Œdipe n°12 déc 09/jan-fév 2010
Œdipe n°12 déc 09/jan-fév 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de déc 09/jan-fév 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (170 x 250) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 6,2 Mo

  • Dans ce numéro : comment soigner son image en ligne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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28 orientation Pourquoi pas une mission environnementale... Du séjour linguistique au volontariat international Les possibilités sont variées, y compris pour les plus modestes. Parmi les solutions rapides (départ en quelques semaines), il y a les séjours au pair et linguistiques mais qui nécessitent de passer par des organismes payants. La solution gratuite, c’est un chantier humanitaire, environnemental, dans la restauration de patrimoine, etc., dans votre région ou à l’étranger et qui permet de côtoyer différentes nationalités. Des systèmes d’échanges permettent aussi de partir vite, sur des durées extrêmement souples et d’être logé et nourri contre travail de quelques heures par jour. Le Wwoofing est ainsi possible en fermes bio dans plus de 50 pays (www.wwoof.org, voir Oedipe n°8). Le même genre de volontariat est proposé par helpexchange (www.helpx.net). Autres solutions qui proposent un accompagnement financier, mais pour lesquelles il faut compter quelques mois pour préparer son départ : le Service volontaire européen durant 2 à 12 mois est possible jusqu’à 25 ans * et hors Europe, mais aussi le Volontariat international en entreprise ou en administration, jusqu’à 28 ans, sur des contrats de 6 à 24 mois dans des entreprises, organismes, associations sur des projets sociaux, sanitaires, humanitaires, culturels ou environnementaux. Les CRIJ peuvent notamment vous donner les infos et vous diriger vers les structures ad hoc qui vous accompagnent dans ces projets de A à Z, comme Itinéraire International. Donner de soi dans l’humanitaire Pour l’humanitaire, des associations et ONG proposent aussi des missions mais plus longues à préparer. Dans cette branche, une * 30 ans selon les cas. N°12 - Décembre 2009/Janvier 2010 structure payante, Projects Abroad, offre des stages et missions humanitaires où l’on peut partir vite, entre 4 ou 6 semaines si le pays visé ne nécessite pas de visa particulier et des vaccinations (www.parenthese-utile.org). Le contenu est adapté à chacun. Cela va du stage d’observation, « pour ceux qui n’ont pas de qualification spécifique, ne savent pas ce qu’ils veulent faire ou veulent valider une orientation », explique Franck Seidel, le directeur France, à des interventions sous assistance. Un stagiaire en médecine peut ainsi prendre part aux soins (signes vitaux, suturation de plaies...) alors qu’en France il doit attendre la 4 e année pour toucher un patient. Le « hic », c’est la participation financière non négligeable : 3 mois en stage de médecine en Inde reviennent à 2 445 euros. Mais, comme pour les autres projets, il est possible de faire un petit job ou de collecter des fonds en organisant des concerts, vendant des cartes postales, etc., « démarche qui sera aussi valorisée dans un CV » note Franck Seidel. Camille Pons ... ou un stage d'économie en Inde ?
profils Oui, il y a des étudiants « studieux » qui décrochent pendant leurs études. Pourquoi, comment ? Ces bons élèves, du temps du lycée, ne réussissent pas à s’adapter et à assimiler les méthodes de travail de l’université. Ils savent se consacrer à des tâches fastidieuses comme le bachotage, mais « les règles pédagogiques et d’évaluation leur échappent », indique le CEREQ, auteur de cette enquête. Résultat, alors qu’ils étaient « confiants dans leur capacité d’apprentissage, l’échec leur est incompréhensible ». Les « décrocheurs en errance » sont dans une situation plus délicate : ils ont cumulé des parcours « d’essais et d’erreurs répétitifs », ont changé d’orientation à plusieurs reprises, ont parfois expérimenté le marché du travail, et « leur sortie de l’université semble Étudiants décrocheurs Qui êtes-vous ? « Studieux », « décrocheurs en errance », « opportunistes » ou « raccrocheurs » : tels sont les quatre profilstypes des étudiants qui quittent l’université sans diplôme. Si vous êtes vous aussi au bord du décrochage, peut-être vous reconnaîtrez-vous et prendrez les mesures pour anticiper une éventuelle galère. contrainte : ils la justifient notamment par le fait de ne plus pouvoir s’inscrire ». Ils ont peu ou pas anticipé leur insertion et, pour eux, la galère commence… Il n’y a pas que le diplôme Les « opportunistes » ont quant à eux bien mieux intégré la nécessité d’insertion que les deux premiers. Conscients que « l’insertion sociale et professionnelle peut s’appuyer sur d’autres supports que les diplômes », ils ont acquis une forme d’expérience grâce à leur investissement en cours d’études dans des activités professionnelles ou associatives. Cependant, cette insertion souvent rapide se fait souvent « au prix d’un certain déclassement ». Pour terminer, les « raccrocheurs » sont des décrocheurs lassés par les échecs qui cherchent une voie alternative en s’inscrivant dans une formation professionnelle, souvent d’ailleurs par la voie de l’alternance. « Moins dépendants des verdicts scolaires que les jeunes N°12 - Décembre 2009/Janvier 2010 studieux, ils semblent plus réactifs et autonomes dans la recherche de solutions », leur objectif restant de décrocher un diplôme. Étudiant, un métier Point commun de tous ces décrocheurs : ils ont souvent choisi l’université de manière passive, comme une suite logique de l’enseignement secondaire, et « se sont peu questionnés sur leur orientation ». Mais une fois à l’université, ils ont rencontré des difficultés à s’approprier le « métier » d’étudiant, c’est-à-dire « les codes explicites et implicites de l’université ». Moralité, si l’on ose dire : si vous ressentez certains des symptômes du décrochage, anticipez. Allez à la rencontre de vos profs et des conseillers des SCUIO pour vous accompagner sur la suite de votre parcours, avant d’être au pied du mur. F.C. 29



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