Œdipe n°2 mai/jun/jui 2007
Œdipe n°2 mai/jun/jui 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de mai/jun/jui 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : quand les DRH évaluent les diplômés de l'université.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 12 - 13  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
12 13
Compétences Quand les DRH évaluent les diplômés de l’université Les diplômés d’universités sont « moins adaptables et moins opérationnels » que les diplômés des grandes écoles, qui sont « plus facilement intégrables dans l’entreprise » et montrent « une capacité productive immédiate », estiment les DRH, selon les résultats d’une enquête qualitative présentée en février dernier lors d’un colloque « Entreprise, universités, étudiants : un vent nouveau » organisé à Marne-la-Vallée. 12 Pour autant, ce jugement est loin d’être définitif puisque, comme le reconnaissent les mêmes DRH, cette différence tient beaucoup au fait que les diplômés d’écoles font plus de stages que les « universitaires » qui en font peu – voire pas du tout. Il n’y a donc pas, au moins sur ce point, de fatalité, et il ne tient qu’à vous de consacrer un des longs mois de vacances d’été à l’enrichissement de votre CV. Cela étant dit, le constat des DRH est désarmant de logique, puisque dans la mesure où les grandes écoles forment essentiellement à des métiers, ou à tout le moins à des compétences professionnelles, elles sont évidemment plus à l’écoute des entreprises et de leurs besoins. Les DRH soulignent aussi que les écoles « sont mieux organisées, tandis que les diplômes universitaires sont moins lisibles et trop complexes » … Ce qu’on peut difficilement contester, mais ce n’est pas la faute des jeunes diplômés ! « Profil international » contre « modestie » … Quoiqu’il en soit, en terme de compétences, les faits sont là : pour les trois quarts des DRH, les étudiants issus d’écoles maîtrisent mieux l’anglais, font preuve de « leadership » et d’ambition, sont capables de « s’inscrire dans des réseaux », résistent mieuxaustress,affichent un « profil plus international » et ont une « grande capacité à s’exprimer ». On s’aperçoit là qu’il n’est pas seulement question de compétences (savoirs et savoir-faire) mais aussi de savoir-être. Un registre dans lequel les diplômés d’universités se distinguent en faisant preuve de « plus d’altruisme » et de « plus de modestie », ainsi qu’en manifestant une « plus grande capacité d’imagination et d’écoute ». Pas facile à valoriser sur le CV, ou éventuellement lors de l’entretien… si on y arrive. SAVOIRS, SAVOIR-FAIRE ET SAVOIR-ÊTRE Parmi les témoignages instructifs de cette rencontre, le président de Siemens France reconnaît que les chefs de service « ont tendance à recruter ceux qui leur ressemblent ». Beaucoup de candidatures issues de l’université passeraient ainsi à la trappe pour des raisons de compétences mal connues et d’un problème d’identification du recruteur avec les candidats. Cercle vicieux. Pour autant, certains DRH déplorent que peu candidats viennent des universités, qui souffrent d’une double absence de « démarche marketing » et de réseaux d’anciens diplômés. Mettre en valeur les compétences Les DRH se veulent toutefois rassurants, comme cette directrice d’une entreprise de com’, par ailleurs diplômée en lettres classiques : « Tout le monde a ses chances, et les étudiants d’université ne doivent pas partir avec l’idée que l’entreprise n’est pas pour eux ». « Les études de lettres apportent une capacité d’analyse et de recul, des compétences rédactionnelles et une conscience du pouvoir des mots », insiste-telle. Et la DRH de PricewaterhouseCoopers de renchérir : « Un étudiant en histoire est autonome, sait rédiger et faire des recherche. Ce sont des compétences transposables dans l’entreprise. Elles doivent être mises en valeur dans les lettres de motivation ». CQFD. TRIMESTRIEL N°2 M A I – J U I N 2007 F.C.
Des sciences humaines et des métiers « Imagine-t-on des bureaux de traduction sans linguistes, des cellules d'assistance psychologique sans psychologues ? Des métiers de la ville et de la médiation sociale sans sociologues ? Des bureaux d'études sur l'aménagement territorial sans géographes spécialistes de SIG [système d'information géographique] ? Des services du patrimoine et de la culture sans historiens et spécialistes de l'art ? Des agences de communication et de webdesign sans sémiologues du texte et de l'image ? » Ces questions rhétoriques, posées par Jacques Migozzi, président de la Conférence des doyens et des directeurs d'UFR lettres, langues, arts, sciences humaines et sociales (LLASHS), dans un texte intitulé « Halte aux préjugés : les facs de lettres proposent des filières d'avenir », sont destinées à faire passer un message clair : « Les filières LLASHS préparent leurs diplômés aux métiers émergents d'aujourd'hui et de demain, qui exigeront des compétences disciplinaires issues du champ des humanités ». Reste à les mettre en valeur dans un CV : votre SCUIO est là pour ça ! TRIMESTRIEL N°2 M A I – J U I N 2007 13



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :