Œdipe n°7 sep/oct/nov 2008
Œdipe n°7 sep/oct/nov 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de sep/oct/nov 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,9 Mo

  • Dans ce numéro : apprenez les langues avec le Wwoof.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 26 - 27  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
26 27
International Apprendre les langues avec le WWOOF Traduisez « World wide opportunities on organic farms ». Cette organisation internationale, née dans les années 70 au Royaume-Uni, permet de mettre en relation des fermiers, spécialistes du bio, avec des volontaires qui désirent, en échange d'un peu de temps consacré au travail à la ferme, découvrir une autre culture, une autre langue, l'agriculture bio… Un bon moyen de s'immerger à l'étranger. 26 Longtemps méconnu des français, le WWOOF est aujourd'hui apprécié aussi bien des jeunes que des « vieux » et répandu dans plus de 50 pays. Le dispositif est simple : une adhésion à l'association et vous avez accès à tous les hôtes qui, en échange de travail, proposent hébergement et nourriture. On postule trois jours, une semaine, un mois, voire plus, c'est selon vos désirs et les attentes des hôtes, séjour « à la carte » donc. Outre s'offrir un dépaysement pour pas cher – l'inscription coûte une Comme dans toute organisation de ce type, il y a quelques abus. Quelques précautions s'imposent. Choisissez bien votre ou vos ferme(s) avant. N'hésitez pas à poser un maximum de questions avant de confirmer un séjour : ❥ Sur le type de jobs que l'on va vous donner, ❥ Le nombre d'heures que vous allez faire chaque jour, et les « days off » que vous aurez, ❥ Sur l'hébergement et la nourriture ; certains font payer une participation en sus, à refuser catégoriquement ! ❥ Sur la présence d'éventuels autres Wwoofers, selon si vous voulez ou non partager ce séjour avec d'autres, trentaine d'euros (voir encadré) –, le WWOOF offre de multiples avantages, en tête d'entre eux celui de pouvoir perfectionner une langue étrangère. Car le séjour se fait dans une famille, et non en auberge de jeunesse ou dans un hôtel touristique. Pour Gonzague et Étienne, en deuxième année à Polytechnique, le WWOOF leur a donné l’occasion d'effectuer leur stage obligatoire de quatre semaines dit de contact humain (ex-stage ouvrier) Savoir choisir sa ferme d’une manière pour le moins originale : à la ferme, en Angleterre, à côté de la mer et au milieu des cochons, moutons, vaches, oies et autres... « Un stage en entreprise risquait d'être répétitif », confie Gonzague. « Même si le travail à la ferme est dur, il y a plus de souplesse pour s'arrêter que dans une entreprise, pas de tension, c'est plutôt agréable. » Étienne avait déjà testé un stage à la ferme, il aime le travail de ses mains et savourait l'idée « d'un travail collectif et d'une ambiance fami- ❥ Sur les sites à visiter aux alentours et les moyens dont vous disposez pour y accéder (transports en commun, vélo de la ferme, etc.). Souvent, les fermes sont isolées. Certains fermiers se font aussi un plaisir de vous accompagner pour découvrir certains sites, de vous déposer à la gare… ❥ Enfin, pour ceux qui attendent beaucoup de l'immersion, sachez que si toutes les fermes « provide food and accommodation », certaines d'entre elles vous laissent en autonomie hors travail : pas de repas en famille et un mobil-home pour coucher. Important de se le faire préciser si vous voulez progresser en langue et partager davantage avec vos hôtes. Si certains sont évasifs, n'hésitez pas à reposer toutes ces questions dès votre arrivée et surtout à exiger vos journées libres, l'accès à la machine à laver le linge, à Internet s'il y a, etc. TRIMESTRIEL N° 7 O C T O B R E 2 0 0 8
On bosse « hard » mais en plein air Le boulot, c'est 4 à 6 heures par jour, très varié et plutôt de plein air. Pas d'affolement si dans de nombreuses annonces on avertit : « boulot difficile ». Vous aurez un peu mal aux bras mais rien de vraiment technique à faire, sauf compétence particulière. On ne vous demandera pas de couper un arbre si vous ne l'avez jamais fait de votre vie ! C'est rare d'être cantonné à la même activité durant le séjour, ce qui permet d'alterner boulots épuisants et réjouissants. Parmi les plus courants : • enlever les mauvaises herbes, les ronces,• jardiner,• cueillir les fruits, liale », alors qu'il est lui-même issu d'une famille de sept enfants. Découverte aussi pour lui d'un cadre où l'on conjugue travail et vie de tous les jours. « Pas d'horaires, mais quand on a du travail à faire, on le fait. » « C'est mieux qu'à l'école où tu écoutes et ne pratiques pas » L'apprentissage des langues est indéniable. « Ici, on se forme clairement l'oreille », affirme Gonzague. « C'est mieux qu'à l'école où tu écoutes et ne pratiques pas », confirme Misch, un Luxembourgeois qui fait ses études en Autriche. « Mieux qu'un stage école » pour Étienne aussi. « Être baigné est un avantage, d'autant que la langue se perd très facilement si on ne la pratique pas », explique-t-il. Immersion « idéale » enfin, « même avec des• couper les haies, du bois,• nourrir les animaux, traire les vaches,• peindre. étrangers dont ce n'est pas la langue maternelle », selon Gonzague, « parce que quand on travaille à l'international, ça n'est pas seulement avec des Anglais. Les réunions que j'imagine dans mon futur métier se feront certainement avec cet anglais-là ! » Et l'immersion a aussi le mérite de débarrasser des complexes. Pour comprendre, partager, pas le choix, il faut parler. Et parfois aussi d'autres langues grâce aux autres « Wwoofers ». Apprendre sur le bio Pour ceux qui sont intéressés, on touche aussi du doigt l'agriculture bio et bio-dynamique. Même si, c'est « pas mal de voir d'où vient ce qu'on a dans l'assiette », comme le note Gonzague, cela peut être plus que ça, l'occasion de partager de vraies méthodes de travail et d'acquérir des connaissances. Ce qu'a d'ailleurs fait Jane Sweetman, alors qu'elle étudiait l'agriculture bio-dynamique, avant de devenir elle-même hôte dans le Somerset. « C'est une bonne occasion d'appliquer sur le terrain une formation », estime-t-elle « et du coup un bon moyen de choisir sa profession ensuite. » Mish, qui est dans une école d'ingénieurs forestiers, n'a choisi ni le lieu ni la destination, où il espère travailler un jour, par hasard. « J'aime la vie dans une ferme, le travail avec les animaux, la terre… D'où ce choix alors qu'il existe d'autres formes de volontariat. Cela m'a permis d'apprendre de nouvelles façons de traiter un problème, dans le bio, des choses sur la nature, de faire connaissance avec la vie rurale, de rencontrer des fermiers, des personnages fameux du coin, d'autres nationalités... C'est comme dans un livre mais en réalité ! » Une vraie démarche personnelle. Car c'est aussi ça le Wwoofing, apprendre à se débrouiller hors des jupes de sa mère et loin de son pays. Ce que constate Estebe, étu- TRIMESTRIEL N° 7 O C T O B R E 2 0 0 8 27



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :