Œdipe n°17 mar/avr/mai 2011
Œdipe n°17 mar/avr/mai 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de mar/avr/mai 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (170 x 250) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : automobile, des métiers qui tiennent la route.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 18 - 19  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
18 19
18 Parcours Comment devenir expert ou criminologue Les séries télé venues notamment des États-Unis ne sont pas étrangères à l'attrait que suscitent les métiers de la police scientifique, de celui qui cherche les indices sur une scène de crime à ceux qui les analysent en laboratoire. On peut aussi faire de la criminologie. Certes, les profilers n'ont pas le vent en poupe, mais en optant pour la recherche, vous pourrez œuvrer pour une meilleure connaissance des comportements criminels et de la machine judiciaire. Une précision d'abord : certes très populaires, les séries n'en sont pas moins en partie éloignées de la réalité même si, comme le note Isabelle Curé, chargée du suivi des recrutements de la police technique et scientifque (PTS), elles ont contribué à « donner une autre image de la police ». Médiums, les profilers ? Absolument pas, répond la psychologue et criminologue Sylviane Spitzer, qui a été l'une des premières analystes comportementales comme on les nomme en France. Certes considérée comme « science molle », l'analyse comportementale n'en est pas moins une et consiste non pas à avoir des flashes prémonitoires, mais à analyser des scènes, interroger des victimes, comprendre ce qui s'est passé et dresser un profil de l'agresseur. En France, l'une des rares possibilités d'exercer ce métier reste la gendarmerie. Si au départ celle-ci pouvait faire appel à des psychologues ou psychiatres extérieurs, elle n'y est plus autorisée depuis 2004. Elle a néanmoins monté sa propre Direction des sciences comportementales (DSC) en 2009. Spécialité criminologie : pour faire de la recherche ou devenir profiler Pour ceux qui visent ce service, le concours est incontournable pour entrer dans la gendarmerie avant de postuler ensuite en interne. Deux voies sont possibles. Soit préparer un master 2 en droit pour rentrer par concours de catégorie A en tant que directeur d'enquête, soit décrocher un bac +3 et un concours de EPICURE Œdipe N°17 - Mars-Avril 2011 SICOP - Carine Pilosoff catégorie B pour démarrer comme lieutenant. Ensuite, on rentre dans un Institut de criminologie où la formation dure un à deux ans. Il y en a peu en France, mais citons au moins ceux de Paris 2 et d'Aix-Marseille 3 (Institut des sciences pénales et de criminologie, ISPEC). Deuxième voie, un master en psychologie clinique ou psychopathologie complété de préférence de spécialisations en criminologie, criminalistique, victimologie, agressologie... Signalons, par exemple les DU de criminologie à Paris 5 et 2, à Rouen, Toulouse 1 Capitole (DU de Criminologie renforcée : psychologie criminelle et profilage), un DU (après licence) et un DESU de criminologie (après M1) à Paris 8, un DU
de victimologie accessible à partir du M2 et un DU de sciences criminelles accessible à partir de la licence à Montpellier 1. On trouve par ailleurs des M2 spécialisés à Aix-en-Provence, Pau ou Rennes 2 (psychocriminologie et victimologie). L'IS- PEC propose aussi un DU en sciences pénales et criminologie. Le concours permet donc de rentrer soit en tant que psychologue soit comme enquêteur à la gendarmerie, avant de former ensuite des binômes avec ces deux profils à la DSC. Avec un cursus de ce type vous pourrez aussi, selon Sylviane Spitzer, proposer votre expertise en libéral aux entreprises et particuliers. Les particuliers font appel à des criminologues par exemple pour des dossiers dont ils considèrent qu'ils ont été trop rapidement bouclés, voire bâclés. On peut ainsi vous demander de « tracer SICOP - Carine Pilosoff le profil de l'agresseur potentiel » et « vérifier si quelqu'un qui avait le profil n'a pas été écarté ». Côté entreprises, l'appel à un psy peut se faire pour de l'enquête interne, « cerner les personnalités de chacun quand celle-ci fait face à des problèmes de harcèlement, quand il y a eu une agression, pour comprendre pourquoi cela a pu se passer, etc. ». Tout cela étant dit, compte tenu du peu d'engouement en France pour ce type d'expert, la recherche est une option plus réaliste, après un doctorat de psychologie clinique ou de psychopathologie, ou de psychiatrie ou encore de criminologie. À Besançon, Jean-Michel Bessette forme chaque année une vingtaine d'étudiants dans le seul M2 français de criminologie relevant de la sociologie. Ceux qui font ensuite de la recherche travaillent aussi bien sur les Le « pilote » : « Les Experts Lyon », 1910 Bien avant Les Experts de Los Angeles, Miami, Manhattan, ceux de Milan, les Français du RIS à la TV... les « vrais » experts en France ont démarré en 1910, à Lyon, à l'initiative d'Edmond Locard. Ce premier laboratoire regroupait déjà toutes les activités, hormis le domaine technologique (ordinateurs, mobiles ou encore caméras de vidéo-surveillance n'existaient pas encore), même si l'on n'avait pas nécessairement à faire aux mêmes substances. Sont ainsi nés les experts en balistique, en empreintes digitales, en documents à authentifier, ceux du domaine incendiesexplosions, ceux qui font les analyses toxicologiques, physico-chimiques (qui déterminent quel type de peinture, de plastique, etc. correspondent aux éléments retrouvés sur les scènes, vérifient la présence de résidus de poudre attestant de l'usage d'une arme à feu), ceux qui s'occupent des stupéfiants et enfin ceux du domaine de la biologie, renforcée de la génétique depuis les années 90. EPICURE Œdipe N°17 - Mars-Avril 2011 violences domestiques que la délinquance financière, la prison dans la prison, les erreurs judiciaires... Outre ensuite enseigner en université, ces travaux ont un intérêt pour les gens de terrain (voir encadré). Les diplômés pourront aussi postuler pour des associations d'aide aux victimes ou participer à la conception et/ou au pilotage d'actions dans le cadre de la Politique de la Ville, au sein de collectivités locales. Les experts : du préleveur d'indices sur scène de crime au « rat » de laboratoire Ceux qui rêvent d’un job d'expert devront de leur côté intégrer la PTS (police technique et scientifique) : c’est elle qui emploie les personnels qui relèvent les indices sur les scènes de crimes et de délits et ceux qui font les analyses en laboratoire. Ici, les concours, 19



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :