Œdipe n°5 mar/avr/mai 2008
Œdipe n°5 mar/avr/mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de mar/avr/mai 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5,3 Mo

  • Dans ce numéro : l'intérim : travail souple pour étudiants motivés.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Vie étudiante Enfin de vrais jobs à la fac 12 Des contrats avec congés payés, congés maladie et assurance chômage au bout, des durées de travail hebdomadaireetsurl'annéesuffisamment importantes pour avoir une rémunération décente, et un boulot « intelligent » juste à côté de l'amphi où l'on doit suivre le cours de maths ou de philo. Voilà en substance ce que permettent les nouveaux contrats étudiants. Si les jobs d'accueil en bibliothèque et de moniteurs en salles informatiques ne sont pas une nouveauté, ce qui change, c'est qu'au lieu d'effectuer 4 heures dans la semaine en contrat de vacation, les étudiants bénéficient d'un vrai temps partiel. Suffisamment « allégé » pour concilierétudesettravail–maximum670 heuresdansl'année–etsuffisamment « costaud » pour avoir un vrai revenu. En outre, la proximité géographique des cours évite des manip épineuses avec l'emploi du temps, sachant que les universités doivent aussi proposer des aménagements, ce qu'un patron lambda n'est pas tenu de faire, durant l'année et en périodes de partiels. Moins pénible que le McDo Côté boulot, c'est plutôt pas mal aussi puisque les étudiants sont associés à l’accueil des nouveaux, à C'était dans la loi LRU, c'est le décret du 26 décembre 2007 qui en fixe les modalités : les étudiants peuvent enfin être recrutés avec de « vrais » contrats dans leurs universités. Bye-bye les vacations, les heures éparpillées se transforment en vrais temps partiels. l'accompagnement des étudiants handicapés, à l’animation culturelle, scientifique, sportive et sociale de l'établissement, aux activités d’aide à l'insertion professionnelle… L'université de Toulouse-I Sciences sociales, qui est la première à s'être lancée, a ainsi recruté, le 29 janvier dernier, une étudiante pour de l'accueil, du rangement et du classement en bibliothèque, un autre pour du monitorat informatique et un troisième à l'OVE*. Moins pénible que d'être serveur dans un resto ou à la caisse au McDo. Les places sont chères Le bémol, c'est que les places seront limitées. D'une part aux étudiants boursiers, même si les critères de réussite jouent aussi. Or, si ces derniers ont besoin de revenus, les étudiants issus des TRIMESTRIEL N°5 M A R S 2 0 0 8 classes moyennes et qui se situent juste en dessus des seuils des bourses sont bien souvent aussi dans la galère. D’autre part, les volumes horaires étant plus conséquents pour chacun, il en reste Ce qu'on peut vous proposer - Des contrats de douze mois au maximum dans l'année, n'excédant pas 670 heures, ou de deux mois durant l'été, de 300 heures maximum, - une rémunération au moins égale au SMIC horaire. d'autant moins à distribuer, même si le ministère donnent des enveloppes dédiées à la réussite en licence. Toulouse-I faisait ainsi travailler 500 étudiants par an, 4h30 maximum par semaine. Elle prévoit désormais 25 contrats, des durées de 8 à 16h, et sur 5 à 6 mois. Plus intéressant donc, mais aussi beaucoup plus sélectif. Camille Pons * Observatoire de la vie étudiante
Orientation Rapport Attali Quoi de neuf pour l’orientation et l’insertion ? Développer l'alternance, proposer des crédits ECTS pour valoriser l'expérience professionnelle, mieux encadrer les étudiants… Telles sont quelques-unes des propositions phares de la commission Attali en matière d'orientation et d'insertion pour l'enseignement supérieur. Jacques Attali fait deux grands types de constats : d'une part la nécessité d'accompagner les étudiants dès leur première année universitaire, d'autre part faire que la préparation à la vie professionnelle soit l’un des axes majeurs du projet pédagogique de tout établissement. Pour ce faire, voici ce qu'il préconise : Côté orientation ❖ Donner aux étudiants de licence un encadrement équivalent à celui des classes prépas : un tutorat tout en valorisant l'engagement des tuteurs sous forme de crédits ECTS ou sous forme pécuniaire ; une année de « remise à niveau » pour les étudiants qui arrivent. ❖ Mettre en place des passerelles vers d'autres formations en fin de 1 er semestre et proposer à ce moment environ 45 000 places en STS et IUT sur 5 ans « afin de permettre les réorientations rapides ». Côté insertion ❖ Généraliser les stages, un semestre au cours de la licence et une année validée en master, en France ou à l'étranger. ❖ Développer l'alternance et augmenter, dès 2009, de 10 000 le nombre d'étudiants dans ce type de formation en 3 e année de licence. Et chaque université devra ouvrir son Centre de formation d'apprentis (CFA). ❖ Aider à concilier études et travail pour les étudiants qui sont salariés : organisation de cours du soir et assouplissement des règles d'étalement des études sur de longues périodes, création d'un crédit ECTS spécifique pour valoriser l'expérience, d'autant plus élevé que l'emploi est lié au cursus. ❖ Développer les cursus en langues étrangères, pas seulement en anglais mais aussi en arabe, espagnol et chinois. Et pour ce faire, plus d'argent… ❖ Augmenter le budget alloué aux universités, sachant qu’elles ne touchent, à titre d'exemple, que 8 700 € par étudiant contre 36 500 € aux États-Unis. Il faudrait une hausse de 800 millions d'euros pour atteindre la moyenne de l'OCDE, et de 8 milliards d’euros pour atteindre la moyenne des 10 pays finançant le mieux leur enseignement supérieur. ❖ Développer les financements privés, via des fondations ou des dons directs des entreprises et des anciens élèves. Le chef de l'État a dit adhérer à l'essentiel du rapport qui lui a été remis le 23 janvier dernier. Certaines mesures sont d'ailleurs embryonnaires via la LRU et le plan de réussite en licence. Mais pour Jacques Attali, il faut tout prendre ou rien, car « on ne peut pas supprimer les freins sur la roue gauche d'une voiture sans supprimer les freins sur la roue droite ». Camille Pons TRIMESTRIEL N°5 M A R S 2 0 0 8 13



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