Œdipe n°9 mar/avr 2009
Œdipe n°9 mar/avr 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de mar/avr 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : speed dating, comment séduire en 8 minutes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 Orientation INSA Toulouse Coaching à la demande pour ne pas se tromper Beaucoup démarrent leurs études sans avoir une idée précise de ce qu’ils veulent faire, voire s’engagent dans des voies qu’ils ont choisies sous infl uence. Parce que ces choix vont les engager pour longtemps, l’INSA de Toulouse propose une aide à la construction du projet professionnel et des entretiens à la demande avec des pros. Pour mettre sur les rails ou réaiguiller en cas de mauvaise destination. L’aide à la construction du parcours d’études et du projet professionnel dès les premières années du cursus n’est pas une idée neuve. Parce que, comme le constate le directeur de l’INSA, Louis Castex, même « avec un beau diplôme, si le CV est construit le dernier mois du cursus, avec un parcours sans continuité, cela ne suffira pas ». D’où l’intérêt de bien choisir les spécialités et les stages, « tests sans Ce que ça leur a apporté... « Mettre des mots sur mes envies », explique Sonia. « Quand j’étais en terminale le métier d’ingénieur voulait tout et rien dire pour moi et j’étais toujours perdue dans mon orientation en fi n de quatrième année ! J’ai compris avec ces rencontres que j’étais plus intéressée par l’aspect managérial du job. Or, je ne savais même pas avant ce que c’était un chef de projet ! » « Rassuré par la multitude de débouchés », se rappelle Laurent. « Quand j’ai découvert les perspectives d’emplois en troisième année, j’avais peur car je me perdais dans une multitude de débouchés. Un ingénieur m’a expliqué que les voies s’étaient diversifiées et que les choix multiples étaient un avantage. » INSA - J-P. Guiraudie frais », et d’être aidé pour se faire « à s’interroger sur son devenir ». Plus original ici, les entretiens avec des pros, à la demande, pour des questions plus personnelles. Avec des consultants qui discutent des envies et des choix, aident à définir les compétences, ou des ingénieurs qui présentent des métiers. Car beaucoup n’ont même pas idée de ce que peut faire un ingénieur. Changer des schémas Mieux, on y fait un peu de psychologie. Pour bousculer parfois des schémas préétablis. Exemple, l’école accueille 30% de filles qui se dirigent en majorité vers... les sciences du vivant et de la société ! « Nous voulons les amener à réfléchir à d’autres possibilités, le génie civil par exemple, en leur montrant que manager des chantiers ne se fait pas avec des relations de force », explique le directeur. Les entretiens peuvent aussi débloquer des peurs, celle du séjour obligatoire à l’étranger notamment ! « Une étudiante a pu ainsi exprimer qu’elle voulait devenir sage-femme » Enfin, il permet des réaiguillages précoces pour certains qui risquent de « découvrir ensuite qu’ils ne voulaient pas le faire ». Parcours pas si rares puisque la Commission des titres d’ingénieurs a constaté qu’un grand nombre d’ingénieurs ne font plus ce métier au bout de cinq ans ! Le coaching a ainsi permis à une étudiante de passer du génie civil à des études d’économies ou encore à une autre « d’exprimer qu’elle voulait devenir sage-femme ». Camille Pons TRIMESTRIEL N° 9 M A R S/A V R I L 2 0 0 9 INSA - J-P. Guiraudie
Parole d’expert Entretien d’embauche « Montrer que l’on est motivé, ça n’est pas jouer un rôle » S’il y a des astuces à connaître, montrer sa motivation relève surtout de la capacité que vous aurez à être cohérent avec ce que vous dites. Donc à ne pas jouer un rôle, comme l’explique Jean-Marc Lasserre, consultant en Ressources et Compétences au cabinet conseil Merlane. Vous dites qu’il ne faut pas jouer un rôle. Qu’entendez-vous par là ? On a tendance à vouloir démontrer, par des attitudes superficielles, qu’on est motivé. Par exemple, « je vais décrocher la lune si vous m’embauchez » est à bannir. Même chose quand on parle de son expérience. À 20 ans, il faut assumer un CV léger. En faire trois pages en extrapolant c’est suspect, tout comme en entretien s’étendre sur une expérience de castrage de maïs. Certains donnent l’impression d’avoir été directeur général durant 15 jours de stage ! En rajouter ne rend pas très crédible. Quels sont les premiers signes de motivation ? Si on est à l’entretien, c’est déjà qu’on est motivé. Mais il y a évidemment une dimension de préparation importante. Il faut s’être renseigné sur l’entreprise, le poste... via Internet, des plaquettes, la presse, etc. Il ne faut pas hésiter à venir avec un dossier sur le recruteur que l’on posera sur la table sans pour autant l’ouvrir. Le recruteur y sera sensible. Cela montre que l’on a préparé son entretien et qu’on y a passé du temps. Prendre des notes montre aussi au recruteur que ce qu’il dit nous intéresse. Un entretien d’embauche, ce ne sont pas seulement des questions du recruteur mais un échange. Enfin, on peut amener son CV en double. Montrer sa motivation, ça n’est pas démontrer mais des actes concrets. Que doit-on dire ou pas ? Il faut éviter des banalités du genre « je suis dynamique » ou « je suis motivé ». Le mieux est d’aborder ses qualités personnelles par le biais de celles d’un produit, l’image de marque de l’entreprise, etc. Et de dire en quoi vous vous y retrouvez. Ce sont les qualités de son produit que l’entreprise recherche dans ceux qu’elle recrute. À la traditionnelle demande de fin d’entretien « avezvous des questions à poser ? », il est aussi important de ne pas être sec et de relancer par une question sur l’entreprise. La motivation passe-t-elle aussi par des attitudes ? Il faut arriver à l’heure ! Regarder fermement son interlocuteur – mais pas fixement – montre aussi que l’on a envie d’avoir un échange. Et évidemment il ne faut pas être dissonant entre les mots et la façon dont on le dit. Être motivé en ayant la pêche d’un fer à repasser, ça ne passe pas ! Cette cohérence et ces détails qui montrent que l’on fait des efforts sont signes de motivation. Propos recueillis par Camille Pons Quelques « trucs » qui joueront en votre faveur• la prise de notes, sur un bloc « propre » ou des pages blanches,• avoir un dossier sur l’entreprise et deux CV actualisés,• s’être renseigné sur l’entreprise. TRIMESTRIEL N° 9 M A R S/A V R I L 2 0 0 9 17



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