Onze n°80 août 1982
Onze n°80 août 1982
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°80 de août 1982

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions de France

  • Format : (206 x 278) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 83,7 Mo

  • Dans ce numéro : les 100 meilleurs joueurs du monde.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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En 1978, lorsque la foule de Buenos Aires, venue de toutes les banlieues, envahît la capitale argentine, il était évident que ce Mundial d'alors se terminait sur un succès. Un succès nationaliste qui pouvait prêter à discussion mais qui faisait que la boucle était bouclée  : l'Argentine, nation organisatrice, avait gagné Son Mundial. En 1982, comme vous le savez, il n'en fut pas de même et cette « faillite » du Onze espagnol changea beaucoup l'impression générale qui se dégage aujourd'hui. Quelques semaines avant le début de la compétition, les événements politiques qui avaient opposé les militaires argentins aux troupes britanniques à propos des Malouines avaient posé sur ce Mundial 1982 une atmosphère un peu lourde. On avait même craint qu'un forfait au dernier moment ne vienne perturber la nouvelle ordonnance d'un tournoi qui accueillait pour la première fois vingt-quatre participants. Mais la confirmation définitive de la participation de la sélection entraînée par Menotti, c'est-à-dire celle des champions du Monde en titre, avait fait que les équipes britanniques ne pouvaient guère refuser de jouer, d'autant plus qu'aucune d'entre elles ne devait affronter, au premier tour, les Argentins. Pour la première fois aussi dans l'histoire de la Coupe du Monde, treize villes allaient accueillir le premier tour de la compétition, Barcelone se contentant simplement d'avoir été choisie pour le match d'inauguration. Barcelone, capitale de la Catalogne. fut donc notre premier contact avec cette Espagne du Mundial 82. Nous avons déjà souligné l'insuffisance des installations d'accueil du stade Nou Camp qui, par une bizarre disposition géographique, faisait se concentrer les journalistes dans une espèce d'entonnoir où régnait un désordre indescriptible avant de gagner la tribune de presse la plus grande du monde. Tout de suite, nous avions été frappés d'une part par la bonne volonté évidente de toutes les hôtesses chargées de nous accueillir et d'autre part, par l'extrême complication administrative qui présidait par exemple à la remise des tickets d'entrée pour les matches. Sur ce plan, quatre ans plus tôt, l'Argentine avait été remarquable. Cette fois l'Espagne avait été quelque peu chaotique. Ce qui ne fut cependant pas le cas, au second tour, à Madrid. De plus, entretenu par les journaux à cause des problèmes du Pays Basque, il régnait un drôle de climat en ces mois de juin et juillet 1982 en ce qui concernait les Français que nous étions. Avec les Britanniques, nous détenions même les premières places au hit parade de l'impopularité. Strictement en ce qui 14 L'ESPAGNE, ('[TAIT COMMENT ? C'était, sur le plan sportif, une compétition très intéressante avec ses vingtquatre équipes mais c'était, rayon administration, bien plus discutable. POSITIF 41Mila API& Les hôtesses du Mundial  : toujours pleines de bonne volonté et de patience. NEGATIF r' ; '—.taage Des vides le jour de l'inauguration  : Mundiespana faisait son entrée ! concerne les médias, car les contacts avec la population espagnole ont toujours été très cordiaux. Pour Argentine- Belgique, il avait été impossible aux organisateurs, pris dans un sens large, de cacher cette chose qu'on pensait incroyable  : plusieurs milliers de places vides pour le match d'inauguration. Entrait en scène, si l'on peut dire, Mundiespana, la société chargée de coordon- ner les prohèmes de voyages, d'hôtels et de tickets de stade. Avec une politique qui allait s'avérer honteuse et catastrophique  : attirer le maximum de « pigeons » à l'étranger en leur faisant miroiter des forfaits de places assises pour mieux leur faire payer des tarifs hôteliers parfois le double du tarif de la haute saison et ceci à tel point que les responsables du tourisme espagnol, affolés des réactions internationales, publièrent une lettre de mise au point avertissant qu'à aucun moment les directions des hôtels ne pourraient demander à un quelconque client de payer plus que le tarif dit de haute saison affiché dans chaque char-nixe d'hôtel. Affaire à suivre. Le fait que le premier tour de la compétition se déroula dans douze villes différentes ne nous autorise pas à généraliser, mais dans l'ensemble plusieurs évidences s'imposaient. D'abord c'est un remarquable travail de construction et d'architecture qui a été réalisé en Espagne en ce qui concerne les stades. Ce pays possède maintenant, avec la R.F.A., le réseau le plus moderne d'enceintes sportives adaptées au ballon rond. Mieux même, les nombreuses installations d'écrans de télévision géants mettent beaucoup de ces stades d'ores et déjà au rendez-vous du vingt et unième siècle. Mais pour quel futur rendezvous, c'est la question que tout le monde se posait après l'échec sportif du Onze national. Les premières bavures furent incontestablement celles de la police qui s'illustra notamment à Bilbao et à Gijon  : à Bilbao, lors de France-Angleterre, après qu'eurent éclatés quelques incidents entre supporters français et supporters anglais, une cinquantaine de policiers chargea aveuglément et provoqua un mouvement de panique qui fit éclater les grillages de protection entre les virages et les tribunes et qui aurait pu provoquer des accidents très graves. Premier carton jaune pour la police espagnole. A Gijon, quelques jours plus tard, ce fut un matraquage de supporters algériens qui manifestaient bruyamment contre l'entente « cordiale » qui semblait être celle de la R.F.A. et de l'Autriche permettant à ces deux équipes de jouer le second tour aux dépens du Onze algérien. Une police un peu dépassée, capable d'une violence presque gratuite comme pour se défouler et que Michel Hidalgo, lui si calme à l'ordinaire, allait devoir affronter après l'incident de l'émir du Koweït à Valladolid. Heureusement, sur ce point, le second tour se passa sans incident notable. Des ordres venus de haut, comme on dit, avaient dû être donnés. Sur le plan sportif, tout le monde s'ac- vvey Oiv



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