Œdipe n°3 sep/oct/nov 2007
Œdipe n°3 sep/oct/nov 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de sep/oct/nov 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : les jeunes docteurs à la peine.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Insertion Les jeunes docteurs à la peine Après une amélioration, les conditions d’insertion des jeunes docteurs se dégradent. Le secteur privé offre une alternative à l’emploi dans le public, mais dans les deux cas le statut de chercheur n’est pas évident à décrocher. 24 « Les conditions d'insertion professionnelle à trois ans des jeunes docteurs, qui avaient connu une certaine amélioration entre 1999 et 2001 (7% de chômage), se sont légèrement dégradées à partir de 2004 ; on observe un taux de chômage persistant à 11%, près du quart de la population est encore en contrat à durée limitée au bout de trois ans et on observe un fort repli vers les professions hors recherche. » C'est ce que conclut une enquête de l’IREDU (Institut de recherche sur l'éducation) sur l'insertion professionnelle des jeunes docteurs qui ont soutenu leur thèse en 2003, trois ans après la soutenance. Parmi de nombreux autres constats, l’IREDU observe que « le secteur public (...) ne protège pas toujours contre la précarité de l'emploi » et que le secteur privé « attire de plus en plus de docteurs dans certaines disciplines comme le droit, les sciences économiques et la gestion ou encore les disciplines liées aux maths et à la physique ». Lettres et SH : 40% exercent hors recherche TRIMESTRIEL N°3 O C T O B R E 2007 En lettres et sciences humaines, la majorité des docteurs se sont tournés vers une autre profession que chercheur ou enseignantchercheur. L'IREDU souligne que les diplômés de ce domaine, qui travaillent à 84% dans le public, sont « de plus en plus nombreux à exercer une profession hors recherche (40%) s'orientant notamment dans l'enseignement secondaire ou primaire ». Le domaine qui fournit le plus de docteurs au secteur public de recherche est celui des sciences de la vie et de la terre (51%). À l'inverse, près de la moitié des docteurs en droit, économie et gestion travaillent dans le secteur privé, dont environ 12% en qualité de chercheur, et seulement 31% sont chercheurs ou enseignantchercheur dans le public. Dans le secteur des sciences de l'ingénieur, ce sont 51% des diplômés qui trouvent un emploi dans le secteur privé, dont un peu plus de la moitié en qualité de chercheur. Au total, « la part des docteurs qui travaillent dans des professions hors recherche est substantielle : 44% des docteurs ne travaillent ni
dans la recherche publique ni dans la recherche privée (ils étaient 34% en 2004) ». Un premier emploi au bout de 3 mois et demi Les disciplines les plus touchées par le chômage sont la chimie et les sciences de la vie et de la terre avec 13% de chômeurs en 2006. Les disciplines liées aux mathématiques et à la physique continuent de bénéficier de conditions d'insertion « relativement bonnes » (6%), mais le taux de chômage dans le groupe des sciences de l'ingénieur a progressé de 3 points (9%). En droit, sciences économiques et gestion, le taux de chômage est inchangé par rapport à 2004 à 11%, mais il connaît une très nette baisse pour les docteurs en lettres et sciences humaines (de 17% à 10%). Les jeunes docteurs accèdent en moyenne à leur premier emploi au bout de trois mois et demi. Près de la moitié d'entre eux trouvent du travail au bout d'un mois, mais à l’autre extrême 10% sont toujours au chômage un an après. En comparant les docteurs CIFRE (convention industrielle de formation par la recherche) et les docteurs qui ont été titulaires d'une allocation de recherche du ministère, l'IREDU constate de nettes différentes de performance en termes d'insertion professionnelle. Avantage au CIFRE Ainsi, les CIFRE, qui représentent 5% des jeunes docteurs, comptent 7% de chômeurs contre 11% pour les allocataires de recherche. Les CIFRE trouvent également à s'employer à plus de 80% dans le secteur privé (contre 25% des allocataires) avec un salaire mensuel net médian supérieur (2 300 euros contre 1 960 euros) et un contrat en moyenne plus « stable » (9% ont un CDD contre 27% des allocataires). Les CIFRE apparaissent donc comme un levier efficace pour s’insérer. Ce sera l’occasion d’un prochain sujet. TRIMESTRIEL N°3 O C T O B R E 2007 25 F.C. Des raisons de rester optimiste Enquête disponible sur www.ubourgogne.fr/ODE/_dl.php ? file=1182759007&name=Enquête_insertion_Docteurs2003_IR EDU.pdf Dans certaines disciplines scientifiques, il faudra, pour renouveler le vivier de chercheurs et d'enseignants-chercheurs en France, recruter jusqu'à un tiers, ou plus, des doctorants qui soutiennent leur thèse chaque année, selon le premier « État des lieux de l'emploi scientifique en France », désormais prévu annuellement dans le cadre de la loi de programme pour la Recherche et accessible sur le site du ministère (www.recherche.gouv.fr). Ainsi, les besoins les plus aigus sont dans les sciences de la vie (33%), les mathématiques (38%), la physique (38%) et la chimie (43%). En revanche, dans le domaine des STIC, 16% des doctorats délivrés chaque année suffisent à assurer les remplacements des départs. Ce taux est de 13% dans les sciences de l'univers et de 11% dans les sciences pour l'ingénieur, sachant que ce sont aussi dans les STIC et les sciences pour l'ingénieur que les entreprises recruteront. La France se caractérise néanmoins par la relative faiblesse de la part de l'emploi scientifique privé. Les chercheurs du secteur privé représentent 53% de l'ensemble des chercheurs contre 80% aux États-Unis, 60% en Allemagne ou 58% au Royaume-Uni. Les chercheurs du privé seraient plus de 105 000 en 2004, un chiffre qui a nettement progressé (+20%) depuis 2000. Mais il faut savoir que ces chercheurs sont dans leur grande majorité issus des écoles d'ingénieurs et ne sont pas titulaires d'un doctorat. Par ailleurs, 60% d'entre eux sont employés par 2% des entreprises, principalement dans le domaine des sciences pour l'ingénieur, des sciences et technologies de l'information et de l'électronique.



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