Œdipe n°6 jun/jui/aoû 2008
Œdipe n°6 jun/jui/aoû 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de jun/jui/aoû 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : sachez régiger un CV en anglais.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Réussir Étudier en alternance : exigeant mais avantageux Vous êtes de plus en plus nombreux à envisager un mode d’études différent de la voie classique, à travers l’alternance et l’apprentissage. Bonne nouvelle : non seulement le procédé est efficace en terme d’insertion, mais il y a de plus en plus de places dispos ! 10 Pour aller à l’essentiel, étudier en alternance permet, entre 16 et 25 ans, de conclure un contrat de travail alternant des périodes de formation en entreprise et des périodes de cours. Dans ce cadre, l’étudiant confronte en permanence l’approche théorique scolaire à la pratique de la vie professionnelle. De plus, il prépare un diplôme en étant rémunéré, tout en bénéficiant des avantages sociaux du salariat (sécurité sociale, indemnisation chômage, congés payés, etc.). Et une fois le diplôme obtenu, l’expérience professionnelle acquise est un atout indéniable auprès des recruteurs : les taux d’insertion des étudiants L’essentiel à retenir L’apprentissage est un contrat de travail spécifique qui assure une formation en alternance au sein d’une entreprise et en centre de formation d’apprentis (CFA). L’apprenti est formé par un maître d’apprentissage dont il est sous la responsabilité. Le contrat d’apprentissage donne à l’apprenti le statut d’un salarié, rémunéré selon un pourcentage du SMIC ou du salaire minimum conventionnel. passés par l’apprentissage sont largement supérieurs à ceux des étudiants formés par la voie classique. TRIMESTRIEL N° 6 J U I N 2 0 0 8 Des garanties et des droits Le contrat d’apprentissage est un CDD signé de 12 à 36 mois : l’étudiant embauché bénéficie du statut de salarié, d’une rémunération fixée en pourcentage du SMIC et de l’accompagnement d’un maître d’apprentissage tout au long de son parcours. L'apprenti possède le statut de salarié d’entreprise, les droits de tous les salariés et est soumis aux mêmes obligations que ces derniers. Mais attention ! Suivre des études en alternance est un choix exigeant, et les profs ne vous demanderont pas moins, sous prétexte que vous êtes en apprentissage. Les objectifs pédagogiques restent les mêmes qu’en formation traditionnelle, alors que l’entreprise attend, elle aussi des résultats de votre part. Forte motivation exigée ! Bientôt 500000 apprentis Pour vous faire une idée de l’essor de ce mode de formation, sachez que, toutes filières confondues, le nombre de contrats d’apprentissage en cours est estimé à plus de 405 000 ! Et l’État vise l’objectif des 500 000 apprentis d’ici à 2009, objectif qui concerne évidemment, également, l’enseignement supérieur.
Les banques aussi s’y intéressent Rencontre Contrairement à certaines idées reçues, l’apprentissage n’est pas réservé aux secteurs dits « techniques ». Pour en savoir plus, ŒDIPE a rencontré François Laffond, responsable du pôle formation au Crédit Mutuel, et Carole Leroy, responsable communication et recrutement du groupe BNP Paribas. Dans le secteur bancaire, quels sont les besoins auxquels des jeunes formés en alternance peuvent mieux répondre que des diplômés passés par la voie classique ? François Laffond : Cette forme d’insertion professionnelle est devenue une obligation de bonne gestion de la formation. Son objectif est d’offrir d’entrée une qualification professionnelle et de faciliter l’intégration d’un jeune dans l’entreprise et précisément dans son nouveau métier. Le jeune y trouve l’avantage d’une prise de contact progressive avec la réalité professionnelle sans demeurer isolé. Car l’alternance suppose nécessairement un accompagnement par un tuteur. Pour le Crédit Mutuel, chaque jeune recruté, qu’il soit de niveau bac +2 ou bac +3/4 ou plus, passe nécessairement par une formation par alternance pour accéder à une professionnalisation dans les métiers commerciaux du réseau. Celle-ci se fait principalement via un accès à des « filières de métiers ». En revanche, dans certains cas, il est vrai que le contenu de la formation diplômante initiale, si celle-ci est d’une technicité très spécifique, ne nécessite pas d’intégrer systématiquement un parcours de formation par alternance. Car cela ne correspond pas forcément au besoin du moment : ça peut être le cas pour des métiers de type expertise comme juriste, fiscaliste spécialisé, contrôleur de gestion, comptabilité, métiers de la finance… Carole Leroy : C’est le système de l’alternance dans son ensemble qui présente de nombreux avantages : il permet aux étudiants de se familiariser avec l’environnement professionnel, de mieux comprendre le contenu des différents métiers et en conséquence de mieux cibler leur choix d’orientation en fonction de leurs aptitudes et de leur motivation. En outre, il nous permet de constituer un vivier de recrutement privilégié de jeunes diplômés formés à nos métiers et à notre culture, dont nous avons l’occasion d’évaluer le potentiel de façon approfondie et sur des périodes longues, ce qui réduit le risque d’échec lors de l’intégration. Quelles formations privilégiez-vous : BTS/IUT, licences, autres… ? Carole Leroy : BNP Paribas recrute en alternance des jeunes préparant des diplômes bac +2 à bac +5 (BTS « commerciaux », BTS banque et licence professionnelle de banque, écoles de commerce, écoles d’ingénieurs, masters universitaires…). Au total, nous avons établi des partenariats avec une trentaine d’écoles de commerce et d’ingénieurs et plus de quarante cursus universitaires. François Laffond : En 2006, le Crédit Mutuel a poursuivi son effort en termes de formations par alternance en vue d’une insertion professionnelle. Dans ce cadre, près de 50% de jeunes ont un niveau bac +2 et 45% de niveau 2 e et 3 e cycles. L’essentiel de la formation est réalisé en vue d’obtenir une qualification interne à la banque : 69% des métiers préparés concernaient le métier de conseiller ou de chargé de clientèle et 17% le métier de chargé d’accueil au contact de la clientèle, mais aussi 3% des postes de télé-assistant, 4% des licences professionnelles banque assurance, 2% des BTS négociation relation client, 1% des BTS banque, 1% des BTS Informatique gestion, et 1% des masters banque.• TRIMESTRIEL N° 6 J U I N 2 0 0 8 11



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