Œdipe n°3 sep/oct/nov 2007
Œdipe n°3 sep/oct/nov 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de sep/oct/nov 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : les jeunes docteurs à la peine.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Services 20 le regroupement de plusieurs services autour de l’aide à l’étudiant (plate-forme orientation, plateforme insertion, observatoire, ateliers CV, PPP (projet professionnel professionnalisé), préparation aux métiers de l’enseignement…), ainsi que la valorisation des CV gérée par Canalsup emploi (www.canalsup.unilim.fr), a permis de proposer un véritable outil de bilan de compétences mis à profit par 700 étudiants. En master, de nombreuses initiatives se déploient partout en France : liste de diffusion d’offres d’emploi et accompagnement/information à Rennes 2, site spécifique et plaquette web à Strasbourg, forum de recrutement à Bordeaux 1, partenariats APEC, AFIJ, ANPE à Grenoble, création de réseaux d’anciens à Paris 5… La liste serait longue s’il fallait Peut-on déscolariser la société ? toutes les recenser. Sans oublier qu’il en existe aussi en doctorat, avec la réussite du monitorat d’entreprise à Bordeaux 1. En posant cette question provocatrice, le sociologue François Dubet, invité à l’occasion de ces journées nationales, a posé celle de la représentation de l’école républicaine. En France, notre imaginaire repose sur la confiance dans l’État et la défense des diplômes nationaux alors que, dans les modèles libéraux, on fait davantage confiance aux individus et aux communautés. Parallèlement, l’imaginaire serait incroyablement décalé, notamment entre les formations et l’emploi. L’exigence d’un fort pourcentage à obtenir le bac créerait une forme d’indignité pour ceux qui ne l’ont pas. On constate ainsi qu’il faut peut-être inverser la question entre inégalité sociale et inégalité scolaire, et le vrai problème serait alors : quel est l’effet des inégalités scolaires sur les inégalités sociales ? De là découlent plusieurs interrogations. A-t-on les capacités de revoir l’école ? De reposer l’imaginaire de l’adéquation de la formation par rapport aux métiers ? De revoir notre système au travers de la formation tout au long de la vie plus qu’au travers de la formation initiale ? Dans la mesure où, avec un bac +2, les jeunes ont moins de chances de trouver du travail que ceux qui sont entrés en apprentissage, cela vaut-il la peine de faire des études ? La société ne compte-t-elle pas trop sur l’école pour résoudre ses problèmes ? TRIMESTRIEL N°3 O C T O B R E 2007 F.C.
Rencontre Philippe Augé Directeur du SCUIO et vice-président de l’université Montpellier-I, Philippe Augé est le nouveau président de la Conférence des directeurs de SCUIO-IP. Quelles sont les principales inquiétudes ou interrogations que vous rencontrez chez les étudiants qui se rendent dans les SCUIO ? Les étudiants qui viennent dans nos services ou que nous rencontrons dans les salons ou les forums se posent 3 types de questions : celles liées à la réussite des études et plus généralement à leur capacité à réussir à l’université ; celles relatives à ce qu’ils sont et à ce qu’ils souhaitent faire et surtout celles liées à la relation études/emploi, c’est-à-dire aux débouchés professionnels. Le niveau de questionnement des étudiants est fonction de l’avancée dans la construction du projet individuel. Soit le projet est défini et il s’agit alors pour l’étudiant de vérifier si le choix des études est en adéquation avec son projet (principalement chez les primo-entrants et L2). Soit, au contraire, le projet n’est pas défini, et les questions portent surtout sur les débouchés professionnels des études dans lesquelles ils sont inscrits. Même si les attentes sont différentes, dans tous les cas, il convient de mettre en relation les compétences acquises à l’université par rapport à la personnalité et au marché de l’emploi. Les étudiants qui fréquentent les SCUIO recherchent un conseil individualisé. Ils posent les difficultés qu’ils rencontrent et réussissent ainsi à prendre du recul et à s’inscrire dans une dynamique. Enfin, les étudiants ont intégré la « LES ÉTUDIANTS S’INTER- ROGENT SUR LA VALEUR DES DIPLÔMES SUR LE MARCHÉ DE L’EMPLOI MAIS AUSSI DE PLUS EN PLUS SUR LEUR VALEUR PAR RAPPORT AUX AUTRES FORMATIONS » notion de concurrence entre établissements d’enseignement supérieur : les questions portent sur la valeur des diplômes sur le marché de l’emploi mais aussi de plus en plus sur leur valeur par rapport aux autres formations ! Quels conseils donneriez-vous aux étudiants en cette rentrée universitaire : d’abord aux primo-entrants, ensuite aux plus anciens ? Deux maître-mots : s’adapter à un nouvel environnement et être acteur de son projet d’études et pro- TRIMESTRIEL N°3 O C T O B R E 2007 21



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