Œdipe n°17 mar/avr/mai 2011
Œdipe n°17 mar/avr/mai 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de mar/avr/mai 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (170 x 250) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : automobile, des métiers qui tiennent la route.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 Enquete ̯ Enquête « 2011, la jeunesse du monde » 30 000 jeunes s’attaquent aux préjugés Les jeunes Français doutent des institutions et de l'avenir de leur pays, mais voient le leur plutôt ensoleillé. Ils placent la qualité du travail et l'ambiance au même rang que les salaires, plébiscitent des valeurs humanistes... Ce sont quelques-uns des enseignements de l'enquête mondiale menée par la Fondation pour l'innovation politique (Fondapol). Une carrière réussie, c'est certes un bon salaire, répondent 62% des jeunes Français. Mais 55% plébiscitent aussi une bonne ambiance de travail, des collègues sympathiques et un travail intéressant (57% de réponses). Ils ont été interrogés avec plus de 30 000 autres jeunes de 25 pays dans le cadre de la grande enquête menée par la Fondapol qui tente d'éclairer sur leurs manières de vivre, opinions et aspirations (voir encadré). Alors qu'on les dit opportunistes ou individualistes, ils montrent qu'ils n'ont pas les dents longues puisqu'ils privilégient autant la qualité de vie, de travail et de leur entourage qu'un bon salaire. Et c'est une tendance générale chez toutes les jeunesses du monde : être passionné par son travail est souvent jugé aussi important que de gagner beaucoup d’argent ou même que de passer du temps avec ses amis. Idem, nos jeunes Français font partie de ceux qui accordent le moins d'importance aux opportunités de carrière : ils ne sont que 22% à y être sensibles, tout comme les Allemands (21%) ou encore les Espagnols (17%). Et, tendance générale dans le monde, « si les jeunes manifestent avec force l'importance d'une vie professionnelle réussie, ils se désintéressent presque totalement de l’accès à la célébrité, qui ne compte parmi les projets d’avenir que pour les jeunesses israélienne (14%) et indienne (27%), contre 6% en moyenne dans la jeunesse mondiale », nous apprend encore l'étude. L'une des jeunesses les plus pessimistes... Certes, le chômage inquiète les jeunes (45% des jeunes Européens l'identifient comme l'une des plus grandes menaces pour la société, avant le terrorisme ou le changement climatique), mais ils ne se laissent pas abattre pour EPICURE Œdipe N°17 - Mars-Avril 2011 autant. Ainsi, « loin d'être déprimés par la menace du chômage, les jeunes se déclarent massivement certains d'avoir un "bon travail" dans l'avenir (70%), soit plus que leurs aînés (62%) ». Néanmoins, les jeunes Français comme les Grecs font partie de ceux qui doutent le plus en étant « seulement » 49% et 43% à imaginer pouvoir trouver un « bon travail ». Ils sont aussi les moins nombreux à imaginer leur avenir prometteur (53% contre une moyenne européenne qui s'élève à 61%). L'enquête souligne d'ailleurs que la jeunesse française est « l'une des plus pessimistes du monde ». Mais sortis des comparaisons, on observe que les optimistes sont au moins aussi nombreux que les autres, voire majoritaires. Et retenons que les Français font aussi mentir leur réputation en se plaçant en tête des pays occidentaux avec 61% de jeunes satisfaits par leur travail.
… Mais plus optimiste pour elle-même que pour son pays Même tendance face à la mondialisation. La jeunesse française s'avère parmi les plus craintives face à la globalisation alors que l'enquête montre « une tendance quasi généralisée à accepter la mondialisation » avec des heureux notamment chez les Chinois (91%), les Indiens (87%) et les Brésiliens (81%) ! Mais ils sont néanmoins 52% des Français à la regarder « comme une opportunité ». Un scepticisme donc relatif. Surtout si l'on considère que c'est en Europe que, de leur côté, les 30-50 ans apparaissent les plus réservés à l'égard de la globalisation et qu'ils ont certainement une influence sur ce jugement. Plus de 30 000 jeunes des 5 continents interrogés Que pensent les jeunes, à quoi aspirent-ils dans ce nouveau monde de la globalisation et comment le vivent-ils ? Tel était l'objet de cette grande enquête conduite par le groupe TNS Opinion dans 25 pays auprès de 32 714 jeunes âgés de 16 à 29 ans. Publiée par la Fondation pour l'innovation politique, elle est téléchargeable sur www.fondapol.org/etude/2011-la-jeunesse-du-monde/Même s'ils semblent plus partagés qu'ailleurs, nos jeunes Français sont donc plus optimistes qu'on ne voudrait le croire. Et en plus, ils affichent leur bonheur : 83% disent qu'ils sont satisfaits de leur vie, ce qui est supérieur à la moyenne européenne (78%). Mais que penser alors du « décor [qui] change brutalement lorsqu’il s’agit non plus d’évaluer sa propre situation mais celle du pays tout entier » ? 25% seulement des Français estiment satisfaisante la situation de leur pays. Ils ne sont que 17% à imaginer un avenir prometteur pour leur pays alors qu'ils étaient quand même plus de la moitié à l'imaginer prometteur pour euxmêmes. Défiants envers les institutions EPICURE Œdipe N°17 - Mars-Avril 2011 Les Français battent aussi des records de défiance à l’égard de leurs institutions. Même si ce manque de confiance règne un peu partout dans le monde. En France, ils sont seulement 17% à exprimer leur confiance dans le gouvernement et dans le Parlement ! Seuls les Mexicains font pire. Parmi les institutions « frappés par cette crise de confiance », notons que les médias inspirent confiance à moins d’un quart des jeunes Français ! Conclusion, la jeunesse française doute, mais pas de tout et pas tout le temps. Elle se montre heureuse de vivre, satisfaite de son travail et majoritairement confiante en son avenir. « Le pays déçoit mais l’époque console », analysent les auteurs face à cette attitude paradoxale. Ils relèvent surtout que même si « la jeunesse française fait malheureusement partie de celles qui doutent (…) elle n’exprime pas moins son penchant pour l’époque, manifestant ainsi une disponibilité qui doit être d’abord enregistrée et reconnue puis vigoureusement soutenue. » Camille Pons 15



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