Opérations Spéciales n°10 nov/déc 2014
Opérations Spéciales n°10 nov/déc 2014
  • Prix facial : 7,50 €

  • Parution : n°10 de nov/déc 2014

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Histoire Militaire Éditions

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 86

  • Taille du fichier PDF : 83 Mo

  • Dans ce numéro : Colibri 2014... du ciel à la terre.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
ACTUALITÉS DÉFENSE OPEX PAR JEAN-PAUL NEY le 26 septembre, qu’a eu lieu l’arrestation d’individus armés de grenades. Cette action a soulevé un début d’émeutes et de prises à partie dans la région de PK5, auxquelles la Force a mis fin en ripostant. En fin de journée, les forces de sécurité intérieures appuyées par la Force Sangaris ont arrêté des groupes armés qui progressaient dans le même secteur et incendiaient des maisons en réaction à des actes de brigandage. Ces incidents sont restés sans suite et ont montré, par leur manque d’ampleur et leur rapide cloisonnement, la bonne réactivité des forces de sécurité centrafricaines et le peu de soutien de la population à ces groupes armés. A Bambari, la Force Sangaris ainsi que la MINUSCA ont été prises à partie le 1er octobre par des groupes lourdement armés qui cherchaient à attaquer le camp de l’ONU. Dans le même temps, la Force Sangaris a dû s’interposer en protection de la population au sud de la ville, alors qu’un autre groupe armé la menaçait. L’action combinée des forces Sangaris et de la MINUSCA ont contraint ces différents groupes à se replier. Dans leur retrait, ces derniers ont pillé deux sites d’organisations non gouvernementales qui apportent des soins sur le camp de réfugiés. Le calme a été rétabli dans la zone. S.Lafargue/ECPAD Cette tension illustre la fragilité de la situation dans l’Est du pays, liée à la fois à des conflits interconfessionnels, à des tensions au sein du mouvement ex-Séléka, et à l’imbrication de différentes communautés. Cette situation a amené la Force Sangaris à engager une ré-articulation de son dispositif, dont le centre de gravité sera progressivement ramené à l’est du pays ainsi que dans le couloir central. Fin septembre, dans l’ensemble du pays, la Force Sangaris poursuivi son action en appui de la MINUSCA et des forces de sécurité intérieures (FSI). Des forces burundaises ont ainsi rejoint Sibut le 26 septembre et le dispositif congolais à Boda devrait être rapidement renforcé, ouvrant la perspective d’un désengagement de la Force Sangaris à Boda dans les jours à venir. Dans l’ouest, la Force Sangaris prépare également son désengagement de Bossangoa. La situation sécuritaire est restée globalement calme cette semaine dans la zone d’action de la Force Sangaris. A Bangui, Sangaris a renforcé sa présence en ville, aux côtés des forces internationales, pour prévenir toute poussée de violence après les trois meurtres commis les 7 et 8 octobre dans le nord de la capitale et à proximité de PK5. RELÈVE DU GTIA « ACIER » Le 5 octobre, sur le camp de M’Poko à Bangui, le colonel Philippe Testart, chef de corps du 1er régiment d’infanterie (1er RI) a succédé au colonel Didier Leurs à la tête du GTIA positionné dans la capitale. Après quatre mois de mission, le GTIA Acier est donc relevé par le GTIA Picardie. Acier aura largement contribué à l’amélioration de la sécurité dans la capitale, grâce notamment au sang-froid et au professionnalisme de ses éléments - déployés principalement à Bangui et Boda - ils ont apporté un renfort dans le couloir central et dans l’est de la Centrafrique. A l’occasion de leur retour en France, ils ont été mis à l’honneur par le général de brigade Eric Bellot des Minières, commandant la Force Sangaris, pour leur fort engagement opérationnel. Le GTIA Acier,commandé par le colonel Didier Leurs est déployé à Bangui depuis mi-juin. Composé d’un état-major tactique, de deux compagnies du 16 e bataillon de chasseurs (16 e BC), d’une compagnie du 7 e bataillon de chasseurs alpins (7 e BCA) et de renforts, l’ensemble du GTIA Acier s’est illustré par sa détermination à conduire sans relâche une opération exigeante au cœur de la capitale centrafricaine où son action quotidienne a été décisive pour contribuer au rétablissement d’un niveau de sécurité minimal. Régulièrement pris à partie par des groupes armés, comme ce fut le cas le 20 août les militaires d’Acier ont systématiquement opposé une action déterminée et proportionnée permettant des retours au calme rapides, indispensables pour la vie économique de la capitale. A Boda, l’engagement du détachement a là aussi initié puis conforté un retour progressif vers une vie normale S.Lafargue/ECPAD pour la population en favorisant une baisse sensible de la violence. Dans cette localité, le retour de l’administration de l’Etat centrafricain et la transmission de la zone d’action à la MINUSCA symbolisent bien le rôle d’appui de la Force Sangaris et les avancées significatives obtenues par la présence et le sangfroid des soldats du GTIA Acier. Durant les 120 jours de son engagement, le GTIA Acier aura parcouru 350 000 km avec ses véhicules et réalisé plus de 1000 patrouilles à pied. ASSASSINATS ET PROVOCATIONS Le 7 et 8 octobre dernier, la situation sécuritaire s’est soudainement dégradée a Bangui depuis que plusieurs personnes ont été assassinées pour des raisons encore difficiles à évaluer, mais qui semblent liées à des tensions interconfessionnelles. Les forces françaises et internationales font face à l’agressivité de plusieurs groupes armés qui cherchent à envenimer la situation. Les militaires de Sangaris ont ainsi été plusieurs fois pris à partie alors qu’ils cherchaient à démonter les barrages sommaires mis en place par les manifestants ou à l’occasion de leurs patrouilles. Ils ont dû riposter à plusieurs reprises. Par ailleurs, dans l’est du pays, à Dékoa, en fin de matinée, des éléments français sont venus se positionner en protection de la population après que des tirs d’armes légères ont été entendus. Les militaires français ont alors été violemment pris à partie. Ils ont riposté et neutralisé plusieurs individus. La situation est stabilisée mais reste fragile. Sangaris est toujours déployée dans la ville, maintenant le contact avec les autorités locales. S.Lafargue/ECPAD 10 OPÉRATIONS SPÉCIALES NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2014
OPÉRATION CHAMMAL CONTRE L’ÉTAT ISLAMIQUE Le 19 septembre dernier, sur ordre du président de la République, une opération militaire aérienne a été menée contre le groupe terroriste Daech. La France est rentrée avec ses alliés dans la danse contre l’Etat Islamique. INFOS DÉFENSE Armée de l’air Les premières bombes françaises ont touché un dépôt logistique de Daesch repéré dans la région de Mossoul par les missions de reconnaissance et de renseignement. Le dispositif était constitué de deux avions de chasse Rafale équipés de bombes air-sol guidées laser GBU-12, d’un avion de ravitaillement C-135 FR de l’armée de l’air et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2 de la marine nationale, chargé d’assurer le volet renseignement de cette mission et la première évaluation des frappes. Commandé par le chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers, et réalisé sous le contrôle opérationnel du contre-amiral Beaussant, amiral commandant la zone océan Indien (ALINDIEN), ce raid aérien a été conduit en coordination avec les autorités irakiennes et avec nos alliés présents dans la région. Au cours d’une nouvelle mission d’appui aérien effectuée le 26 septembre au profit des forces armées irakiennes, deux Rafale français ont détruit quatre hangars contenant du matériel militaires utilisés par les terroristes de Daech à proximité de Falloujah, dans la région ouest de Bagdad. Continuant leur mission, des cibles d’opportunité ont été transmises en vol aux équipages par le CAOC (Coordination air operation center). Elles ont été identifiées par les pilotes des Rafale puis détruites par quatre bombes guidées laser GBU-12. Les chasseurs français, équipés de pod de désignation Damocles, ont porté leurs frappes entre 9h50 et 10h22. Au cours de ce vol d’environ sept heures, les deux Rafale ont été ravitaillés à quatre reprises par l’avion ravitailleur C135-FR de l’armée de l’air et un ravitailleur de l’US Air Force. LES FORCES SPÉCIALES EN ACTION ? Mais qui guide les bombes de la coalition contre Daech ? « L’illumination laser de la cible s’effectue soit au moyen de la Service d’information du Gouvernement (SIG) 2014 nacelle Atlis II ou PDL-CT/S embarquée par l’avion porteur ou l’avion d’accompagnement, soit par une équipe au sol équipée d’un désignateur laser terreste portable de type IL DHY 307, donc ce sont soit nos gars, soit des Américains » explique un expert des opérations spéciales. De ce fait, nous pouvons de source Suite page 12 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2014 OPÉRATIONS SPÉCIALES 11



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 1Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 2-3Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 4-5Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 6-7Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 8-9Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 10-11Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 12-13Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 14-15Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 16-17Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 18-19Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 20-21Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 22-23Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 24-25Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 26-27Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 28-29Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 30-31Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 32-33Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 34-35Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 36-37Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 38-39Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 40-41Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 42-43Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 44-45Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 46-47Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 48-49Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 50-51Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 52-53Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 54-55Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 56-57Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 58-59Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 60-61Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 62-63Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 64-65Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 66-67Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 68-69Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 70-71Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 72-73Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 74-75Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 76-77Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 78-79Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 80-81Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 82-83Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 84-85Opérations Spéciales numéro 10 nov/déc 2014 Page 86