Œdipe n°2 mai/jun/jui 2007
Œdipe n°2 mai/jun/jui 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de mai/jun/jui 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : quand les DRH évaluent les diplômés de l'université.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Pratique Langues à l'université : l'autoformation indispensable Si l'apprentissage des langues est obligatoire au lycée, ça n'est pas systématiquement le cas à l'université, hormis, évidemment, pour ceux qui choisissent la filière langues étrangères. Pour rester à niveau et surtout progresser, il faut en passer par l'auto-formation. 20 Les enseignants sont les premiers à le déplorer, les heures de langues restent globalement en nombre insuffisant à l'université, rarement au-dessus de 40 heures par an, quand elles existent... Ce qui impose un nécessaire recours à l'autoformation, et ce d'autant plus que les niveaux exigés pour l'insertion augmentent (voir encadré). Et aussi parce que, comme le souligne Gail Taillefer, enseignante-chercheure en anglais à Toulouse 1, « l'apprentissage des langues relève de la pratique, tout comme le sport ou la musique ». Autoformation, certes, mais pas tout seul puisque pour pallier ces insuffisances, les enseignants les plus ingénieux, ou parce qu'ils bénéficient d'un appui solide de leur direction, ont développé un arsenal d'outils et de ressources permettant aux étudiants de se former en sus des cours. D’abord, diagnostiquer La première étape obligatoire est de faire un bilan « afin de savoir ou l'on en est, de quoi on a besoin et comment y arriver », indique Gail Taillefer. Pour ce faire, diverses formules sont possibles. Tout d’abord, un diagnostic externe, qui peut se faire en ligne et gratuitement via www.dialang.org, qui propose une série de tests en 14 langues européennes. Une évaluation externe aussi, via différents tests commerciaux, coûteux – rarement en dessous de 100 euros – mais assortis d'une validation ou d’une certification. Pour faire son choix, reste à savoir ce qu'on veut en faire ou quelles compétences on veut mettre en valeur (lire, écrire, parler et comprendre). « Ainsi, note Gail Taillefer, le TOEFL est plutôt prisé au niveau académique et par des pays comme les États- Unis et le Japon, alors que le TOEIC et le BULATS sont des références qui parlent aux professionnels. De leur côté, Cambridge First Certificate ou le Cambridge Advanced valident un bon niveau. S'y engager sans avoir des compétences minimales de type B2 et C1 est risqué… » Ressources en ligne : un choix inégal À côté, il y a l'auto évaluation, proposée notamment via le Portfolio européen des langues. Évaluation pour laquelle certaines universités proposent un accompagnement. L'un des plus innovants, accessible à tous quelle que soit l'université d'origine, est le Portfolio électronique développé à Bordeaux 4 et déjà utilisé par d'autres universités françaises et européennes. Plus pratique que le format standard papier, notamment parce qu'on UN PORTFOLIO EUROPÉEN peut y inclure des documents, type CV, certifications et productions, il permet aussi de « servir de lien entre étudiants et enseignants », comme le souligne son concepteur, Dominique Vinet, enseignant- TRIMESTRIEL N°2 M A I – J U I N 2007
chercheur en anglais. « Les enseignants peuvent suivre la progression et la stratégie de l'étudiant et aussi évaluer des réalisations », explique-t-il. Un outil d'autant plus intéressant qu'il est prévu de l'ouvrir aux recruteurs. Côté formation, on trouve des à- côté aussi variables que les cours d'un établissement à l'autre. Les établissements les plus riches sont bien souvent ceux qui ont réussi à créer un centre de ressources en langues et qui proposent, comme à Bordeaux 4, l'accès à des méthodes classiques de type « Tell me more », préparations aux examens de Cambridge, tests du TOEIC et du TOEFL, vidéo-cassettes, CD- Rom… Trouver l’outil adapté Même démarche à Strasbourg, sauf que le centre, baptisé SPIRAL (http://spiral.u-strasbg.fr/) accueille les étudiants des trois universités de Strasbourg et d'EUCOR, la Confédération des sept universités du UNE AUTOFORMATION DANS 23 LANGUES Rhin supérieur. Conseillés par un enseignant, ils déterminent leurs parcours d’apprentissage en fonction de leurs objectifs, niveaux et rythmes de travail, en s'appuyant sur le Portfolio. Autre originalité, alors que la plupart des établissements proposent des outils essentiellement pour l'anglais, l'espagnol et l'allemand, ici, l'anglais n'est pas proposé, mais cette autoformation guidée peut se faire en 23 langues parmi lesquelles allemand, bulgare, chinois, grec moderne, hébreu, japonais, néerlandais, portugais, russe... Avec une certification CLES (niveaux B1 et B2) gratuite pour ceux qui le souhaitent en espagnol, italien, portugais et arabe. Plus accessibles, citons enfin les outils en ligne. À Bordeaux 4, on propose des QCM sur « HotPotatoes » ou encore des productions annotées ensuite par les enseignants. À Toulouse 1, les étudiants ont accés à un laboratoire de langues. Deux salles de respectivement 20 et 60 postes sont à disposition, en partie avec un moniteur et en partie en libre-service. Enfin, pour ceux qui n'ont pas de service de ce type dans leur université, il existe aussi des outils accessibles à tous par Internet, tel Speechy, conçu par Dominique Vinet, qui propose des cours, exercices et QCM, essentiellement en anglais, sur http://langues.u-bordeaux4.fr. Camille PONS suite page 22 TRIMESTRIEL N°2 M A I – J U I N 2007 21



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