Œdipe n°3 sep/oct/nov 2007
Œdipe n°3 sep/oct/nov 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de sep/oct/nov 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : les jeunes docteurs à la peine.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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rencontre 22 Philippe Augé fessionnel. S’approprier un nouvel environnement, cela concerne principalement les primo-entrants. Cela signifie s’approprier les services mis à disposition (bibliothèque, tutorat lorsqu’il existe, utilisation des ressources en ligne, des espaces numériques de travail…) adopter les bonnes pratiques de travail, s’imprégner du calendrier universitaire (car les examens du premier semestre arrivent très vite !). En second lieu, et cela concerne tous les étudiants, il faut se mobiliser sur son projet d’études et professionnel en se projetant dans sa vie future. Il faut se poser la question : « des études dans quel but ? » et, là aussi, utiliser différents outils : suivre les modules projets personnels et prof e s s i on ne ls, rechercher des informations sur les études et le monde de l’emploi, effectuer des stages permettant une réelle immersion dans le monde pr o f e s s i on nel, réfléchir à la possibilité d’effectuer un séjour à l’étranger, acquérir des certifications en informatique et en langue. Pour cela les étudiants ne doivent pas hésiter à rencontrer les services et personnes ressources de leur université, notamment dans les SCUIO-IP. « LES NOUVEAUX DÉFIS DE L’UNIVERSITÉ POSENT LA QUESTION DES MOYENS » L’inscription de la mission insertion professionnelle dans la loi de réforme des universités est plutôt intéressante. Cela dit, c’est une mission que remplissent déjà beaucoup de SCUIO, et cela pose par ailleurs la question des moyens… Effectivement, cette mission d’aide à l’insertion professionnelle était déjà exercée en pratique par beaucoup de nos services et d’ailleurs, cela figurait déjà dans le décret de 1986 régissant les SCUIO-IP. La loi consacre l’existence de cette mission et prévoit la création d’un bureau d’aide à l’insertion professionnelle au sein de chaque université. Cela pose donc effectivement la question des moyens, certes financiers mais également humains pour assurer le fonctionnement de ces bureaux et garantir un travail efficace. La question des moyens financiers pourra être abordée au travers des contrats quadriennaux mais la question des moyens humains, c’est-àdire l’affectation de postes, sera plus épineuse. Dans une période où les créations nettes d’emplois par notre ministère de tutelle ne sont pas à l’ordre du jour, il faudra donc essentiellement compter sur des redéploiements ou sur des repyramidages de postes à l’intérieur des établissements, pour accomplir pleinement cette mission d’aide à l’insertion professionnelle. Or, dans le même temps, les universités sont confrontées à de nouveaux défis (la maîtrise de la masse salariale, le budget global, la mise en place d’un contrôle de gestion, le transfert du patrimoine immobilier…) qui nécessitent également des créations de postes. Je crains donc que les affectations de personnels concernant l’aide à l’insertion ne soient pas à la hauteur des attentes et des besoins. D’où la nécessité de ne pas multiplier les structures. Puisque cette mission est souvent exercée par « IL NE FAUT PAS CON- FONDRE LA PROCÉDURE DE PRÉINSCRIPTION AVEC UN PROCESSUS DE SÉLEC- TION » les SCUIO et que des compétences ont été développées dans ce domaine, je pense qu’il serait logique que ces bureaux d’aide à l’insertion soient constitués au sein de nos services et que leurs moyens soient renforcés pour mener pleinement cette mission. Globalement, quel regard portezvous sur cette réforme ? TRIMESTRIEL N°3 O C T O B R E 2007 Je pense que cette réforme était nécessaire mais qu’elle ne constitue qu’une première étape concernant la question de l’orientation et de l’insertion professionnelle. Il faudra poursuivre la voie engagée. Ainsi, pour l’orientation, il ne suffit pas d’afficher un objectif de 50% d’une classe d’âge obtenant un diplôme de niveau licence. Il faut s’en donner les moyens et lutter
contre l’échec. Parmi ceux-là, il y a le fait que les IUT et les BTS doivent beaucoup plus s’ouvrir aux bacheliers professionnels ou technologiques. En effet, aujourd’hui, beaucoup de ces bacheliers ne trouvent pas de place dans ces filières et viennent à l’Université, par défaut, sans y être préparés… et échouent. Dans le même temps, des bacheliers des filières générales effectuent deux ans de scolarité en DUT ou BTS puis intègrent ensuite les filières universitaires classiques. Ces étudiants auraient également réussi dans leurs études s’ils étaient venus à l’Université dès l’obtention de leur baccalauréat, laissant ainsi des places dans ces filières courtes à ceux pour lesquels cette voie est la seule chance d’obtenir un diplôme. De même, l’inscription dans la loi du droit, pour chaque futur étudiant, de bénéficier d’un dispositif d’aide à l’orientation (art. 20) me paraît être une bonne chose, à condition que les avis rendus aux lycéens puissent l’être assez tôt dans l’année scolaire afin qu’ils puissent envisager d’autres voies de poursuite d’études et surtout que des possibilités alternatives leur soient effectivement offertes en cas d’avis réservé dans telle ou telle filière. Mais il ne faut pas confondre cette procédure de préinscription avec un processus de sélection : quel que soit l’avis rendu, le futur étudiant doit rester libre de s’inscrire dans la filière de son choix. Propos recueillis par F.C. TRIMESTRIEL N°3 O C T O B R E 2007 23



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