Œdipe n°20 mar/avr/mai 2012
Œdipe n°20 mar/avr/mai 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°20 de mar/avr/mai 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : comment rédiger et soutenir un rapport de stage.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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18/ENGAGEMENT & COMPÉTENCES L’expérience associative Un supplément au diplôme ? L’engagement associatif et le bénévolat sont d’abord une question de vocation. Mais le désintéressement n’empêche pas de voir tous les avantages qu’ils procurent en terme de compétences, d’enrichissement du CV et de carnet d’adresses. Rares sont ceux, en effet, qui restent sur la touche après avoir multiplié les expériences En effet, seule une minorité d’étudiants franchit le pas et pousse la porte d’une association. Et c’est bien dommage, car il y en a pour tous les goûts et les bénéfices sont multiples ! Non qu’il faille adopter une démarche utilitariste quand on rejoint les rangs d’une asso étudiante. C’est même très fortement déconseillé si vous ne voulez pas qu’on vous pousse vers la sortie. Mais tous ceux qui ont tenté l’aventure vous diront qu’ils en ont retiré souvent beaucoup plus que ce qu’ils ont apporté. Car si la vie associative est une excellente façon de tisser des liens sociaux et de rencontrer des gens qu’on n’aurait sans doute jamais croisés ailleurs (des élus, des décideurs locaux, des patrons d’entreprise, des artistes…), c’est aussi et surtout un endroit où l’on s’active pour faire avancer des projets divers et variés ! Et comme le disaient nos anciens, apprendre sur le tas est la meilleure façon d’apprendre : on voit ainsi des petits étudiants fraîchement émoulus de leur lycée se transformer en manager d’équipes, en/EPICURE ŒDIPE//NUMÉRO 20 Syndicats et organisations étudiantes nationales La FAGE : réseau de corpos, d’amicales et de BDE (1 500 assos locales), elle est représentée dans tous les conseils nationaux. L’UNEF : ancêtre de tous les autres « syndicats » étudiants, l’Union nationale des étudiants de France se veut le défenseur de valeurs universelles telles que l’égalité de traitement entre tous les étudiants et l’accès de tous à l’enseignement supérieur. Au nom de ces principes qu’elle craint menacés, elle à tendance à s’opposer systématiquement aux tentatives de réforme de l’université. L’Uni/Mét : avec son célèbre slogan « la droite étudiante », l’Union nationale inter-universitaire/Mouvement des étudiants est très marquée par les valeurs libérales et prône notamment une sélection à l’entrée de l’université et la hausse des droits d’inscription. PDE : issue d’une scission avec la FAGE et réputée conservatrice, Promotion et Défense des Étudiants a vu certaines de ses associations membres retourner vers leur maison-mère. La Cé : la Confédération étudiante est une scission réformiste de l’UNEF.
responsable de la communication, en organisateur d’événements, en collecteur de fonds, en rédacteur en chef, en stratège politique… Choisir son asso Avant de s’engager dans son association, il n’est pas superflu de se demander ce qu’on va y apporter. Il faut donc aussi que les valeurs et les missions de cette asso soient en concordance avec vos attentes. Ainsi, certains décident de s’engager dans des associations de filière, dont les projets sont très éclectiques : ce sont les fameuses « Corpos » ou les « BDE », qui organisent des soirées, des voyages, des galas, des raids sportifs, des actions de préventions, des concours, des animations culturelles, etc. Qui fait quoi dans le bureau d’une asso ? Le président : responsable légal de l’association, il est chargé d’exécuter et de faire exécuter les décisions prises en assemblée générale. Attention : présider ne veut pas dire diriger, le président est un leader mais pas un petit chef ! Le vice-président : il remplace le président en cas d’absence et dans certaines associations, il y a plusieurs vice-présidents qui ont chacun une délégation (les partenariats, la communication, les élections étudiantes…). Le trésorier : il tient les comptes et présenter un bilan comptable en fin de mandat ; son rôle est crucial pour éviter tout problème financier et prévenir les tensions avec le banquier ! Le secrétaire général : responsable administratif de l’association, il gère le fichier des adhérents, les archives et les procèsverbaux des réunions de l’association. Les chargés de mission : parfois considéré comme des membres à part entière du bureau, ce sont en général des responsables de projets (le journal, le gala,…). EPICURE ŒDIPE//NUMÉRO 20 La fin du bénévolat ? Selon la Charte de la vie étudiante signée il y a quelques mois par le ministère de l’Enseignement supérieur, les présidents d’universités et les organisations étudiantes à l’exception de l’UNEF, « les signataires reconnaissent les compétences acquises par le biais de l’engagement associatif étudiant et les universités s’engagent à les valoriser. Selon des modalités définies localement, ces compétences sont reconnues et donnent lieu à une forme de certification, à l’attribution de crédits ECTS liés à la validation d’une UE inscrite dans la maquette de formation, d’un diplôme d’université, à l’inscription à l’annexe descriptive au diplôme ou à la délivrance d’une attestation ». Fin, donc, de l’engagement véritablement bénévole, la rétribution pédagogique est devenue la règle. Le + sur le CV et en matière de carnet d’adresses ne suffisaient pas ? Pas sûr que les assos y gagnent. « Dire que j’étais une truffe en arrivant à la fac serait exagéré… », confesse cet ancien militant étudiant, profondément marqué par son engagement associatif parole d’ancien étudiant. « Mais bon, socialement j’étais un peu en retrait. Par contre quand je voyais tous ces étudiants s’activer dans leur amicale, je trouvais ça engageant et je me disais que je n’arriverais pas à en faire autant, parce que je manquais de charisme. Finalement on est venu me chercher sur un malentendu ! J’y ai passé quatre ans, jusqu’au cou – sans jamais planter mon année ! –, je me suis fait un CV long comme le bras sans y penser, j’ai appris à manager des projets et des équipes, progressivement, alors que je m’en serais cru incapable à la sortie du bac. Résultat, j’ai décroché un poste de cadre à la sortie d’un stage, en lien avec le monde étudiant. Et d’une manière générale j’y suis toujours, mais on me paye pour ça ! » /19



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