Œdipe n°14 jun/jui/aoû 2010
Œdipe n°14 jun/jui/aoû 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de jun/jui/aoû 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (170 x 250) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : les nouveaux métiers du web.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 actus Réussite en licence Du simple au triple d'une université à l'autre Le faible taux de réussite moyen en licence (28,8% en trois ans), mis en évidence dans la note d'information ministérielle « Parcours et réussite en licence des inscrits en L1 en 2004 », n'est pas un scoop. Ce qui surprend le plus, ce sont les résultats qui peuvent aller du simple au double, voire au triple, d'une université à l'autre. Paris 6, pourtant l'une des rares à apparaître au classement de Shangaï, n'affiche que 12,5% de reçus en licence en trois ans, Paris 8 seulement 14,8%, soit trois fois moins que d'autres universités telles Poitiers et Angers qui y amènent 41% de leurs troupes. Autre exemple de « grand écart », sans tenir compte de la durée d'obtention de la licence : Tours affiche 93% de reçus en L3 contre 57% à Paris 8. Les établissements sont évalués aussi en prenant en compte les effets de structure et profils des étudiants (sexe, origine socioprofessionnelle, série de bacs, etc). Les « meilleurs » en tenant compte de ces critères sont des établissements de proximité, avec en tête le Centre universitaire Jean-François Champollion du Nord-Est de Midi-Pyrénées. En comparaison d'une précédente note d'information (08.24), le taux moyen de réussite en licence en trois ans a chuté de plus de 10 points entre 2005 et 2007. De plus en plus d'étudiants pauvres Selon les remontées des assistantes sociales des CROUS, les étudiants en difficulté sont de plus en plus nombreux. En 2008, plus de 200 000 étudiants ont sollicité les services sociaux des CROUS pour des motifs très divers : problèmes financiers, mal-être, solitude, rupture familiale... En 2009, si l'on s'attache aux « seuls » problèmes financiers, le constat est pire puisque le nombre de demandes ainsi que les aides accordées sont en forte augmentation : plus de 50 728 aides ponctuelles ont été versées aux étudiants contre moins de 40 000 en 2008, pour une dépense d'environ 15 millions d'euros contre 8 millions d'euros en 2008. Pessimistes, les CROUS qui exploitent actuellement les données de l'enquête 2009, annoncent des chiffres supérieurs. N°14 - Juin-Juillet 2010 Un site ad hoc pour les décrocheurs L’association nationale AFIJ (Association pour faciliter l’insertion des jeunes diplômés) vient de lancer un site spécialement destiné aux jeunes ayant arrêté leurs études en premier cycle et souhaitant se réorienter : www.bacplus. info. Il propose à cet effet un Programme d’accompagnement vers l’emploi qui profitera à 2 500 étudiants décrocheurs. L’inscription est gratuite et le site s’engage à mettre en contact un chargé de mission avec l’intéressée dans les 48 heures suivant son inscription. Mieux vaut être peu diplômé d’une filière qui rapporte « L'effet du système socio-fiscal sur les rendements privés de l'enseignement supérieur ». Derrière ce titre peu primesautier se cache une étude de chercheurs de l’EDEHC selon laquelle, dans l’enseignement supérieur français, « les formations les plus valorisées qui conduisent à la meilleure insertion sur le marché du travail se situent au niveau bac +2 (pour les filières les plus professionnalisées) et bac +5 (pour les filières les plus prestigieuses) ». En plus clair, « pour un certain nombre de diplômes relativement peu valorisés sur le marché du travail, notamment les diplômes de niveau bac +2 et bac +3 des filières universitaires, il existe un risque important qu'il n'y ait pas de gain net à la poursuite des études. Ce risque est cependant réduit par notre système socio-fiscal et notamment par le régime d'indemnisation du chômage. » Conséquence, « près d'un diplômé sur quatre au niveau bac +2 ou bac +3 ne tire pas de profit direct de ses études supérieures ».
Gratification des stages étudiants Un pas un avant, un pas en arrière Alors que la gratification des stages était devenue la règle, l'indemnité redevient non obligatoire dans certaines filières. Après les élèves orthophonistes qui ont obtenu en 2009 que leurs stages soient exemptés de l'obligation de gratification, c'est bientôt au tour des stagiaires des filières du travail social (métiers d'éducateur spécialisé, d'assistant de service social, d'éducateur de jeunes enfants, etc.). Deux sénateurs ont fait voter en avril à la haute assemblée une proposition de loi visant à revenir - pour une période transitoire de trente mois - sur la gratification obligatoire (417,09 euros par mois) parce que celle-ci génère(rait) des difficultés à trouver des stages notamment chez des employeurs, tels que les associations, qui n'ont pas les moyens de les financer. Le collectif « Génération précaire » dénonce de son côté « une brèche dans un dispositif qui vient d'être instauré à grand-peine. » Rémunération des jeunes diplômés Ça stagne pour tous 70% des entreprises interrogées dans le cadre de l'enquête Hewitt Associates sur l'évolution de la rémunération des jeunes diplômés de moins de trois ans d'expérience, prévoient de maintenir en 2010 les mêmes niveaux de salaire à l'embauche qu'en 2009, qu'il s'agisse de diplômés à bac +2 ou à bac +5. Même si les différences sur le niveau de rémunération se font encore sentir entre diplômés d'écoles d'ingénieurs ou de commerce et ceux de 3 e cycle, à l'avantage des premiers, ceux-ci ne sont plus épargnés par la tendance à la stagnation. En matière de recrutement, 55% des sociétés, tous secteurs confondus, prévoient de recruter autant que l'an dernier et 15% moins. Les entreprises qui continuent à embaucher se trouvent notamment dans les filières de la finance/contrôle de gestion, de la vente/support des ventes, de la R&D, de l'engineering études/méthodes et de l'informatique. Les Français champions de la mobilité en Europe En 2008-2009, les étudiants français ont été les champions de la mobilité Erasmus devant les Allemands, avec 28 283 « voyageurs », selon l'agence Europe Éducation Formation France. Destination privilégiée : l'Espagne qui attire 1 étudiant sur 5 (22,4%). Suivent le Royaume Uni (18,7%), l'Allemagne (21%) la Suède et l'Italie (6,7% chacune). Mais pays nordiques et de l'Europe centrale et orientale commencent à faire des émules. Depuis 2003, la Lituanie (+ 316%), la République Tchèque (+ 99%) et la Pologne (+ 70%) connaissent un fort engouement. Les programmes Erasmus représentent un tiers de l'ensemble de la mobilité des jeunes Français (80 000 étudiants). Ce sont surtout les stages qui connaissent un fort essor (plus de 39%). Premier secteur en tête : celui des sciences sociales, du commerce et du droit, suivi des sciences humaines et arts puis de l'ingénierie. N°14 - Juin-Juillet 2010 Le CV anonyme pour cacher son âge Pas assez ou trop d’expérience sont en tête des choses à camoufler, selon un salarié sur deux interrogés récemment par Monster. 49% des personnes interrogées estiment en effet que rien n'est à effacer dans son CV, à l'exception peut-être du niveau d'expérience, révélateur d’un profil trop junior ou inversement trop senior. Ces aspects sont en effet considérés comme un frein dans un processus de sélection d'un CV pour quasiment un Français sur cinq (17%). Seulement un Français sur dix souhaiterait supprimer la photo (12%), ses origines (12%) ou sa situation familiale (10%). 5



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