Onze n°80 août 1982
Onze n°80 août 1982
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°80 de août 1982

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions de France

  • Format : (206 x 278) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 83,7 Mo

  • Dans ce numéro : les 100 meilleurs joueurs du monde.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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44 La Pologne est une équipe de contre. Mais lorsque Boniek est là, elle sait aussi créer et enchanter les foules. En marquant des buts. Un adversaire bien difficile ! Quelle Pologne verra-t-on au Parc des Princes le 31 août contre l'équipe de France. pour le traditionnel match amical du Onze Tricolore au bénéfice de l'U.N.F.P. ? En ce qui concerne les joueurs, quelques incertitudes demeurent encore. Piechniczek pourra-t-il faire appel à Gregorz Lato, dont on dit qu'il pourrait aller jouer au Mexique ? Voudrat-il appeler Szarmach, qui n'a pas semblé en état de grâce lors du Mundial, où il ne fit que des apparitions épisodiques ? La Juventus de Turin libérera-t-elle sa nouvelle star, Zbigniew Boniek ? De ces quelques interrogations, la dernière est assurément la plus importante. Car l'équipe de Pologne, selon qu'elle joue avec ou sans son meilleur joueur, peut offrir deux visages tout à fait différents. On s'en est bien rendu compte en Espagne. Un Boniek absent ou en petite forme, et l'équipe de Piechniczek devient une sélection ordinaire. Avec de très bons éléments, comme l'ailier gauche Smolarek, dribbleur impénitent et buteur efficace devant le gardien adverse, avec Buncol, véritable poumon de cette équipe, avec une défense solide commandée par Zmuda. Mais une équipe ordinaire quand même. Qui a du mal à asseoir son jeu collectif. Qui s'avère à peu près incapable de créer. Et qui plus est. joue sans la confiance que lui confère sa vedette. Cette Pologne-là, c'est celle qui affronta l'Italie lors du premier match du groupe I. Celle qui fut tenue en échec parle Cameroun. Celle qui fut incapable d'opposer une résistance sérieuse à l'Italie en demi-finale. L'autre Pologne, celle qui joue avec un Boniek en bonne condition, a un tout autre visage. Si le système de jeu demeure la contre-attaque, celle-ci sont menées de toute autre manière. Les raids solitaires sont moins fréquents. Les appuis plus nombreux. La circulation de balle s'en trouve donc améliorée. Et surtout, surtout, la création et l'imagination redeviennent deux vertus décisives. Cette autre Pologne, c'est celle qui inscrivit cinq buts face au Pérou. Dont un, après une feinte de corps puis une talonnade de Boniek, qui fut sans doute l'un des plus beaux du tournoi. Cette Pologne-là, c'est encore celle qui s'imposa merveilleusement (3-0) face à la Belgique. Et trouva dans cette victoire les ressources morales nécessaires à préserver sa qualification face à l'U.R.S.S. (0-0), avant d'inscrire encore trois buts face à l'équipe de France lors du match pour la troisième place. Il va sans dire que la Pologne de Boniek, plus intelligente, plus créative, est celle que l'on souhaite voir évoluer le 31 août au Parc des Princes. Pour le public, qui assisterait alors à un spectacle de qualité, dans Buncol, L le poumon. qpnimppoppimompappo Zmuda, le capitaine. cette rencontre amicale qui se doit d'être une fête, d'autant que l'on peut prévoir, après les excellents résultats des Français en Espagne, que les spectateurs viendront nombreux pour remercier Hidalgo et ses hommes des émotions offertes en juillet. Mais aussi pour l'équipe de France ellemême, qui aurait alors un sparring-partner plus difficile, alliant solidité et création, et donc capable d'opposer une bonne résistance, voire même d'inquiéter les Tricolores. Pour les Bleus, après les vacances, ce sera l'heure du point. De la remobilisation. Jusqu'en 1984, gp pour le championnat d'Europe, ils n'auront que des matches amicaux a disputer. Ils rencontreront la Yougoslavie, la Belgique, la Hongrie notamment. Ils devraient également effectuer une tournée (le lieu est encore inconnu) avant l'épreuve européenne. Mais toutes ces rencontres seront importantes pour présenter, le moment venu, une équipe de France capable de répondre à l'attente de tous ses supporters désormais  : qu'elle s'impose enfin au plus haut niveau, en enlevant l'épreuve organisée chez elle. Ce match contre la Pologne sera donc le premier test d'une longue série. On y devinera peutêtre, à travers les joueurs que Michel Hidalgo alignera, les intentions futures de ses responsables, puisque petit à petit, des éléments nouveaux viendront prendre place au sein du groupe. C'est ainsi que l'on verra peut-être revenir des garçons comme Stopyra ou Bravo, représentants d'une nouvelle vague qui devrait être au sommet dans deux ans. On verra peut-être aussi apparaître ou revenir un gardien de but, puisque ceux qui ont joué en Espagne, n'ont pas entièrement donné satisfaction. On le voit, ce rendez-vous devrait donc être intéressant à plus d'un titre. D'autant que les Tricolores, dans leur fief parisien, voudront prendre une revanche éclatante. Alors... Francis Huertas
Boniek  : animateur et buteur. Avec lui, la Pologne prend une autre dimension. Elle peut battre n'importe qui.



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