Œdipe n°7 sep/oct/nov 2008
Œdipe n°7 sep/oct/nov 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de sep/oct/nov 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,9 Mo

  • Dans ce numéro : apprenez les langues avec le Wwoof.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 16 - 17  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
16 17
Insertion Études et sport de haut niveau C’est possible Possible en effet, mais malheureusement pas partout. Il existe toutefois des universités qui soutiennent vraiment leurs champions. Résultat, ils réalisent de « grosses » performances et préparent en même temps leur (future) reconversion. » 16 « La France veut plein de médailles. Mais il faut nous aider ! » Sportive de haut niveau, inscrite à l'université, Lila Meesseman-Bakir, qui a participé aux finales de natation synchronisée aux JO de Pékin, sait de quoi elle parle. Pas facile de concilier études et entraînements quotidiens, compétitions, déplacements… Si elle reconnaît qu'elle est bien encadrée à l'université Pierre-et- Marie-Curie (UPMC Paris 6), ses copines d'équipe ne sont pas aussi bien loties dans d'autres universités. Les aménagements spécifiques que l'on doit proposer aux SHN* sont pourtant inscrits dans la loi. Mais dans la réalité, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne... Parmi les établissements les plus impliqués, outre l'UPMC ou l'INSA de Lyon, qui est une référence en la matière, il y a aussi l'université Paul-Sabatier (UPS) à Toulouse, qui accueille quelque 150 étudiants sous ce statut chaque année. Comme à l'UPMC, on planifie les emplois du temps en fonction des contraintes sportives, sur plusieurs années et on adapte, chaque fois qu'il le faut : 4, 5 ans pour valider une licence, 3, 4 pour un DUT, etc., et de larges breaks quand on prépare les JO... 2008 fut à ce titre pauvre en cours pour la plupart des SHN. Mais ils se rattraperont cette année. « À quatre ans des JO de Londres, on a plus de latitude pour des priorités universitaires. Ce sera des JO. On trouve ainsi un équilibre », explique Albert Souviraa, le responsable du département SHN de l'UPS. À cet aménagement s'ajoutent des cours en ligne, de rattrapage, de soutien et reprogrammation d'examens. Il faut que Bernard Laporte cela change ! « « L'association Sport et Université renvoie souvent, dans l'imaginaire collectif, à ces grands campus anglo-saxons, avec leurs formidables équipes de basket-ball, de rugby ou d'aviron (…) Une pratique sportive de haut niveau qui fait partie intégrante de la vie de ces universités. En France, nous n'en sommes pas encore là (…) Il faut que cela change ! » Bernard Laporte, secrétaire d'État aux Sports, officialisait ainsi, en janvier dernier, la nouvelle mission Sport à l'université qu'il a confiée à Stéphane Diagana et Gérard Auneau. Objectif : trouver les moyens de concilier sport et études. Parmi les idées avancées : Aménager des parcours d'études, et ne pas se contenter d'autorisations d'absence et d'évaluations exclusivement terminales, Réserver un quota de tuteurs-étudiants, Développer le e-learning, Rénover ou construire de nouvelles installations sportives universitaires. TRIMESTRIEL N° 7 O C T O B R E 2 0 0 8
On rapproche les TD des terrains de sport Mais ces universités vont bien audelà. À l'UPMC, trois chambres universitaires et des places de parkings sont réservées à des sportifs. Royal, en plein Paris… On leur « amène » les TD, et des profs qui vont avec, sur le site de l'INSEP** où ils s'entraînent et quand ils viennent à l'université, ils ont libre accès aux salles de musculation pour continuer de s'entraîner. À Toulouse, on leur offre un suivi à la médecine préventive, « pour les aider à transcender leurs performances », en revoyant leur régime alimentaire, par exemple. C'est aussi l'appui de l'ensemble de la communauté universitaire qui permet de faire plus, souligne de son côté David Izidore, le responsable de la Mission des sports de haut niveau à l'UPMC. Pour le suivi des études, le sportif bénéficie d'un double tutorat, prof d'EPS et prof de la filière, tout comme à l'UPS. Dans l'administration, même soutien. « S'il manque un papier pour l'inscription, ils peuvent l'envoyer par la poste. Ce qu'on ne peut pas faire pour les 3 000 nouveaux entrants chaque année », précise David Izidore. « Idem, au secrétariat pédagogique, les personnels sont souples pour les changer de TD. » Générosité mais exigence de niveau « Tout ce qu'on peut faire, on le fait », poursuit-il « En revanche, les sportifs passent les mêmes examens que les autres ». Exigence mais souplesse, puisque les SHN peuvent choisir leurs sessions. Pas de secret, si l'université y croit, tout est possible. En témoignent les pointures qui sont passées par ces universités (voir encadré). « Je suis moi-même ancien SHN, j'ai fait des études et trouvé du boulot grâce à ces aménagements », se souvient David Izidore. Même conviction pour Albert Souviraa, parce qu'il juge l'expérience enrichissante. « Être confronté à deux projets à la fois développe les responsabilités. De plus, les sportifs ont cette volonté de se dépasser. Ils s'imposent des règles de vie et veulent rehausser leur niveau de performance. Cela façonne une personnalité ! » Camille Pons * Sportifs de haut niveau ** Institut national du sport et de l'éducation physique Médaillé et diplômé, en voilà : Quelques pointures UPMC : - Ulrich Robeiri, médaille d'or par équipe en escrime, JO de Pékin 2008, triple champion du monde par équipe, 2005, 2006, 2007 – ingénieur Polytech'Paris, - Jean-David Bernard, finaliste en aviron aux JO 2004, médaille d'argent aux championnats du monde 2003 – master de télédétections, ingénieur à EDF, - Stéphane Diagana, champion du monde 400m haies en 1997 et d'Europe en 2002, du 4x400 men 2003… – passé à Polytech', diplômé ESCP-EAP. Quelques pointures UPS : - Émile N'Tamack, 6 fois champion de France de rugby, 2 fois champion d'Europe, vice-champion du monde en 1999… – licence STAPS, chargé des relations entreprises à France Telecom et entraîneur de l'équipe de France, - Wilfrid Forgues, champion olympique en canoë-kayak, Atlanta 1996, quadruple champion du monde, individuellement et par équipe, 8 fois champion de France… diplôme MIAGE et DEA, - Marilyne Salvetat, 11 fois championne de France en cyclisme et vicechampionne du monde en cyclo-cross en 2004 - doctorat en médecine. TRIMESTRIEL N° 7 O C T O B R E 2 0 0 8 17



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :