Œdipe n°13 mar/avr/mai 2010
Œdipe n°13 mar/avr/mai 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de mar/avr/mai 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (170 x 250) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : comment se préparer à devenir son propre patron ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 actus Les LLSHS boudées par les recruteurs 81% des recruteurs et 87% des étudiants ont le sentiment qu’il est plutôt difficile, voire très difficile, de trouver un emploi dans une entreprise du secteur privé en étant issus d’une formation en lettres, langues ou sciences humaines et sociales (LL- SHS), selon un sondage commandé par le ministère de l’Enseignement supérieur rendu public le mois dernier. L’étude révèle que les formations jugées par les recruteurs et les étudiants les plus adaptées au monde de l’entreprise sont les sciences économiques et gestion (respectivement 78 et 57%), le droit (61 et 45%) et les langues (48 et 42%). Des chiffres qui s’effondrent en lettres (11 et 15%), sociologie (16 et 17%), philosophie (6 et 6%) et histoire (4 et 9%). Plus on grimpe, moins il y a de diversité sociale Selon l'Observatoire des inégalités, la diversité sociale n'est toujours pas au goût du jour dans le supérieur. Celui-ci constate que, à mesure que l'on s'élève dans les études, la proportion d'étudiants des couches sociales les moins favorisées diminue. Ainsi, 55% des élèves de classes préparatoires sont enfants de cadres ou de professions libérales, tandis que seuls 16% ont des parents ouvriers, inactifs ou employés, alors que ces derniers représentent la majorité des élèves de sixième (56%). À l'inverse, les enfants dont les parents sont cadres ou exercent une profession libérale ne représentent que 16% des élèves de sixième. L'Observatoire constate néanmoins que « le "handicap" du milieu social n'est pas insurmontable : même s'ils sont peu nombreux, et même s'ils doivent redoubler d’efforts, des enfants d'ouvriers et d’employés sont présents dans les filières de prestige ». Mais, à titre d'exemple, les enfants de cadres et professions intellectuelles supérieures sont quatre fois plus représentés à l'ENA que leur part parmi les actifs occupés. Les enfants d'ouvriers huit fois moins. Des contrats de professionnalisation à Lille 2 C'est plutôt original dans une université : la faculté des Sciences juridiques, politiques et sociales de l'université Lille 2 propose depuis la rentrée des contrats de professionnalisation. Cela ne concerne pour l’instant que 15 étudiants en formation juridique, dans deux licences professionnelles et six masters 2. Plutôt utilisé dans l'enseignement et la formation professionnelle, ce dispositif permet à l'étudiant, durant 6 à 12 mois, d'alterner périodes de cours et séjours en entreprise et, outre accroître ses chances d'insertion, de bénéficier d'une rémunération de l'ordre de 80% du SMIC. N°13 - Mars-Avril 2010 Universités : des budgets à la hausse Valérie Pécresse a présenté le 21 janvier la répartition du budget entre les universités et annoncé une hausse moyenne de 6% de leurs moyens de fonctionnement, hausse identique à 2009, avec des augmentations comprises entre 3,7% et 13,8%. Même si les présidents d'universités constatent « un effet de rattrapage depuis 2007 » pour l'université qui « était le parent pauvre de l'enseignement supérieur depuis 40 ans », ils restent prudents parce qu'elles ont désormais des compétences élargies. 16 universités bénéficient d'une augmentation de leur budget de plus de 10% et 8 reçoivent moins de 4% d'augmentation.
D e l a préc a r i té dans l'en s e i g ne me n t s u p é r i e u r et l a recherche D’après une enquêté menée en ligne, une intersyndicale du supérieur et de la recherche estime entre 45 000 et 50 000 les travailleurs sous statut précaire qui exercent dans les universités et les organismes de recherche. Chargés de cours vacataires, contractuels, doctorants, docteurs sans poste ou personnels non enseignant, les situations sont multiples et parmi les principales caractéristiques figurent une protection sociale insuffisante en période contractuelle, des niveaux de rémunération discriminants entre hommes et femmes, une stabilisation non assurée au terme de la période de travail et, évidemment, la faiblesse de leur rémunération. Ainsi, selon l'intersyndicale, en 2009, plus d'un ITA/BIATOS (emplois d'ingénieurs, techniciens, bibliothécaires et administratifs) sur quatre (29%) a perçu en moyenne une rémunération mensuelle inférieure à 1 250 euros et un sur dix moins de 1000 euros. Le ministère qui diffusait le lendemain le rapport sur l'emploi scientifique, estimait de son côté à 37 000 le nombre de personnels non titulaires, dont 23 500 dans les universités. En savoir plus : www.precarite-esr. org/Rapportfinal-LaprecaritedanslESRP_9fevrier.pdf Les BU vont fermer plus tard Valérie Pécresse a annoncé en février une série de mesures en faveur d’un meilleur accès aux BU : un plus grand nombre seront ouvertes pendant les vacances dès Pâques, 31 vont être labellisées « noctambu » proposant des ouvertures jusqu'à 23h, et toutes vont progressivement répondre au standard européen de l’ouverture au moins 65 heures par semaine. En outre, davantage d'ouvrages seront proposés en accès libre grâce au développement du numérique. Organisation des examens 12 universités hors la loi selon l'UNEF En février, l'UNEF a rendu public un palmarès dans lequel elle liste 38 universités dont les règles sont, d'après le syndicat, illisibles, injustes, voire hors la loi pour 12 d'entre elles. Selon l'UNEF, qui se base sur les remontées réalisées par ses représentants élus dans les établissements, 11 universités ont totalement ou en partie supprimé la seconde session d'examens (rattrapages) et 2 n'appliquent pas de compensation semestrielle des notes, pourtant obligatoire. Et quand elles ne sortent pas du cadre réglementaire, beaucoup d'entre elles proposent des règles « extrêmement différentes », du fait de la réforme LMD qui « laisse une grande liberté aux universités pour fixer leurs règles d'évaluation des étudiants », ce qui crée donc « des inégalités entre les étudiants » pour passer un même diplôme. Enfin, 36 d'entre elles, soit 44% des universités, auraient « des mauvaises pratiques quant à l'organisation des examens ». Certaines d’entre elles ont répliqué en rappelant simplement que ces modalités avaient été votées dans les conseils par les représentants du même syndicat. N°13 - Mars-Avril 2010 5



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