Œdipe n°9 mar/avr 2009
Œdipe n°9 mar/avr 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de mar/avr 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : speed dating, comment séduire en 8 minutes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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10 Emploi Speed dating : comment séduire en 8 mn C’est une tendance : faire se rencontrer sur des temps très courts recruteurs et candidats, regroupés en nombre dans un même espace. Le challenge, c’est séduire les recruteurs en 8 à 10 minutes, sachant qu’à la clé il y a peut-être un stage ou une embauche. Des échanges loin d’être parfaits mais auxquels vous aurez toutes les chances d’être confrontés un jour. Même quand on ne parle pas de speed dating, nombreuses sont en effet les rencontres (salons, forums...) organisées entre recruteurs et étudiants, qui introduisent cette formule. Ces face-à-face rapides permettent de voir tout le monde ou presque, de déposer son CV, de candidater pour des stages ou emplois ou d’échanger sur ses compétences et la politique RH de l’entreprise en face. L’IAE de Lyon teste régulièrement ses étudiants sur ce mode, avec la Sodexo, des cabinets conseil tels qu’Ernst & Young et Pricewater - house Coopers... Une centaine de jeunes diplômés ont rencontré de la même manière, en octobre dernier, les recruteurs de huit grandes entreprises parmi lesquelles Axa, Starbuck, La Poste et Konica Minolta aux premières Metro carrières dating. L’avantage : voir beaucoup de recruteurs en peu de temps Certes la durée laissée aux échanges est limitée, mais elle permet en revanche de nombreuses rencontres. L’Institut supérieur de l’électronique et du numérique de Toulon a ainsi accueilli une trentaine d’entreprises lors de sa deuxième édition du genre fin 2008. De son côté, « Job in live », organisé par l’IAE de Lyon avec Le Printemps « a permis une cinquantaine d’entretiens et la remise d’une quarantaine de CV », indique Thierry Vitoz, responsable des relations avec les entreprises, alors que par ailleurs Ernst & Young a pu capter près de 170 CV. Un volume d’entretiens que vous obtiendrez rarement, sinon jamais, en candidatant individuellement auprès d’entreprises. Un intérêt que confirme Jean- Marie Blanc qui anime des blogs conseils sur le site de l’APEC. « Comme on consacre peu de temps à chacun, on voit donc beaucoup de gens. Cela ouvre le répertoire. Le candidat voit des gens qu’il n’aurait pas pu voir autrement ou à qui il n’aurait pas forcément écrit. Et inversement pour le recruteur qui n’aurait pas forcément retenu le CV. » C’est cet aspect-là qui a également séduit l’association Tonmonde, organisatrice d’un speed dating en décembre dernier avec quatre ONG, dont Handicap International et Planète Urgence. Ce qui a permis, selon le cofondateur de Tonmonde, Julien Fanon, de « mettre en contact facilement des ONG qui ont besoin de compétences très pointues, ont du mal à les capter ou à se les payer, et des jeunes qui veulent s’investir mais n’ont pas le temps de contacter ces dernières. » Moins de temps pour les questions déstabilisantes Autre avantage appréciable pour les candidats, « la rapidité de la rencontre permet de bousculer la routine et de se centrer sur l’essentiel », analyse Jean-Marie Blanc. Ce qui permet d’éliminer « les questions subtiles » ou « la déstabilisation ». Du coup les échanges font moins peur au candidat. Et côté recruteur, c’est l’occasion de « pêcher » ici des profils que d’autres n’auront pas trouvé. En revanche, ça n’est pas une bonne affaire si l’on se contente TRIMESTRIEL N° 9 M A R S/A V R I L 2 0 0 9
Conseils de pro Jean-Marie Blanc anime le blog conseil jeunes diplômés à l’APEC Que l’on soit pour ou contre les speed dating, faut-il s’y préparer ? Bien sûr, mais pas seulement à cause du speed dating. Si un jeune se met à pérorer sur lui, se raconter depuis le lycée jusqu’à la dernière expérience ou ne dit quasiment rien, le recruteur va s’ennuyer et décrocher. Il faut être capable de se présenter en 1 à 2 minutes, en disant l’essentiel, des choses qui comptent. Justement, qu’est-ce qui compte ? Il faut avoir en tête un discours charnu mais être capable d’en sortir « l’extraseque ». C’est-à-dire les 20 motshameçons qui vont permettre de ferrer le poisson ! Pour cela, il faut savoir ce qui va intéresser l’entreprise, donc la connaître un minimum. Et cibler les compétences qui vont l’intéresser. Il ne s’agit pas non plus de faire un discours sur soi mais sur ce qu’il y aura à faire ensemble et en quoi on peut être utile à l’entreprise. Ce n’est donc pas « moi » mais « nous » qui prime. Des choses à éviter ? Il faut surtout ne pas dire ce que tout le monde dit mais ce qui nous caractérise ! Éviter les banalités, du genre « je suis adaptable ». Et trouver des preuves simples de ce qu’on avance. Comment s’entraîner ? À plusieurs avec un chrono. On se présente en 2 minutes, sans parler vite, et on demande ensuite à la personne qui a écouté de noter les 15 mots qu’elle retient. En s’entraînant, la fois d’après on saura faire passer les bons mots-clés en 2 minutes. TRIMESTRIEL N° 9 M A R S/A V R I L 2 0 0 9 11



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