Œdipe n°9 mar/avr 2009
Œdipe n°9 mar/avr 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de mar/avr 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : speed dating, comment séduire en 8 minutes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 Emploi de cela pour recruter, car « pour faire un recrutement correct, il faut passer ensuite par une procédure classique, donc longue », poursuit Jean- Marie Blanc en évoquant les déconvenues d’Accenture dont se faisait l’écho Gestion Sociale sur la Toile. Une proportion inhabituelle de jeunes diplômés, recrutés via un speed dating, auraient vu leur période d’essai écourtée parce qu’ils ne faisaient pas l’affaire. Bref, un bon « truc » à condition qu’il ne serve que de porte d’entrée ou tout simplement, comme à l’IAE de Lyon à « faire découvrir des métiers et des processus de recrutement et confronter régulièrement les étudiants à l’entreprise » et « Un moyen de se familiariser avec le milieu et de se faire des relations » Étudiant, Billy Böhrt a notamment participé aux speed dating de l’IAE de Lyon Ces entretiens sont un très bon exercice puisqu’on apprend à exprimer l’essentiel. Pour ça, il faut savoir ce que l’on attend de vous, avoir un minimum de connaissance de l’entreprise et de sa culture pour présenter ses atouts en fonction. Et on apprend à le faire de manière synthétique car on a très peu de temps. On a peut-être plusieurs points forts mais il ne faut sortir que ceux qui intéressent l’entreprise. De même, si l’on n’a pas l’occasion d’introduire les thèmes que l’on veut aborder de façon naturelle, il ne faut pas les jeter hors contexte. J’ai déjà reçu trois appels pour des stages suite à des speed dating. De plus, cela sert au quotidien où nous sommes exposés à des échanges courts qui doivent être pertinents, en salon par exemple. Et même si l’on n’obtient pas forcément des résultats, c’est un bon moyen de se familiariser avec le milieu, d’y être à l’aise et de se faire des relations. les aide « à développer des capacités de synthèse pour se vendre ». Une rencontre à préparer Du coup, il est utile de s’y préparer. Et ce d’autant que le speed dating est loin d’être favorable à tous, comme le souligne Jean- Marie Blanc. « L’effet très court favorise les gens plus vifs, qui parlent et se présentent bien, qui ont le diplôme qui va bien, qui sont beaux et à l’inverse cela dessert ceux qui ont un diplôme compliqué à expliquer, qui sont timides, ont un physique peu avantageux. » Avec des exceptions, néanmoins. « Quelqu’un qui subit une discrimination pour ses origines, sa couleur de peau, un handicap, etc. peut être justement avantagé s’il a les premières caractéristiques. » Bref, il est temps de s’échauffer. Camille Pons Ils l’ont testé pour vous « On se dit ‘’il faut que je le fasse » mais l’événement permet de concrétiser la rencontre » Photographe de pub et membre d’une association humanitaire, Marie Liszkay a testé un speed dating dédié aux ONG Je suis allée à ces rencontres surtout pour découvrir, discuter et voir ce que l’association pourrait faire avec eux, ce que je pouvais apporter avec mes compétences. C’est une formule intéressante parce qu’elle permet l’introduction avec l’ONG. En fait, on se dit souvent « il faut que je le fasse » et c’est ce genre d’événement qui permet de concrétiser la rencontre. Car c’est plus facile qu’une démarche personnelle que l’on ne fait pas bien souvent par manque de temps. Après, cela paraît moins difficile de reprendre contact pour des rencontres plus poussées. Le format court est également intéressant, car cela permet de voir différentes choses sans pour autant s’éterniser, ce que l’on n’a pas nécessairement envie de faire après une journée de boulot ! De plus, c’est un mode assez convivial, où les candidats échangent aussi entre eux, ce qui rend les choses moins formelles. TRIMESTRIEL N° 9 M A R S/A V R I L 2 0 0 9
Réussir Étudier en alternance : exigeant mais avantageux Vous êtes de plus en plus nombreux à envisager un mode d’étude différent de la voie classique, à travers l’alternance et l’apprentissage. Bonne nouvelle, non seulement c’est effi cace en terme d’insertion, mais il y a de plus en plus de places dispos ! Pour aller à l’essentiel, étudier en alternance permet, entre 16 et 25 ans, de conclure un contrat de travail alternant des périodes de formation en entreprise à des périodes de cours. Dans ce cadre, l’étudiant confronte en permanence l’approche théorique scolaire à la pratique de la vie professionnelle. En plus, il prépare un diplôme en étant rémunéré, tout en bénéficiant des avantages sociaux du salariat (sécurité sociale, indemnisations chômage, congés payés, etc.). Et une fois le diplôme obtenu, l’expérience professionnelle acquise est un atout indéniable auprès des recruteurs : les taux d’insertion des étudiants passés par l’apprentissage sont largement supérieurs à ceux des étudiants formés par la voie classique. Des garanties et des droits Le contrat d’apprentissage est un CDD de 12 à 36 mois : l’étudiant embauché bénéficie du statut de salarié, d’une rémunération fixée en pourcentage du SMIC et de l’accompagnement d’un maître d’apprentissage tout au long de son parcours. L‘apprenti possède le statut de salarié d’entreprise, L’essentiel à retenir L’apprentissage est un contrat de travail spécifi que qui assure une formation en alternance au sein d’une entreprise et en centre de formation d’apprentis (CFA). L’apprenti est formé par un maître d’apprentissage dont il est sous la responsabilité. Le contrat d’apprentissage donne à l’apprenti le statut d’un salarié, rémunéré selon un pourcentage du SMIC ou du salaire minimum conventionnel. les droits de tous les salariés et est soumis aux mêmes obligations. Mais attention : suivre des études en alternance est un choix exigeant, et les profs ne vous demanderont pas moins sous prétexte que vous êtes en apprentissage. Les objectifs pédagogiques restent les mêmes qu’en formation traditionnelle, alors que l’entreprise attend elle aussi des résultats de votre part. Forte motivation exigée ! Bientôt 500 000 apprentis Pour vous faire une idée de l’essor de ce mode de formation, sachez que, toutes filières confondues, le nombre de contrats d’apprentissage signés en 2006 était estimé à 271 000 alors que plus de 400 000 contrats sont en cours. Et l’État vise l’objectif des 500 000 apprentis en 2009, objectif qui concerne évidemment, aussi, l’enseignement supérieur. Preuve que l’insertion est gagnante, selon le ministère chargé de l’Emploi, plus de 8 jeunes sur 10 trouvent un emploi après une formation en apprentissage, dont près de 75% en CDI. Car non seulement les entreprises apprécient de plus en plus les diplômés formés en alternance, mais elles doivent, depuis 2008, conformément à la loi de programmation de la cohésion sociale et si elles comptent 250 salariés ou plus, recruter au moins 3% d’apprentis. TRIMESTRIEL N° 9 M A R S/A V R I L 2 0 0 9 F.C. 13



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