Œdipe n°3 sep/oct/nov 2007
Œdipe n°3 sep/oct/nov 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de sep/oct/nov 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : les jeunes docteurs à la peine.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Actus 4 Évaluation des étudiants : des constats accablants Opacité et complexité des règles, fraudes, inégalités de traitement, non-respect de l’anonymat des copies, laxisme, désorganisation, voire encouragement à la médiocrité des apprentissages... Ce sont quelques-uns des terribles constats d’un rapport interne sur l'évaluation des étudiants à l'Université rédigé par l'IGAENR (Inspection générale de l'administration de l'Éducation nationale et de la Recherche), qui a enquêté sur les examens universitaires. La situation serait telle, notamment dans la complexité des règles que, relate l’Inspection, « des étudiants nous ont dit avoir renoncé à comprendre et « ne pas savoir », jusqu’à la délibération du jury, si leurs résultats les mettaient ou non en position d’obtenir le diplôme. » Autre motif d’inquiétude, la fraude : les personnels et responsables administratifs la minimi-seraient alors que les étudiants estiment que de 25% à 50% d’entre eux y ont recours ! « Les surveillants ferment semble-t-il souvent les yeux ou ne font rien pour faire apparaître une réalité qui prend la forme de copiage sur le voisin, avec des procédés plus ou moins sophistiqués de codes oraux en cas de QCM, d’anti-sèches parfois réalisées sur des papiers des différentes couleurs des brouillons ordinairement proposés, de notes manuscrites sur les ouvrages autorisés ». Conclusion, les lacunes des évaluations universitaires ont En 2005, deux tiers des diplômés en licence ont poursuivi leurs études en master à l'université et 12% se sont inscrits dans un IUFM, selon les statisticiens de l’Éducation nationale. La même année, 125 000 étudiants ont décroché une licence. On apprend également que le diplômé type est une femme, titulaire d'un baccalauréat général, de préférence scientifique, âgé de 23 à 24 ans qui a obtenu son diplôme en lettres ou en sciences humaines. L'âge moyen d'obtention d'une licence est de 23 ans et demi, alors qu'un étudiant n'ayant jamais redoublé lors de son parcours obtient normalement sa pour effet pervers de démotiver les étudiants, qui « ont souvent pris l’habitude de louvoyer, la poursuite du diplôme devenant la recherche de la stratégie la plus payante, en choisissant les professeurs dont la rumeur rapporte qu’ils notent le plus généreusement, les unités dont on entend dire qu’elles « rapportent le plus » etc. ». Ce système porte d’ailleurs le joli nom de « coup de la chasse d’eau » par certains étudiants interrogés, qui disent se soumettre « à une succession d’enseignements, avec les contrôles associés, en se dépêchant de passer au suivant, et de jeter jusqu’aux notes et supports des cours ». 2/3 des diplômés de licence poursuivent en master licence à 21 ans – une moyenne qui varie selon les filières : ainsi, les diplômés en sciences économiques, en sciences fondamentales et en Staps sont en moyenne les plus jeunes (22 ans et demi), tandis que l'âge moyen est le plus élevé en sciences humaines (24 ans et demi). Dans chaque filière, les femmes sont diplômées plus jeunes que les hommes. Tous les chiffres sont sur http://media.education.gouv.fr/file/68/7/5687.pdf TRIMESTRIEL N°3 O C T O B R E 2007
Un réseau d’anciens à Cergy-Pontoise L’université de Cergy-Pontoise est l’une des premières universités – si ce n’est LA première – à avoir monté un réseau d’anciens diplômés, une pratique habituellement des grandes écoles. Plus de 5 500 anciens, en activité dans 34 pays, l’ont déjà rejoint. Résultat, un site fonctionnel sur lequel chacun trouve son compte : les étudiants peuvent déposer leur CV, recevoir des offres de stages, échanger avec des anciens, consulter les statistiques d’insertion professionnelle de leur filière… Les diplômés ont accès à des offres d’emploi, se mettent en réseau avec leur promo, entrent en contact avec des diplômés en activité… Et les recruteurs peuvent déposer des offres de stages ou d’emploi, recevoir automatiquement des profils de diplômés, consulter la banque de CV, présenter leur entreprise… Tout ça sur http://reseau.u-cergy.fr Créer son entreprise en quartier sensible Créa’jeunes, tel est le nom du dispositif que lance l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique). Objectif : aider à la création d’entreprise 1000 jeunes issus de quartiers sensible âgés de 18 à 30 ans. Pour ce faire, Créa’jeunes va proposer un accompagnement à la création et au démarrage avec coaching, suivi individuel et régulier, immersion en entreprise et modules de formation (gestion, comptabilité, aspects juridiques, gestion du temps, etc.), ainsi qu’un financement d’un maximum de 500 euros pour les dépenses liées à la préparation du projet, un micro-crédit éventuel et une prime maximum de 2 000 euros conditionnée à l’obtention d’un prêt. Enfin, une fois la création effectuée, l’Adie accompagnera encore le jeune créateur pendant 18 mois environ. En savoir plus : www.adie.org rubrique « micro-crédit dans les quartiers ». Licence pro : 85% des étudiants réussissent en un an Plus de huit étudiants du dix obtiennent leur licence professionnelle en un an, selon les mêmes statisticiens patentés que ci-contre. Le cursus antérieur des étudiants est un facteur déterminant de la réussite : en effet, si la différence de chances de réussite entre les étudiants titulaires d'un baccalauréat scientifique et d'un baccalauréat technologique est mince (87,2% contre 86,2%), celle-ci s'accentue avec les titulaires de baccalauréat littéraire (80,8%). L'ancienneté d'obtention du baccalauréat joue également sur les chances de réussite en un an puisque les étudiants entrant en licence professionnelle plus de deux ans TRIMESTRIEL N°3 O C T O B R E 2007 après le bac, réussissent moins bien (88,3% contre 90,3%). D'autre part, les étudiants qui étaient scolarisés l'année précédente réussissent mieux que les autres. En particulier les étudiants provenant des IUT (90,7%), Deug (88,4%), et STS (88%). Ceux qui n'étaient pas en formation l'année précédente ont un plus faible taux de réussite avec 79,7%. La grille de loto s’arrête à 49, c’est dommage. Le lien : http://media.education.gouv.fr/file/03/6/5036.pdf 5



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