 2014... du ciel à la terre.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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VÉHICULES Il s’agit là d’un des chars de première tranche de la série 1. L’engin possède une immatriculation militaire sans correspondre pour autant à la définition « armée française ». C’est l’illustration du pari de GIAT Industrie et de la DGA qui évite à l’industriel de supporter à lui seul la charge d’un grand nombre de prototypes en misant sur une évolution du produit par une série de remises à hauteur successives. plâtres ». En effet, en dépit de réelles qualités, les chars des tranches 1 (4 engins), 2 (13 engins), 3 (34 engins), 4 (37 engins) et 5 (45 engins) que les équipages du régiment ont mis en œuvre, n’ont pas affiché un degré de disponibilité en cohérence avec leurs attentes… Ni probablement avec celles de l’EMAT ! Heureusement, le produit évolue. A partir de 1997, avec l’arrivée de la série 2 (tranches 6 à 9 pour un total de 177 engins), le Leclerc entre dans sa phase de stabilité. A cette occasion, les chars des tranches 4 et 5 bénéficient d’un programme de remise à hauteur (Retrofit 4 et 5) qui leur permet eux aussi d’entrer dans la phase de fiabilité. Ce sont d’ailleurs des chars RT 5 qui seront engagés avec succès au Kosovo en 1999 au sein du 2 e ESC. du GE 501 e RCC. Les chars de série 2 seront livrés d’abord au 6 e/12 e RC (Orléans-Olivet) puis au 1 er/2 e RCh (Verdun-Thierville) et enfin au 1 er/11 e RC (Carpiagne). En septembre 2006, dans le cadre de la FINUL II, le 2 e ESC du GE 12 e RC engagera 15 Leclerc de série 2 au Sud Liban. Là encore, aucun problème majeur à souligner. Enfin, c’est à partir de 2003 qu’entre en production la série XXI (le terme de série 3 n’a pas été retenu par l’EMAT) avec les tranches 10 et 11 pour un total de 96 chars. Après les phases de course à la fiabilité et de stabilité, il s’agit avec la série XXI d’apporter les améliorations techniques nécessaires pour répondre au mieux à des besoins opérationnels et à des menaces qui évoluent régulièrement. Comme on peut le voir, les engins des premières tranches (ici un char de première tranche caractérisé par 7 jupes minces de surblindage à l’avant) ont finalement été assez rapidement retirés du service. Le taux de disponibilité de ces engins était trop faible pour répondre aux besoins des armées. La notion de « panne logique » annoncée par la voie métallique de l’ordinateur de bord et interdisant l’utilisation de l’engin a fait l’objet à l’époque de quelques commentaires aigres doux de la part des équipages du 501 e/503 e RCC qui ont perçu les premiers engins ! Sous cet angle ce char de série 1 (tranche 4 ou 5) est aisément identifiable par sa classe de pontage (62) et par l’absence du bec de protection de la plage avant. L’engin est en exercice sur le camp de Mourmelon en 1997 ; il appartient au 501 e/503 e RCC. DES LECLERC POUR LES EMIRATS Parallèlement, en 1993, le Leclerc est retenu par l’armée émirienne pour équiper son arme blindée. Le contrat porte sur 388 chars de combat + 2 chars école + 46 engins de dépannage auxquels il convient d’ajouter un marché complet de soutien. Le premier char est livré en 1994. La principale 40 OPÉRATIONS SPÉCIALES NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2014
A nouveau réunis, mais cette fois au cours d’une manœuvre aux EAU, un char de série 2 du 12 e RC et un char émirien. Vue de face quelques détails permettent également de différencier rapidement les deux engins. Les filets de protection présents sur les deux chars n’ont pas seulement un rôle de camouflage. Ils permettent d’atténuer d’environ 5° les températures très élevées qui sont atteintes sous ces latitudes. Le Kosovo a également marqué le premier engagement opérationnel des Leclerc émiriens. Au-delà du schéma de camouflage légèrement différent, on distingue nettement sous cet angle la protection latérale de la caisse qui comporte 8 éléments et se prolonge jusqu’au compartiment moteur. Sur le char Français, cette protection ne comporte que les trois premiers éléments. Sud Liban 2010. La livrée blanche qui recouvre cet XL série 2 est caractéristique de sa mission. Il s’agit d’un des 15 engins déployés à partir de septembre 2006 dans le cadre de la FINUL 2. C’est le deuxième escadron du 12 e RC qui a assuré la mission « d’entrée en premier » de l’escadron Leclerc affecté comme élément d’intervention réservé dans la main du chef de la FINUL. différence entre le char EMAT et le char émirien porte sur la motorisation. En effet, pour des raisons politico-économiques, les Emiriens demandent à ce que leurs chars soient dotés du groupe moto propulseur allemand MTU 833 + BV Renk HSWL 295 TL. Il s’agit d’un V12 biturbo qui délivre également 1500 ch, mais le GMP V8X de Wartsila qui équipe le char EMAT délivre cette même puissance instantanément grâce au principe hyperbare. En termes de mobilité, la différence est nette ! Parmi les diverses propositions d’évolution de l’engin, il convient de retenir le démonstrateur AZUR (Action en Zone URbaine) présenté conjointement par la STAT et Giat Industrie lors du salon Eurosatory 2006. En s’appuyant sur le retour d’expérience de l’armée de terre, il s’est agi de proposer, sous forme de kits, une série d’évolutions propres à faciliter l’engagement du char en zone urbaine. Le char de référence de la STAT (un série 2) a été retenu pour évaluer ces kits. On peut noter au nombre de ces adaptations un tourelleau téléopéré (déjà proposé initialement et retenu seulement sur le char émirien), un système de communication sans fil avec l’infanterie, une augmentation de la protection latérale, arrière et supérieure, une amélioration de la capacité d’emport, une capacité de vision rapprochée sur 360° ainsi que toute une série d’éléments de détails dont la philosophie consistait à s’adapter à un engin existant sans modification majeure. Aux défis qui ont présidé au développement et à la mise en service du Leclerc NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2014 OPÉRATIONS SPÉCIALES 41



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