Œdipe n°15 sep/oct/nov 2010
Œdipe n°15 sep/oct/nov 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°15 de sep/oct/nov 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (170 x 250) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : admissions parallèles en écoles, une voie en plein essor.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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26 Parcours Beaucoup d’appelés et peu d’élus : les métiers du spectacle attirent mais nécessitent une forte motivation pour percer. Si vous avez une âme de saltimbanque, voici ce qu’il faut savoir. Des milliers de personnes travaillent dans le monde du spectacle : artistes, mais aussi techniciens ou organisateurs. Bien sûr, à côté de quelques stars qui gagnent très bien leur vie, nombreux sont ceux et celles qui courent de contrat en contrat avec un statut d'intermittent du spectacle. Mais ils ne changeraient de métier pour rien au monde : ils ont la chance de vivre une passion au quotidien. Les artistes Si on peut tenter de se lancer sans formation préalable, divers cursus sont possibles avec un bac. La voie royale pour devenir comédien est l'une des trois écoles nationales, mais la sélection est féroce : au Conservatoire supérieur d'art dramatique de Paris (30 candidats admis chaque année Le spectacle Des métiers de la scène à la salle sur 900 postulants...) à l'École supérieure d'art dramatique du théâtre national de Strasbourg, et à l'École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre de Lyon (qui recrute, elle, à bac +2). Si des parcours universitaires, plus accessibles, existent, ils sont très différents d'une fac à l'autre (licence et master Arts du spectacle ou Études théâtrales...) et ont parfois des débouchés incertains. Renseignez-vous. Enfin, les cours privés sont n o m b r e u x. C o m me l e s centres de formation ne sont pas toujours très sérieux, visez donc les plus reconnus : notamment, à Paris, le Cours Florent (qui a quand même formé, entre autres, Isabelle Adjani, Daniel Auteuil, Dominique Blanc, Jean-Pierre Daroussin) ou le Cours Simon (parmi les « anciens » qui ont réussi : Louis de Funès, Dany N°15 - Octobre-Novembre 2010 Boon, Bernard Campan...). Si c'est le chant, ou la musique, qui vous fait vibrer, avant de démarcher les maisons de disque et les producteurs, assurez-vous que vous avez le niveau. La stratégie du « reculer pour mieux sauter » est très pertinente ici : une formation solide (conservatoire ou autre) servira même à ceux qui ne visent pas le domaine du classique ! La technique Des hommes – et femmes – de l'ombre actionnent l'environnement technique (sonorisation, éclairage, machinerie de scène...) indispensable à la réussite du spectacle : ils doivent se faire oublier au profit des artistes mis en valeur, et toujours (faire) respecter les normes de sécurité pour le public.
Si vous avez déjà une formation plutôt technique, et/ou que vous êtes dégourdi, vous pourrez entrer par la petite porte et apprendre sur le tas : cela se fait encore assez fréquemment dans cette branche. Mais si c'est un vrai diplôme de spécialiste que vous visez, vous pourrez, par exemple, envisager un BTS Métiers de l'Audio visuel option Métiers du son ou option Gestion de prod, dans une école comme celle de Bordeaux (ADAMS). Des milliers de salles On compte plus de 750 théâtres et opéras en France, et des milliers de salles de spectacles, de la plus intime (celle de la MJC du coin) à la plus grande (Paris-Bercy compte quand même 17 000 places). Les festivals de musique, de théâtre, sur des sites en plein air sont légion. Les organisateurs Une salle de spectacle est aussi... une entreprise, mais oui ! Et des études généralistes de gestion ou de management, ou même de commerce, qui vous forment au métier d'entrepreneur, ne sont pas destinées uniquement à des futurs patrons de boîtes austères. Mais votre fibre artistique doit vous conduire et vous mener à des stages et des boulots d'été dans le domaine culturel pour vous permettre de vous familiariser avec ce milieu. N°15 - Octobre-Novembre 2010 Des cursus plus pointus existent aussi, à l'université (comme la licence professionnelle Management des projets artistiques et culturels dans certaines UFR Lettres et sciences humaines), dans le cadre d'écoles privées ou encore de centres de formation moins institutionnels (par exemple, l'OGACA à Strasbourg). Un conseil avant de vous lancer : rencontrez des anciens élèves, pour voir comment ils ont réussi à s'insérer dans le monde professionnel. Sylvie de Mathuisieulx Paroles de pro « Je suis un chef d'orchestre qui coordonne les secteurs de la production et de la technique pour que le spectacle atteigne le top de la qualité. Le moteur, dans ce type de métiers, c'est évidemment l'amour de la musique, et la diversité des rapports humains. C'est un boulot formidable, mais qui complique un peu la vie de famille en raison de ses horaires... de folie. » Sylvain Boudrit, régisseur général au Zénith de Strasbourg (le plus grand Zénith de France). « Accompagner des artistes dans leur carrière (orientation artistique, choix des collaborateurs musiciens, réalisateurs...) est un métier passionnant et très valorisant. On rencontre beaucoup de monde, d'horizons très divers, et on accompagne l'évolution de projets variés dans un secteur qui bouge... C'est exaltant, mais aussi très prenant : on n'a jamais vraiment de vacances ! Il faut aimer les gens, être compréhensif et parfois savoir gérer des "caprices de stars" en restant zen. » Sébastien Bourel, producteur et consultant artistique. 27



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