Œdipe n°16 déc 10/jan-fév 2011
Œdipe n°16 déc 10/jan-fév 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°16 de déc 10/jan-fév 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (170 x 250) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 6 Mo

  • Dans ce numéro : diplômés de master, l'insertion en chiffres.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 actus Le diplôme protège toujours du chômage… L'observatoire des inégalités note, selon des données fournies par l'INSEE, que le taux de chômage des non-diplômés est 2,7 fois supérieur à celui des diplômés du supérieur (bac +2 et plus), contre 2,2 au milieu des années 1980. Le diplôme est plus que jamais un atout pour accéder à l’emploi. L'écart entre les des non-diplômés et les diplômés d'études supérieures s'est accru dans les années 1980 et 1990 avec la montée du chômage, même si les plus diplômés ont aussi lourdement ressenti la récession de 1993. Mais à partir de 2004, leur taux de chômage a davantage diminué que celui des actifs peu qualifiés, creusant encore les inégalités. Et la forte progression du chômage amorcée depuis 2008 frappe à nouveau les jeunes peu qualifiés. … Mais des diplômés du supérieur rivalisent avec des bacs pros Néanmoins, selon une note de ce même INSEE datant d'octobre*, certains diplômés du supérieur ont des taux de chômage comparables à ceux des bacheliers professionnels. Ce sont des diplômés des IUT et des STS de commerce, communication, hôtellerie et tourisme, de licences en sciences humaines et sociales, de licences tertiaires et de masters en lettres, sciences humaines, communication et services aux personnes. Les plus mal lotis sont les titulaires d'une 2 e année de licence en lettres et sciences humaines. Ils affichent un taux de chômage de 15%, soit, constate l'INSEE, une « situation comparable à celle des titulaires de CAP ou BEP de la production » et ils ne démarrent qu'avec un salaire médian de 1 300 euros. Les titulaires de DUT-BTS en agriculture ou gestion ont de leur côté un salaire comparable à celui des bacheliers professionnels de la production ou des aides-soignantes, qui ont pourtant un diplôme de niveau CAP-BEP (autour de 1400 euros). Les formations à l'environnement attirent Selon le ministère de l'Enseignement supérieur, les effectifs étudiants des formations supérieures à l'environnement ont augmenté de 7,5% depuis 2005. En 2009-2010, 31 626 étudiants étaient inscrits dans une formation supérieure préparant à un diplôme dans le champ de l'environnement entendu au sens large, c'est-à-dire incluant les questions relatives à l'écologie, aux espaces naturels, à l'énergie et au climat. Contre 29 447 inscrits en 2005-2006. Les plus prisées sont les licences pro, qui affichent une croissance de 67% en cinq ans. * « Le domaine d'études est déterminant pour les débuts de carrière » N°16 - Décembre 2010/Janvier 2011 Erasmus Une fuite en avant ? Dans son livre « Erasmus et la mobilité des jeunes Européens : mythes et réalités » paru aux PUF en septembre, Magali Ballatore (dont c'était l'objet de sa thèse de sociologie) affirme qu'une bonne part de ces « voyageurs » ne va pas chercher l'enrichissement promis mais tente plutôt d'échapper à des conditions d'études moins bonnes ou à des difficultés d'insertion professionnelle. Elle relève que si « l'Anglais envisage cette expérience davantage comme un voyage initiatique », l'Italien le plus souvent cherche « à échapper à une insertion professionnelle difficile » en allant vers le nord, et le Français à fuir des « conditions d’études universitaires détériorées en France ». Et que la motivation qui touche une majorité d'entre eux est une « économie de plus en plus tournée vers la flexibilité, la mobilité couplée à la précarité pour une frange de la population qui sera conduite à changer fréquemment d’emploi et à se déplacer davantage […] pour accompagner le travail ».
Médecine Autant de places au concours que l'an passé Le concours à l'issue de la première année des études de santé ne sera pas plus difficile que l'an passé puisque le numerus clausus est le même qu'en 2009-2010 pour toutes les filières : 7400 étudiants pour la deuxième année de médecine, 1 154 en dentaire, 1 015 en sage-femme et 3 090 en pharmacie. Et comme visiblement les inscriptions, malgré les craintes de doyens, n'ont pas augmenté outre mesure, les chances des candidats restent quasiment identiques. Décrochage : la réorientation s’organise L'université d'Angers propose un programme « Transver'sup » à ses étudiants décrocheurs. Une trentaine d'étudiants en a bénéficié l'an dernier : grâce à un accompagnement pour construire un projet de formation et un projet professionnel (élaboration d'un portefeuille de compétences, d'un CV, préparation d'un entretien...) complété d'une expérience d'engagement volontaire, ils ont pu être redirigés, soit vers des formations courtes (à l'IUT, au CNAM ou à la CCI), soit vers des dispositifs d'aide à l'insertion professionnelle type CIVIS, ou dans un dispositif de service civil volontaire. Étendu à l'université de Nantes, cette année il concernera près de 150 étudiants. Coût des études (2) Des impôts versés à l'université ? Autre idée, avancée par Tom McKenzie, chargé de recherche à Cass Business School (Londres), et Dirk Sliwka, professeur à l'université de Cologne, instaurer un impôt sur les diplômés, proportionnel au salaire et qui serait versé directement aux universités dont ils sont les anciens élèves. Ce qui aurait le mérite, selon eux, d'inciter ces dernières à améliorer la qualité de leur enseignement et l'insertion professionnelle de leurs étudiants (en les aidant vraiment à trouver un emploi à l'issue de la formation) si elles veulent des retours en fonction des carrières que font leurs diplômés. N°16- Décembre 2010/Janvier 2011 Un iPhone pour trouver sa formation Mobipof est une nouvelle application disponible sur iPhone du portail national orientation-formation mis en œuvre par l'État, les régions et les partenaires sociaux. Depuis votre téléphone portable, vous pouvez découvrir des métiers sur les plus de 2 000 répertoriés, trouver des lieux d'information, rechercher des formations parmi les 190 000 recensées et géolocaliser les 50 000 organismes qui les proposent, ainsi qu’accéder à 1000 fiches d'information sur les droits et les démarches ou encore constituer un portfolio. Ça se passe sur www.proximamobile.fr/ ? q=node/60 Coût des études (1) Une fois cadres, remboursez « Si la formation est un droit, elle implique aussi pour l'ensemble des étudiants des devoirs envers la collectivité qui la finance » : un chercheur de l'EDHEC (une grande école de management) préconise, pour augmenter les financements publics, de faire conclure des « contrats de formation supérieure » avec les élèves, au départ dans les très grandes écoles d'ingénieur et doctorats en médecine qui bénéficient d'importantes subventions, avant de les étendre à toutes les formations. Ces contrats spécifieraient le montant des efforts consentis par l'institution publique à la formation et les obligations de contribution des étudiants après l'entrée sur le marché du travail. Celle-ci serait modulée selon les succès durant la carrière professionnelle (rien ne serait demandé en période peu rémunératrice). Ainsi, les étudiants qui vont faire carrière à l'étranger ne constitueraient plus de « pertes sèches » pour le pays et ces contrats pourraient les rendre plus citoyens. 5



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