Œdipe n°7 sep/oct/nov 2008
Œdipe n°7 sep/oct/nov 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de sep/oct/nov 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,9 Mo

  • Dans ce numéro : apprenez les langues avec le Wwoof.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Actus LES ENTREPRISES VEULENT RECRUTER DAVANTAGE EN UNIVERSITÉS... MAIS N'Y VOIENT PAS TOUJOURS CLAIR R 04 Les entreprises françaises aimeraient lisibilité du système, difficultés se tourner davantage vers les universités pour recruter des jeunes inteurs, connaître le catalogue des pour trouver les bons interlocugénieurs. C’est le constat dressé par formations, diffuser leurs offres... l'APEC dans une étude intitulée font partie des récriminations. Résultat : elles recrutent quasi exclu- « Ingénieurs : pas de pénurie généralisée - comparaisonsFrance, sivement en grandes écoles. Les Allemagne, États-Unis », publiée en entreprises seraient pourtant à la juin dernier. Le problème, c’est que recherche de nouveaux profils. Le ces entreprises rencontrent beaucoup de difficultés pour se mettre pétences techniques et managéri- candidat idéal « doit combiner com- en relation avec elles : manque de ales : capacité à travailler en équipe, La situation des docteurs et des L2 se dégrade Les tendances concernant l'insertion des étudiants ne s'inversent pas, voire se confirment, selon l'enquête Génération 2004 du CÉREQ (Centre d’études et de recherche sur les qualifications). Ça se dégrade chez les docteurs, dont 10% sont encore au chômage trois ans après la thèse. Et la proportion des CDI (65%) ne cesse de diminuer depuis 1998. Autre public étudiant dont l'insertion se détériore, ceux qui ne valident rien au niveau licence. 17% de ceux qui ont échoué à l'ex-niveau DEUG sont au chômage, un mauvais score qui ne cesse de progresser aussi. Pour les bien lotis, l'enquête confirme qu'à niveau équivalent, les jeunes issus des filières professionnelles s'insèrent plus facilement que leurs homologues de filières générales. Plus des 3/4 des détenteurs d'une licence professionnelle ont conclu un CDI et ils sont mieux rémunérés que les titulaires d'une licence générale ou d'une maîtrise en lettreS et sciences humaines, avec un salaire net d'environ 1 500 euros. De même, l'insertion des bac +2 « pros », type DUT et BTS, se maintient. à diriger, à négocier, à lire un compte d'exploitation, à travailler à l'international » et détenir des qualités « comportementales ». moins d'étudiants pour la deuxième année consécutive 2,213 millions d'étudiants sont inscrits dans le supérieur cette rentrée, soit - 2%. Parmi eux, 1,26 million ont rejoint l'université, 317 000 des classes prépas ou des STS, 115 000 préparent un DUT et 514 000 fréquentent d'autres établissements (écoles publiques ou privées). Pour comparaison, on comptait 1,717 million d'étudiants à la rentrée 1990, puis 2,161 millions en 2000, et jusqu’à 2,269 millions en 2004. L’année dernière, le nombre d'étudiants inscrits à l'université avait déjà diminué de 2,5%, avec un creux particulièrement important en lettres, langues et sciences humaines (-11,8%) et en sciences (-11,5%).Cela étant, la part des filles parmi les inscrits augmente toujours (57% contre 56,5% en 2006- 2007). Elles constituent plus de 70% des effectifs en lettres et langues, mais seulement 38% en sciences et 39% en IUT. TRIMESTRIEL N° 7 O C T O B R E 2 0 0 8
LES UNIVERSITÉS ANGLAISES DÉPENDANTES DES ÉTRANGERS Selon la QAA (Quality Assurance Agency), l'organisme public chargé de contrôler la qualité de l'enseignement supérieur en Grande-Bretagne, les institutions d'enseignement supérieur britanniques deviennent de plus en plus dépendantes des frais de scolarité payés par les étudiants étrangers : ils sont environ trois fois plus élevés que ceux des étudiants membres de l'Union. Une université aurait même une proportion d'étudiants étrangers supérieure à 40%. Les universités anglaises deviendraient également de moins en moins regardantes sur le niveau des étudiants étrangers recrutés, fermeraient les yeux sur le plagiat de ces mêmes étudiants étrangers et seraient aussi de plus en plus laxistes dans leur notation. La QAA critique le système actuel d'évaluation et de notation qu'elle considère comme obsolètes et non adaptés au monde moderne caractérisé par le consumérisme et la globalisation. Redoubler diminue le salaire Mobilité sociale : encore un effort La démocratisation de l'accès à l'enseignement supérieur est réelle mais encore de faible ampleur, constate l'INSEE. Même si pour les enfants d'ouvriers, les probabilités d'être diplômés du supérieur ont été multipliées par trois entre les générations du début des années 50 et celles du milieu des années 70, elles restent encore trois fois moins élevées que celles des enfants de cadres (77% contre 25%). La démocratisation concernerait essentiellement les cycles courts du supérieur (BTS, ex-DEUG). 2 000 licences et masters évalués 2 000 masters dans 13 académies ont été évalués par l’AERES (Agence d’évaluation de la recherche de l’enseignement supérieur). Ces évaluations sont surtout destinées aux spécialistes de l’enseignement supérieur, mais au moment de faire un choix d’orientation en M1, il peut être intéressant de savoir comment a été noté le ou les masters qui vous intéressent... Tout est en ligne sur www.aeres-evaluation.fr « Une année de retard, quel que soit le niveau de diplôme, se traduit par un salaire inférieur d’à peu près 9% en moyenne, pendant les premières années de carrière », et provoque « une baisse d’environ 19% du taux d’emploi dans les cinq années qui suivent la sortie du système éducatif, soit près de douze mois de chômage en plus », selon l’étude d’un professeur d’économie de Paris 1. TRIMESTRIEL N° 7 O C T O B R E 2 0 0 8 05



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