Œdipe n°20 mar/avr/mai 2012
Œdipe n°20 mar/avr/mai 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°20 de mar/avr/mai 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : comment rédiger et soutenir un rapport de stage.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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24/PROFILS/Étudiants européens Qui êtes-vous ? Avant de tenter une mobilité Erasmus, savez-vous vraiment à quoi vous attendre sur les modes de vie et d’études de vos homologues sur le continent ? Toujours à la pointe en la matière, l’Observatoire de la vie étudiante (OVE) publie une photographie statistique éclairante quant à la diversité des profils qui peuplent les amphithéâtres européens. Vous en doutiez-vous ? En Europe, l’âge moyen des étudiants oscille de 21 ans et demi en France à… plus de 26 ans au Danemark ! En France, en Italie, en Roumanie et en Pologne, les étudiants de moins de 25 ans représentent au moins les trois quarts de la population. Dans les autres pays, l’âge moyen est plus élevé, comme au Danemark donc, où les plus de 25 ans représentent la moitié de la population étudiante. Quant à la Grande-Bretagne, 23% des étudiants y ont plus de 30 ans ! Explication : les reprises d’études après une première expérience professionnelle y sont plus répandues que partout ailleurs. L’insertion immédiate n’est pas la norme Ces disparités s’expliquent en grande partie par des temps de transition plus ou moins longs entre la fin des études secondaires et l’entrée dans l’enseignement supérieur. Ainsi, en France, en Italie, en Roumanie et en Pologne, les trois quarts des étudiants entrent directement dans l’enseignement supérieur après l’obtention de leur diplôme (91% des étudiants français par exemple) : or, ce n’est le cas que de seulement un peu plus de la moitié des étudiants des autres pays. Le Danemark se distingue nettement sur ce point puisque seulement un quart des étudiants diplômés EPICURE ŒDIPE//NUMÉRO 20 entrent directement dans l’enseignement supérieur et presque 40% y entrent plus de deux ans après. En effet, le système universitaire danois autorise une année transitoire entre la fin du secondaire et l’entrée dans le supérieur et valorise l’acquisition d’expériences (professionnelles, associatives…) préalable à l’inscription dans le supérieur. Voilà qui fait réfléchir. De tels écarts d’âges entraînent logiquement des différences dans les caractéristiques conjugales des étudiants. Ainsi, les étudiants danois et suédois vivent plus souvent en couple que les autres. Ils sont aussi plus nombreux à avoir des enfants : 16% au Danemark et 13% en Suède contre seulement 3% en Italie et 4% en France et en Espagne. De 12 à 38 heures de cours Rentrons maintenant dans le vif du sujet. On apprend que le temps consacré aux études (heures de cours et travail personnel) varie, en licence, de 31 heures par semaine en France à 38 heures en Italie et, en master, de 23 heures en Roumanie, jusqu’à 39 heures en Suède ! (voir graphique). La Suède fait figure d’exception en ce qui concerne le nombre d’heures de cours hebdomadaires avec seulement 12 heures en licence, alors que les étudiants roumains en font le double. En master, le nombre d’heures de cours est souvent moindre : il est compris entre 12 heures Photo : Sébastien PODVIN
au Danemark et 19 heures en France. Et pourtant, la quantité de crédits ECTS qui valident le L et le M sont les mêmes partout ! En ce qui concerne le travail personnel, les étudiants suédois sont les plus studieux lorsqu’ils sont en licence (20 heures par semaine), mais également en master, à égalité avec le Danemark (21 heures par semaine). Durée du travail studieux La répartition de l’emploi du temps entre heures de cours et temps de travail personnel varie selon le cycle d’études. Ainsi, de manière générale, le nombre d’heures consacrées aux enseignements est moins élevé en master qu’en licence (à l’exception de la France et de la Suède) alors que le temps de travail personnel a tendance à augmenter avec l’avancée dans le cursus. Dans la gestion de cet emploi du temps hebdomadaire, le temps consacré à l’exercice d’une activité rémunérée varie beaucoup. C’est en Pologne que les étudiants y consacrent le plus de temps, avec 19 heures par semaine en licence (contre moins de 10 heures pour les autres pays) et 25 heures en master. À titre de comparaison, les étudiants français y consacrent en moyenne 2 heures en licence et 5 heures en master. On remarque d’ailleurs que le travail rémunéré* augmente régulièrement avec l’âge et concerne entre un tiers et les trois quarts des étudiants selon les pays (voir graphique). C’est en Espagne et en Italie que la part des étudiants exerçant une activité rémunérée au cours de l’année universitaire est la plus réduite (respectivement 32 et 36%). Les classes populaires sous-représentées De manière générale, dans tous les pays, les étudiants issus des classes populaires sont sous-représentés dans l’enseignement supérieur. L’Espagne et la France (avec un ratio de 0,5*) sont les pays dans lesquels la sous-représentation des étudiants d’origine populaire est la plus marquée. À l’autre bout de l’échelle, le Danemark, avec un ratio de 0,8, est le pays qui se rapproche le plus de la situation d’égalité d’accès à l’enseignement supérieur selon l’origine sociale. On peut également noter que c’est en Pologne, où près de 60% des hommes actifs sont ouvriers, que la part des étudiants d’origine populaire dans l’enseignement supérieur est la plus importante (44%). * Plus le ratio est proche de 1 et plus l’enseignement supérieur peut être considéré comme égalitaire (un ratio inférieur à 1 indique une sous-représentation des catégories populaires dans l’enseignement supérieur). Travail rémunéré en période d’études À l’opposé, en Suisse, et dans une moindre mesure au Danemark, le travail rémunéré est particulièrement développé puisque 74% des étudiants suisses et 66% des étudiants danois exercent une activité rémunérée pendant l’année universitaire. La EPICURE ŒDIPE//NUMÉRO 20/25



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