Œdipe n°15 sep/oct/nov 2010
Œdipe n°15 sep/oct/nov 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°15 de sep/oct/nov 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (170 x 250) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : admissions parallèles en écoles, une voie en plein essor.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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10 orientation Admissions parallèles en écoles Évolution des mentalités, regain d'intérêt des recruteurs, multiplication des formations universitaires qui offrent des passerelles… Bien que le principe de l’admission parallèle ne soit pas nouveau, voilà une dizaine d'années que cette voie représente, par le nombre de places offertes, une réelle chance pour ceux qui n'auraient pas pu ou pas voulu intégrer une prépa post-bac. « C'est comme au loto, 100% des gagnants ont tenté leur chance », aime à dire Jean- François Fiorina, directeur de l'ESC Grenoble et délégué général de la banque Passerelle qui gère le concours des admissions parallèles commun à 16 écoles de commerce. Rien n'est donc jamais perdu, et c'est ce que disent aussi ceux qui sont passés par cette voie qui permet à des titulaires de bac +2, 3 ou 4 d'intégrer une grande école de commerce ou d'ingénieurs sans passer par une classe prépa. Des concours communs pour multiplier les chances Côté écoles de commerce, il y a de sérieuses possibilités, parce qu'elles s'y sont toutes mises et que les places sont de plus en plus conséquentes. « Compte tenu du nombre de places significatif qui leur est dédié - ce ne sontpas 10 étudiants dans un coin - tout le monde peut tenter sa chance ! », poursuit Jean-François Fiorina. Des opportunités en plein essor Les concours communs à beaucoup d’entre elles permettent aussi de multiplier les chances. Pour les écoles de commerce, il existe les concours Passerelle ESC (16 écoles regroupées donc 16 chances d'intégrer), Tremplin et CAD (concours d'admission directe), et pour les écoles d'ingénieurs, le concours ATS (adaptation technicien supérieur) qui regroupe plus de trente écoles dont Centrale Lille et Nantes, ainsi que les concours DEUG physique, DEUG chimie et la banque d'épreuves DUT/BTS. À titre d'exemple, le concours Passerelle a offert plus de 600 places supplémentaires en 4 ans pour l'entrée en 1 re année et près de 800 places de plus pour l'entrée en 2 e année dédiée aux titulaires d'un bac +3. Mais attention, le nombre de places ou le niveau d'études attendus divergent de l'une à l'autre école. Ainsi, sur les 1 592 places du concours Passerelle 2010, les candidats à la 1 re année auront 160 sièges N°15 - Octobre-Novembre 2010 et plus à leur disposition à Montpellier, La Rochelle ou encore Amiens, mais trois fois moins à Dijon (50) ou à Strasbourg (70). Même grand écart pour les entrées en 2 e année. Audencia Nantes, HEC, ES- CP-EAP, EM Lyon réservent, quant à elles, les admissions parallèles aux bac +3 et l'ES- SEC ne tape pas en dessous des bac +4 ! Profils variés pour écoles de commerce Profil scientifique en écoles d'ingénieurs Les flux grossissent aussi en écoles d'ingénieurs, mais en moyenne, le nombre de places par école reste faible, entre deux et une quinzaine. Mais comme certaines ont des concours communs, on peut néanmoins augmenter ses chances. Pour 2010, près de 800 places sont ainsi offertes aux candidats de DUT dans les écoles du réseau Polytech. Pour ce type d'école, mieux vaut avoir un profil scientifique. Les BTS et DUT restent
les diplômés privilégiés pour suivre la formation grâce à des bases solides dans ce domaine et à leur plus grande capacité d'abstraction. Et l'on a d'autant plus de chances de réussir les concours si l'on se présente avec des spécialités telles que l'informatique et les réseaux, la chimie, la mécanique et les automatismes industriels, les systèmes électroniques, l'électrotechnique, ou encore le contrôle industriel. En revanche, beaucoup d'écoles de commerce s'ouvrent à des profils plus variés. Le concours Passerelle prévoit ainsi une vingtaine d'options avec de gros coefficients telles que biologie, technologie, maths, littérature, allemand ou encore STAPS et hôtellerie-restauration. Objectif : permettre de maximiser ses chances en fonction de sa formation d'origine. L'an passé pour ce concours, les candidats bac +2 étaient ainsi issus de 90 formations différentes et de 103 chez les bac +3 ! Opportunités ne rime pas avec facilité Il y a donc de solides possibilités. En revanche, ça n'est pas plus facile d'être admis que pour un prépa. L'entrée en école reste un concours très sélectif. En outre, l'augmentation régulière des candidats alléchés par un diplôme de bac +5 qui ouvre de meilleures perspectives de recrutement et de rémunération, fait que les places sont chères. C'est peut-être plus difficile encore pour entrer en écoles d'ingénieurs parce qu'elles offrent moins de places et que certaines ne recourent pas à un concours, par exemple les INSA. Ce qui signifie donc que le dossier doit être « béton » et qu'il vaut mieux avoir été bon tout le temps dans sa scolarité. Sachez aussi que là où on vous attend le plus, c'est à l'entretien. Beaucoup d'écoles attendent de vous soit la démonstration d'une personnalité affirmée, soit la présentation d'un projet professionnel N°15 - Octobre-Novembre 2010 Point de vue Les « Parallèles » : plus pragmatiques que les prépas, selon Jean-François Fiorina, délégué général de la banque Passerelle ESC Les étudiants issus d’admission parallèle sont-ils d'aussi « bonne qualité » que ceux issus des prépas ? Oui, parce qu'il y d'abord le concours qui sert de sélection : on reste dans un certain élitisme ! Les étudiants peuvent se regarder de la même manière, ils sont tous là par leur mérite. Et ce, même si les concours sont différents car les formations sont différentes au départ. Ensuite, si l'on compare les résultats scolaires, la qualité des stages, l'insertion professionnelle, ils sont aussi bons que les étudiants de prépa. Enfin, les recruteurs sont demandeurs de profils très variés car ils ont des besoins très différents. Ils ne veulent pas d'armées de clones. Or les « passerelles » peuvent avoir justement une autre vision du monde, un goût plus important pour une matière, une fonction... Ils sont meilleurs que les autres sur certains plans ? Ils sont différents dans la manière d'aborder les choses. Les étudiants issus des admissions parallèles sont très pragmatiques et savent ce qu'ils veulent alors que les prépas ont une plus grande capacité à conceptualiser les choses. Exemple, en travail de groupe, un prépa va envisager toutes les solutions, faire la thèse et l'antithèse alors que le passerelle va aller directement à l'essentiel, être très pragmatique, parfois en passant sur des points importants. Mais du coup, ils se complètent bien et apprennent les uns des autres. 11



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