Onze n°80 août 1982
Onze n°80 août 1982
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°80 de août 1982

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions de France

  • Format : (206 x 278) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 83,7 Mo

  • Dans ce numéro : les 100 meilleurs joueurs du monde.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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New York et son Cosmos. Plus de Pelé, ni de Bec kenbaueur. Les dirigeants misent sur des jeunes qui ont nom Rick Davis ou SteveMoyers. Voici venu le temps, pour tous les jeunes Américains de s'imposer, comme dans les autres sports. Ne croyez surtout pas ceux qui vous disent  : le « soccer », ça ne marche plus aux États-Unis ! Demandez-leur d'abord s'ils en reviennent ou faites-vous citer leurs sources d'information. Pour notre part, nous avons effectué le voyage Paris- New York-Tampa-San Diego pour prendre la température, en toute objectivité. Dans ces trois villes-type, nous avons trouvé des situations fort différentes. Première escale  : New York City, à l'occasion de la phase finale de la troisième « trans-Atlantic Challenge Cup » qui mettait aux prises les Urugayens du Nacional de Montevideo, les Italiens de Naples et deux clubs américains  : le New York Cosmos et le Chicago Sting, champion 1981. La « Trans- Atlantic Challenge Cup » est un tournoi amical, un peu l'équivalent du Tournoi de Paris pour le P.S.G. Près de quarante mille spectateurs, ce qui n'est pas si mal, pour la dernière journée, malgré un temps maussade. En regardant la feuille de match, il était évident que le paysage du « soccer » américain était en pleine évolution. Plus de Pelé ou de Bec- JCenbauer. Seul Johan Neeskens perpétuait la tradition de grandeur du club. Mais en revanche, quel plaisir de voir évoluer trois jeunes joueurs américains comme Rick Davis, 23 ans entourant des « vieux lions » comme Chinaglia ou Neeskens. Même chose pour Chicago  : Charlie Fajkus'a 25 ans, Rudy Glenna 23 ans, Mark Simanton a 23 ans aussi. Et tous les trois, ils sont américains. Voici l'amorce d'une politique beaucoup plus saine et plus prometteuse. Même si elle a d'abord été dictée par la loi économique. Un joueur du cru est plus facile à convaincre qu'une grande vedette étrangère. Tous les clubs du monde le savent. Mais au départ du lancement du « soccer », dans les années soixante-dix, il n'en fut rien. Il y eut des réussites. I1 y eut des échecs. Et souvent on ne retint que les échecs. On a du mal en Europe à accepter la loi qui veut qu'un club déficitaire doit être mis soit en faillite, soit totalement renfloué. C'est ce qui se passe aux Etats-Unis. Alors, c'est vrai, la carte géographique du « soccer » est mouvante. Cette année, seulement, quatorze clubs professionnels sont repartis. Calgary, Los Angeles (Aztecs et California), Minnesota, Dallas, Washington, Atlanta ont jeté l'éponge. Ce qui fit dire  : le « soccer » aux U.S.A., c'est terminé ! En fait. dans chacune de ces villes « abandonnées », il y a toujours un potentiel. A condition d'y mettre les moyens ou de prendre son temps. Car c'est indéniable, tout le monde est d'accord  : il y a des problèmes pour les clubs professionnels, mais dans toute l'Amérique, des centaines de milliers de jeunes ne pensent qu'à un seul sport, celui qu'il aiment et pratiquent  : le « soccer ». Et c'est ce que nous allions aussi découvrir en Floride, à Tampa, le fief des Rowdies qui remportèrent le titre en 1975. Une rencontre avec Tulsa était au programme. A Tampa, la public est familial, très discipliné et comme il fait très chaud, on ne joue que le soir dans l'immense stade que les 58 Chinaglia et Neeskens surveillés par Fajkus et Peter.
eir New York Cosmos-Chicago Sting. l'hymne national avant la finale de la Trans-Atlantic Challenge Cup.



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