Onze n°80 août 1982
Onze n°80 août 1982
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°80 de août 1982

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions de France

  • Format : (206 x 278) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 83,7 Mo

  • Dans ce numéro : les 100 meilleurs joueurs du monde.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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48 e Mundial 82 et sa formule à vingt-quatre équipes et cinquantedeux matches, est une succession, un mois durant, d'évènements qui se font de plus en plus importants au fur et à mesure qu'avance la compétition. Télévision, quotidiens et magazines sont là pour en rendre compte. Mais dans ce tourbillon de choses, de tournants, de rencontres au sommet et de parties capitales, personne ne peut se permettre d'approfondir véritablement les raisons du succès des uns et des autres. Car la Coupe du monde est le prisme de l'évolution véritable du football. Ce n'est pas par hasard, si la F.I.F.A. délègue une commission technique chargée d'établir un rapport complet sur les variantes tactiques qui sont observées. Ces hommes de terrain au nom et au renom prestigieux, Weissweler, Herrera, Cramer, etc., sont des observateurs privilégiés. Aussi compétents soient-ils, ils ne peuvent tirer que des conclusions. Jamais personne encore, n'a pu dire qu'il détenait la vérité en matière d'organisation et de système de jeu. Avant d'entrer dans le détail d'une étude tactique un peu poussée, il est bon, semblet-il, d'en rappeler la terminologie. Le système de jeu est défini par l'occupation du terrain par les joueurs (4-2-4-, ou 4-3-3-, ou encore 4-4-2). Dans un même système, l'entraîneur peut prendre plusieurs options défensives ; par exemple, l'équipe s'organise en défense de zone ou en marquage individuel. C'est l'organisation de jeu. En fonction des qualités spécifiques des joueurs, le responsable technique peut opter soit pour un jeu fait de passes courtes, ou pour un rythme saccadé, soit encore pour la contre attaque ou le pressing. C'est l'animation du jeu..Enfin, suivant les forces et les faiblesses de son équipe et de l'adversaire on prend ce que l'on appelle certaines dispositions tactiques particulières. Les systèmes de jeu sont en perpétuelle évolution et nous y reviendrons un peu plus loin. Par contre, l'organisation, elle, tourne eh rond. Souvenez-vous en 1958 et 1962, c'était l'époque du Brésil et du marquage de zone. En 1966, avec l'Angleterre et l'Allemagne, était revenu le temps des défenses d'homme à homme et des duels. Au Mexique, en 1970, le Brésil et sa zone avaient survolé le Mondial. En 1974, c'était le triomphe de l'Allemagne et de ses chiens de garde, Vogt et Schwarzenbeck. Plus près de nous, en Argentine, les Argentins vainqueurs et les Brésiliens invaincus avaient maintenu leur confiance à la zone. Enfin, en Espagne, c'était le triomphe du catenaccio à l'italienne.
Bruno Conti  : le triomphe - des milieux de terrain. par Jean-Michel Largué Une analyse technique pour tout savoir sur les diverses stratégies du football de toujours Depuis 1958 donc, en Suède, date à laquelle la Coupe du monde a conquis ses lettres de noblesse, il y a eu tous les quatre ans une alternance parfaite entre les défenses de zone et les marquages individuels des bétons. En s'appuyant sur ces exemples de l'élite, il est impossible à quiconque de soutenir une vérité en matière d'organisation de jeu. Plus simple et plus claire semble, par contre, être l'évolution du système de jeu. Prenons, comme base de départ, toujours la Suède en 1958. Cette annéelà, les Brésiliens ont débarqué avec un système révolutionnaire le 4-2-4, où les deux hommes du milieu étaient les poumons de l'équipe. Dès 1966, l'Angleterre avec Stiles, B. Charlton et Moore, renforçait le milieu de terrain pour donner au 4-3-3 ses premiers grands titres de gloire. Après quelques balbutiements, le 4-4-2 italien a triomphé et avec lui s'est imposée une tactique qui fait la part belle aux hommes du milieu de terrain. Dans cette zone d'évolution intermédiaire entre l'attaque et la défense, la quantité et la qualité des joueurs n'ont cessé d'évoluer. Ils étaient deux seulement, en 1958, à établir la liaison entre les lignes offensives et défensives. Leur activité débordante n'avait rien de comparable aux actions épisodiques des ailiers ou des arrières latéraux. Ils étaient trois à partir de 1966, ils sont quatre aujourd'hui et rien ne dit que dans une évolution qui paraît inéluctable, ils ne seront pas cinq, voire six, dans un proche avenir. Est-ce par hasard si c'est parmi les milieux de terrain que se sont révélées ou affirmées les meilleures individualités du Mundial ? Chez les Italiens, par exemple, qui dans leur équipe type présentaient un milieu avec Oriali, Antognoni, Tardelli et Conti. Les trois derniers ont été les plus en vue de l'équipe transalpine, faisant à tour de rôle basculer un match. Après le fiasco français à Bilbao, Michel Hidalgo a lui aussi changé son fusil d'épaule. Après les matches victorieux en groupe éliminatoire contre la Belgique et la Hollande au parc, il était convaincu qu'une grande équipe ne pouvait compter sur un seul stratège, aussi talentueux soit-il. Un échec de la part de celui-ci entraînait presque obligatoirement un échec pour l'équipe. Hidalgo ne s'est donc pas contenté d'un seul meneur, ni même de deux, mais il en a mis trois dans plusieurs matches Genghini, Giresse et Platini. C'est d'ailleurs au moment où cette équipe a été constitué que la France a réussi, dans le fond et dans la forme, ses meilleurs prestations. Ce qu'Hidalgo a fait en cours de compétition, Telê Santana, le coach brésilien, l'avait préparé depuis fort longtemps. Il est vrai qu'avec trois joueurs comme (suite page 66) 49



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