Onze n°80 août 1982
Onze n°80 août 1982
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°80 de août 1982

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions de France

  • Format : (206 x 278) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 83,7 Mo

  • Dans ce numéro : les 100 meilleurs joueurs du monde.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CARTON ROUGE POUR HOMME EN NOIR 50 En dehors de l'agence officielle du Mundial 1982, « Mundiespana », dont le fiasco a été total et dont les agissements, très proches de l'escroquerie, risquent fort de se terminer devant les tribunaux, la principale déception à l'occasion du Championnat du Monde de football qui vient de se dérouler en Espagne, s'est située, me semble-t-il, au niveau de l'arbitrage. En effet, et à mon humble avis, ce Mundial a été, sur le plan du sport, une grande réussite et sans doute l'un des plus intéressants de ces dernières années, vingt-trois des vingt-quatre équipes engagées, c'est-àdire toutes, saufle Salvador, ayant prouvé quelque chose sur le terrain de jeu, l'arbitrage des diverses rencontres étant loin de se situer au même niveau. Pour ce douzième Championnat du Monde de football, la F.I.F.A. avait retenu 41 arbitres, venus de tous les pays du monde, plus trois suppléants, tous les trois Espagnols, qui n'eurent du reste pas à intervenir, et le moins que l'on puisse dire, c'est que les bavures ont été nombreuses. La première erreur de la F.I.F.A. consiste à vouloir faire plaisir à tout le monde et à retenir des arbitres qui sont peut-être les meilleurs chez eux, mais qui n'ont aucune expérience au plus haut niveau et sont tout à fait incapables de diriger une rencontre de coupe du Monde, surtout si des incidents viennent à se produire. Il n'est pas question de ne retenir que des arbitres des grandes nations de football, bien sûr, mais plutôt que de faire confiance à un Bolivien sifflant un pénalty imaginaire contre le Salvador en faveur de l'Argentine et confondant corner avec sortie de but, il serait préférable de faire venir au Mundial les meilleurs arbitres du Monde, même si l'on doit faire confiance à deux ou trois directeurs de jeu d'un même pays, l'Angleterre, la République Fédérale Allemande, la France ou l'Italie, par exemple, en prenant soin de sélectionner aussi de bons juges de touche, car les arbitres retenus sont pour la plupart des arbitres qui n'ont plus aucune expérience de la touche et cela donne, de temps en temps, des résultats curieux. Il faudrait peul-être aussi insister quelque peu et faire comprendre aux arhi- par Thierry Roland Si le Mundial 1982 a été un succès au plan du jeu3 certains points ont pêche et notamment l'arbitrage, qui a paru ne pas être au niveau de cette fête... Des arbitres moins préoccupés par la violence que par la contestation... tres qu'il n'est pas obligatoire de favoriser le pays organisateur, comme cela s'est vu, non seulement cette année, en Espagne, mais encore en 1966 en Angleterre ou en 1978 en Argentine. Le comportement des arbitres qui ont dirigé les matches de l'Espagne, au premier tour du Mundial, a été tout à fait scandaleux, surtout celui, du Danois, Lund-Soerensen à l'occasion du match contre la Yougoslavie, sifflant un pénalty pour une faute commise un bon mètre à l'extérieur de la surface de réparation et donnant ce même pénalty à retirer, alors que le premier tireur Espagnol avait frappé à l'extérieur du but. Et que dire du Paraguayent Monsieur Ortiz, ne sachant que faire pour favoriser l'Espagne contre l'Irlande du Nord, prolongeant sans raison la partie de plusieurs minutes, après avoir expulsé du terrain l'arrière Irlandais Donaghy coupable d'avoir chargé à l'épaule et projeté hors du terrain, le défenseur espagnol Camacho. Tout cela sentait trop la combine et tout cela a éclairé d'un très vilain jour un Mundial par ailleurs passionnant. Dommage, également, que certains arbitres comme le Roumain Rainea (Argentine-Italie) ou le Néerlandais Corver (France-R.F.A.) n'aient pas vu les énormes actions d'antijeu se développant sur le terrain. Enfin, un mot pour le pauvre Monsieur Stupar et l'affaire du frère de l'émir lors du match France-Koweit. Là, je crois tout simplement que l'arbitre soviétique a tout simplement « perdu les pédales », comme on dit, et pour le juger sévèrement, j'aurais attendu un peu. Pour moi, en tout cas, il est beaucoup moins coupable que les Lund- Soerensen, Ortiz, Rainea, Corver, Lamo- Castillo (ah ! les deux pénalties refusés à l'U.R.S.S. contre le Brésil...) mais il fallait un exemple et M. Stupar a payé. Souhaitons que la F.I.F.A. retienne la leçon de l'arbitrage de ce Mundial, et tout en favorisant l'éclosion d'arbitres issus de jeunes pays de football, comme l'Algérien M. Lacarne ou l'Américain M. Socha, elle fasse confiance aux meilleurs arbitres du monde, quelle que soit leur nationalité. C'est l'avenir de la Coupe du Monde de football qui est en jeu. Thierry Roland t - -
L'Argentin Ardilès au P.S.G. Enfin, un meneur de jeu pour la coupe d'Europe.



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