Œdipe n°17 mar/avr/mai 2011
Œdipe n°17 mar/avr/mai 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de mar/avr/mai 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (170 x 250) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : automobile, des métiers qui tiennent la route.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 ‘ Metiers L’automobile Des métiers qui tiennent la route Parce que l'automobile est à la fois un produit de grande consommation et de haute technologie (plus d'électronique, de sécurité, de confort...), c'est un secteur qui recrute. Et les métiers, donc les formations qui y mènent, sont beaucoup plus nombreux qu'il n'y paraît. Malgré quelques années moroses en raison de la crise, le secteur de l'automobile reste pourvoyeur d'emplois. Que ce soit au niveau de la conception où les ingénieurs doivent développer les nouvelles technologies de la commercialisation ou de la maintenance. Conception, production, commercialisation Le secteur se découpe en trois grandes filières : la conception, la production et la vente/après-vente. À chacune correspondent des spécialisations et des métiers. Spécificité notable, on y recherche des profils de plus en plus qualifiés. Les techniciens y sont nombreux (BTS, DUT et licences professionnelles), étant notamment prisés ceux qui ont été « préformés via l'alternance et donc opérationnels d'entrée de jeu », observe Luis Le Moyne, le directeur de l'ISAT, seule école d'ingénieurs française publique spécialisée dans l'automobile*. La conception est le domaine privilégié des ingénieurs (mécaniciens, motoristes, électroniciens, etc.). Même si les grandes écoles constituent EPICURE Œdipe N°17 - Mars-Avril 2011 la voie royale, des cursus universitaires y mènent aussi. D’une part parce que, après avoir démarré à l'université, on peut rentrer sur titre ou admission parallèle dans une école. D’autre part parce que des postes sont ouverts à des diplômés de master 2. Il en existe ainsi de très haut niveau menant notamment aux métiers de la motorisation qui connaissent un boom (développement des moteurs thermiques par exemple). On peut citer le M2 Énergétique et environnement de l'université Pierre et Marie Curie à Paris (UPMC) ou Énergie fluides environnement à Rouen. Les métiers auxquels on ne pense pas forcément Les écoles de design, comme celle du Strate Collège de Sèvre qui a une section Mobilité & Transport, préparent à travailler sur les intérieurs des voitures. Un linguiste a aussi sa place (même si les postes sont « peau de chagrin ») : « Un véhicule est destiné à être vendu partout dans la planète », explique Luis Le Moyne. « Un linguiste peut travailler au marketing, par exemple sur le nom du véhicule qui doit être à la fois évocateur d'un certain message et pas insultant pour d'autres cultures ». Et puis, évidemment, tous les constructeurs emploient DRH et managers en tout genre, comptables, chargés de communication, etc. Les universités proposent des formations que les recruteurs apprécient autant que celles des écoles de commerce, par exemple au sein des IAE (Instituts d'administration des entreprises). Les postes de chefs de services qui nécessitent une spécialisation technique sont généralement raflés par les ingénieurs généralistes (centraliens, polytechniciens...). Crédits : Renault Design La Renault Twizy, l’un des quatre véhicules de la gamme "verte" de Renault
Doctorat ou diplôme d'ingénieur ? Outre travailler en bureaux d'études, vous pouvez intégrer la R&D où s'élaborent les prototypes, domaine qui n'est plus le seul apanage des ingénieurs, car les méthodes des docteurs y « ont trouvé une reconnaissance méritée », remarque Luis Le Moyne. Avec un BTS, un DUT ou une licence pro (avec toujours un plus pour ceux axés sur les moteurs), on peut également intégrer la conception, d'abord dans des fonctions d'assistants ingénieurs. Les BTS MCI (Moteurs à combustion interne) sont ainsi très recherchés. On en trouve à Savigny-sur-Orge, à Brest, Des conditions de travail difficiles à Saumur ou encore à Périgueux. Autre formation bien vue, la licence pro Groupe motopropulseur et son environnement de l'UPMC. En production (pour travailler là où il y a des chaînes), les métiers sont plus divers avec, en haut le métier d'ingénieur de production qui travaille à optimiser les moyens de production, sur la robotisation par exemple. De tels postes sont néanmoins difficiles à décrocher si l'on ne sort pas d'une école. Crédits : Renault - Dir. Communication EPICURE Œdipe N°17 - Mars-Avril 2011 Conception, production : qui emploie ? > les constructeurs dont Peugeot et Renault, > les sous-traitants tels que Valéo, Delphi, Bosch et Siemens qui fabriquent un grand nombre d'éléments, > les prestataires tels qu’Altran ou Matis Technologies qui missionnent ingénieurs et techniciens chez les autres. En période de baisse de production, ce sont eux qui recrutent davantage. Enfin, la vente et l’aprèsvente regroupent les métiers de commerciaux, de gestionnaires et de service. On y trouve des diplômés d'écoles de commerce ainsi que beaucoup de bac +2 et 3, y compris sans « coloration » automobile tels les BTS NRC (Négociation et relations Sur les chaînes de production mais aussi en conception, le secteur de l’automobile n’est pas de tout repos. Pour mieux en connaître les contraintes concrètes, notamment en terme de statut, Œdipe a rencontré un représentant de la CGT sur le site de PSA Sochaux/Belchamp.• Le recours aux intérimaires fait partie des usages, et certains salariés restent sous ce statut pendant des années. Ils sont plus corvéables que les autres et sont les premiers à partir en cas de baisse de production, comme les prestataires, également nombreux. À Sochaux, ils représentent presque 20% des effectifs.• Le secteur a fréquemment recours aux CDIC, des CDI de chantier sans date de fin, donc précaires.• Le temps est annualisé : on travaille plus ou moins selon les variations de production, y compris les week-ends. Côté horaires, au-delà du possible travail de nuit qui touche moins les cadres, le doublage (une semaine de 5 à 13h, la suivante de 13 à 21h) est une pratique fatigante pour l’organisme.• Ce sont les femmes qui restent le plus longtemps sur la chaîne, donc dans le plus bas coefficient. Crédits : Renault - Communications Department 11



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