Œdipe n°18 jun/jui/aoû 2011
Œdipe n°18 jun/jui/aoû 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de jun/jui/aoû 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (170 x 250) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,2 Mo

  • Dans ce numéro : comment rebondir après une première année de santé ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 actus Emplois cadres 66% d'offres en plus en un an, selon l'APEC Dans son indicateur d'offres d'emplois cadres du mois d'avril, l'APEC enregistrait une hausse de 62% par rapport à avril 2010 et une progression globale, sur les 12 derniers mois, de 66% avec au total 419 000 offres d'emplois publiées durant cette période. Une hausse qui concerne toutes les fonctions mais profite plus à certaines : les fonctions informatiques représentent 29% de l’ensemble des offres et enregistrent une progression de 74%, en particulier en informatique web, sites et portail Internet. Derrière, les fonctions dans le commercial et le marketing représentent 28% des offres et enregistrent 70% de progression. Les demandes en cadres progressent également fortement en services techniques (+ 68%). Seule les fonctions liées au domaine santé, social, culture ne profitent pas du même dynamisme (+11% en un an). Associations Un plus pour l’insertion « L'expérience associative est un petit plus en matière d'insertion professionnelle. Mais cela peut devenir un vrai atout si plusieurs conditions sont réunies, concernant la nature de l'engagement et le rapport avec le poste visé, le métier ou la culture d'entreprise » : telles sont les conclusions de Béatrice Barbusse, maître de conférences en sociologie à l'université Paris- Est Créteil au sein du Largotec, au terme d’une enquête menée par ce laboratoire sur le lien entre bénévolat et accès à l'emploi pour les jeunes diplômés. « Le bénévolat doit être conséquent en durée et en contenu, la motivation du bénévole profondément altruiste. En outre, ce dernier doit être capable de prendre du recul par rapport à son activité pour valoriser les savoirfaire transférables dans le monde professionnel », complète-t-elle. Les employeurs attendent des diplômés qu'ils sachent travailler en équipe La capacité à travailler en équipe est la compétence jugée la plus importante par les employeurs européens lors du recrutement d'un diplômé de l'enseignement supérieur, selon un sondage Flash Eurobaromètre. Les 7 000 entreprises interrogées placent le fait de détenir des compétences spécifiques au secteur d'activité en deuxième position, suivi des capacités relationnelles, des connaissances en informatique, de la capacité à s'adapter à des situations nouvelles et des capacités rédactionnelles. Dans le secteur industriel, les recruteurs mettent davantage en avant l'importance des compétences linguistiques. En Europe, ce sont les titulaires d'un bachelor (bac +3) qui sont les plus prisés (55% et 70% des réponses en France), contre 35% pour le master et 3% pour le doctorat. Toutefois, les grandes entreprises et celles du secteur public ont davantage tendance à valoriser les diplômés de master. Plan Réussir en licence 72 dispositifs de réorientation en France Selon le ministère, 72 universités sont engagées dans de tels dispositifs. Avec par exemple des parcours aménagés pour bifurquer d'une licence classique à une licence professionnelle, comme à Aix-Marseille 1, ou encore des dispositifs pour les décrocheurs, comme celui instauré en partenariat entre l'université de Versailles Saint- Quentin et le CNAM. Si Valérie Pécresse s'en déclarait satisfaite, le syndicat minoritaire Sud-Étudiant estime de son côté que « l'objectif réel de ces réorientations [est] de leur faire quitter l'université le plus rapidement possible ». Sud-Étudiant met également en doute la capacité pour un étudiant à faire « le bon choix » en seulement quelques semaines, voire quelques jours qui séparent deux semestres universitaires. La liste des 72 dispositifs : http://media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/Reorientation_etudiants/16/4/dispositifs_de_reorientation_170164.pdf EPICURE Œdipe N°18 - ÉTÉ 2011 Chômage des jeunes en Europe Disparités Nord-Sud L'Observatoire des Inégalités faisait état, en avril dernier, de « niveaux de chômage disparates en Europe », en se référant aux données Eurostat de février 2011. La France se situe au-dessus de la moyenne européenne pour le taux global de chômage (9,5%) alors que le taux le plus bas est détenu par les Pays-Bas (4,3%), mais également pour la part des jeunes Français sans emploi, puisqu'elle est de 24% alors que la moyenne européenne est de 20,9%. Là encore, ce sont les Pays-Bas qui présentent le niveau le plus faible (7,4%), juste devant l’Allemagne (7,9%). L'Espagne détient les « records » de chômage : 20,5% toutes catégories confondues alors que le chômage touche 43,5% de ses jeunes !
Chercheurs en entreprises Les universitaires se font leur place Une récente enquête du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche consacrée aux moyens consacrés à la R&D dans les entreprises, montre que fin 2007, les chercheurs étaient désormais pratiquement aussi nombreux en entreprise que dans le secteur public. Le ministère recensait ainsi plus de 137 000 chercheurs en entreprise (presque 70% de plus qu'en 1997), augmentation due en particulier à un fort recrutement dans les secteurs de l'informatique, des matériaux et composants électroniques et de l'automobile. Là où le bât blesse, c'est que seuls 13% d’entre eux sont titulaires d'un doctorat : ce sont en effet les diplômés d'écoles d'ingénieurs qui occupent plus de la moitié des postes. En revanche, en 10 ans, les autres diplômés universitaires ont réussi à y faire leur trou puisque leur part est passé de 13,7 à 20,7%, notamment les titulaires de masters. Quant aux docteurs, on les retrouve concentrés dans certains secteurs comme celui de la pharmacie, où ils représentent plus de la moitié des chercheurs. La chimie, l'énergie et les services d'ingénierie sont des secteurs qui les apprécient également puisque leurs parts respectives sont de 25,9%, 24,6% et 21,8%. Psycho, socio, géologie… À supprimer ! « Mieux vaudrait rationaliser les dépenses en supprimant toutes les filières qui ne conduisent à rien – par exemple psychologie, sociologie ou encore géologie à l’université – et en réintroduisant les entreprises dans la formation plutôt que de leur demander de faire des efforts sur leurs propres deniers pour former des jeunes : alors que c’est le rôle de l’Éducation nationale, celle-ci délivre au contraire à des jeunes entre seize ans et dix-neuf ans une fausse formation que les parents se seront sacrifiés à payer bien qu’elle ne mène à rien ». Intervention du député UMP des Pyrénées Orientales Fernand Siré, le 16 mars dernier, lors d’une réunion de la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale. EPICURE Œdipe N°18 - ÉTÉ 2011 Les diplômés méprisent la crise Trois ans après leur entrée dans la vie active, le taux d’emploi des diplômés du supérieur gravite autour de 85%, selon la dernière enquête menée le CÉREQ (Centre d’études et de recherche sur les qualifications) auprès d’un large échantillon de diplômés 2007. « Par rapport à la génération précédente, l'entrée sur le marché du travail s'est faite de manière plus rapide : en 2004, les jeunes arrivaient sur un marché du travail dégradé depuis plusieurs mois alors qu'en 2007, ils arrivent sur un marché où le chômage recule depuis deux ans ». Bémol cependant : « La crise économique stoppe cette embellie (…) Chez les diplômés du supérieur, le taux d'emploi à trois ans a baissé de 2 points par rapport à la génération précédente. Ce repli était de 5 points dans le secondaire et de 7 points chez les non diplômés. » Pour autant, le CÉREQ estime que « l'effet de la crise sur les premiers pas dans la vie active des diplômés du supérieur apparaît très modéré ». Leur conditions d’embauche se seraient-elles de leur côté détériorées ? « La crise pourrait conduire les jeunes diplômés du supérieur à moins d'exigence sur la nature de l'emploi occupé : position, type de contrat, niveau de rémunération. Or la qualité des emplois qu'ils occupent trois ans après leur sortie ne semble pas s'être dégradée. 72% sont en CDI ou sont fonctionnaires. Ce chiffre était de 70% pour la génération 2004. La part des CDD oscille autour de 17%, comme pour la génération 2004. Les contrats précaires sont donc minoritaires. La part des emplois de cadres ou de professions intermédiaires est stable à environ 80%. Enfin, le salaire médian des diplômés du supérieur de la génération 2007, s'établit à 1 350 euros pour le premier emploi et 1 630 euros pour l'emploi occupé trois ans après la sortie. Ce niveau de rémunération est en légère hausse par rapport à la génération précédente. » Autre observation qui ne surprendra personne : les diplômés du supérieur ont été « beaucoup moins affectés » par la crise que les non diplômés. 5



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