Œdipe n°5 mar/avr/mai 2008
Œdipe n°5 mar/avr/mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de mar/avr/mai 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5,3 Mo

  • Dans ce numéro : l'intérim : travail souple pour étudiants motivés.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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À lire Tout étudiant en sciences politiques, dans la communication ou même en histoire, doit avoir lu ce petit livre qui fêtera cette année ses... 80 ans. C’est en effet en 1928 qu’Edward Bernays, neveu de Sigmund Freud, publie pour la première fois Propaganda, comment manipuler l’opinion en démocratie, qui vient d’être réédité. À l’instar du prince de Machiavel publié quatre siècles plus tôt, l’approche est cynique et décomplexée : elle vise sans détour à montrer et démontrer comment se fabrique le consentement des masses en faveur d’une politique, d’une idée ou d’un produit. Mais on est loin d’une approche qui se limiterait à la théorie puisque Bernays était avant tout un praticien : il fonda en 1919 les premiers véritables cabinets de relations publiques au service des gouvernements et des grandes entreprises, les mécanismes d’achat d’une marque de lessive ou d’élection d’un président étant finalement les mêmes. À noter que sa parenté avec Freud n’était pas neutre, loin s’en faut, Bernays ayant assimilé les travaux de son oncle pour faire habilement jouer les ressorts du désir dans cette « fabrique du consentement ». Un livre essentiel, mais qui demande de la maturité pour ne pas sombrer dans le côté obscur de la com’. F.C. 30 Propaganda, comment manipuler l’opinion en démocratie Propaganda, comment manipuler l’opinion en démocratie, Edward Bernays, Zones/La Découverte, 141 pages, 12 euros. Morceaux choisis « Théoriquement, chacun se fait son opinion sur les questions publiques et sur celles qui concernent la vie privée. Dans la pratique, si tous les citoyens devaient étudier par eux-mêmes l’ensemble des informations abstraites d’ordre économique, politique et moral en jeu dans le moindre sujet, ils se rendraient vite compte qu’il leur est impossible d’arriver à quelque conclusion que ce soit. Nous avons donc volontairement accepté de laisser à un gouvernement invisible le soin de passer les informations au crible pour mettre en lumière le problème principal, afin de le ramener à des proportions réalistes. Nous acceptons que nos dirigeants et les organes de presse dont ils se servent pour toucher le grand public nous désignent les questions dites d’intérêt général (...) « Théoriquement, chacun achète au meilleur coût ce que le marché a de mieux à lui offrir. Dans la pratique, si avant d’acheter tout le monde comparait les prix et étudiait la composition chimique des dizaines de savons, de tissus ou de pains industriels proposés dans le commerce, la vie économique serait complètement paralysée. Pour éviter que la confusion ne s’installe, la société consent à ce que son choix se réduise aux idées et aux objets portés à son attention par la propagande de toute sorte. Un effort immense s’exerce donc en permanence pour capter les esprits en faveur d’une politique, d’un produit ou d’une idée. (...) Les techniques servant à enrégimenter l’opinion ont été inventées puis développées au fur et à mesure que la civilisation gagnait en complexité et que la nécessité du gouvernement invisible devenait de plus en plus évidente ». Edward Bernays, 1928 TRIMESTRIEL N°5 M A R S 2 0 0 8



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