Œdipe n°12 déc 09/jan-fév 2010
Œdipe n°12 déc 09/jan-fév 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de déc 09/jan-fév 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (170 x 250) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 6,2 Mo

  • Dans ce numéro : comment soigner son image en ligne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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26 orientation Décrocheurs Comment ne pas perdre son année 20 % des étudiants ayant poursuivi des études supérieures sortent sans diplôme. Même des bons élèves du secondaire se noient faute de comprendre les nouvelle règles de l’université. Le « système » s’efforce de proposer des solutions pour « rentabiliser » cette interruption d’études. Les acteurs en charge d ’accompagner les jeunes proposent aujourd’hui trois types de solutions aux décrocheurs : travailler sur une nouvelle orientation, entrer dans une nouvelle formation avant la rentrée qui suit ou préparer un projet professionnel. Même si cela ne se fait pas partout, vous pouvez d’abord bénéficier d’une remise à flot au sein même de votre fac pour vous réorienter. L’université de Bretagne Sud propose ainsi, depuis 9 ans, un Cycle d’orientation consolidation pour les étudiants en échec au premier semestre : enseignement à mi-chemin entre celui du lycée et celui de l’université, encadrement « resserré » et travaux en petits groupes, avec des examens et donc des notes qui permettent de construire un dossier de candidature pour des filières sélectives type BTS et DUT. Plus de 80 % de ces étudiants réussissent ensuite à valider un diplôme. Même philosophie dans la formation diplômante « Rebond » à l’université de Poitiers via des enseignements fondamentaux et la réalisation de projets concrets pour les « remobiliser » (journée du handicap, réalisation audiovisuelle de promotion du dispositif...). Réinvestir tout de suite une autre formation quand c’est possible Autre possilibité, profiter des passerelles, peu nombreuses mais qui existent, pour réinvestir une autre formation sans attendre la rentrée suivante. Au lycée Jacques Brel à la Courneuve, comme dans quelques autres, on accueille depuis 8 ans, en janvier, une vingtaine d’étudiants dans un BTS communication qui est suivi sur 18 mois au lieu de 2 ans. N°12 - Décembre 2009/Janvier 2010 Pour y entrer, on attend les candidats seulement sur « l’originalité » de leur lettre de motivation. Les enseignements sont ensuite adaptés « pour aller plus vite », « en tenant compte des parcours », explique un enseignant, Francis Benhaim. Exemples, « on va faire lire un livre à des étudiants venus d’histoire ou géo plutôt que de leur donner un cours, considérer que certaines connaissances sont acquises pour ceux qui viennent d’AES ou d’info-com, etc. ». Des passerelles indispensables pour certains, non pas parce qu’ils sont mauvais, mais souvent « parce que le système de l’université ne leur convient pas ». « Deux ans supplémentaires dans un lycée leur permettent d’être plus mûrs et plus à l’aise et de poursuivre aussi en licence, ce que font 85 % d’entre eux », ajoute Francis Benhaim. Des initiatives pour orienter davantage vers l’emploi De son côté, l’AFIJ (Association pour faciliter l’insertion des jeunes diplômés) va préparer 2 500 décrocheurs à investir des métiers en tension * . Ce dispositif « Rebond », retenu dans le cadre du fonds d’expérimentation de Martin Hirsh, proposera un accompagnement individuel, des séances collectives pour travailler sur la motivation et la
recherche d’emploi, des visites d’entreprises et des rencontres avec des professionnels qui viendront à l’AFIJ ou parraineront les candidats « pour valider le projet, montrer le marché caché et partager son carnet d’adresses », précise Zohra Redjem, la responsable du projet. Pas de panique, on ne vous enverra pas dans un métier que vous jugerez horrible. Car évidemment le gros souci des métiers « en tension » est parfois qu’ils ont une image négative « mais bien souvent parce que les jeunes ne les connaissent pas bien » souligne Zohra Redjem. Objectifs : montrer que la promotion marche dans ces métiers, que les fonctions et salaires sont intéressants... De plus, le retour en formation n’est pas exclu, via l’apprentissage notamment car « il permet de remettre les jeunes dans le circuit sans attendre la rentrée d’après ». Dans tous les cas, n’attendez pas d’accumuler les échecs et les UE à repasser. De vraies solutions existent à condition de toquer aux portes qui sauront vous diriger vers la « bonne » formation ou le « bon » métier : SCUIO et BAIP dans vos universités, AFIJ, CRIJ, voire Missions locales. Camille Pons * Dans les secteurs de l’artisanat, du BTP, du commerce, des services à la personne et du médicosocial. Partir à l’étranger pour « doper » votre confiance en vous Au-delà des remises à niveau, réorientations ou travail sur un projet professionnel, vous pouvez aussi amortir l’année en allant découvrir d’autres cultures, apprendre une autre langue, donner de vous-même, valider des idées d’orientation en mettant la main à la pâte sur des projets humanitaires, environnementaux, culturels... L’expérience à l’étranger permet en effet de gonfler votre CV, car vous acquérez des compétences en savoir-faire et savoir-être, un atout pour ensuite décrocher un job ou intégrer une autre formation sur dossier. Cela fait aussi de vous des « battants », comme le relève la documentaliste du CRIJ de Toulouse, Monique Garrigues « puisqu’il faut oser partir, se confronter à d’autres cultures, conditions de vie, etc. Les étudiants reviennent plus confiants, plus à l’aise et souvent avec plein d’idées ! » N°12 - Décembre 2009/Janvier 2010 Pourquoi décroche-t-on ? > une orientation mal choisie faute de connaître les formations du supérieur, > le manque d’adaptation en général au système universitaire, ses codes, les habitudes à prendre en termes d’organisation, pour la prise de notes..., > des difficultés d’ordre social quand on est issu de milieux modestes, difficultés financières qui obligent à travailler, etc. En mission humanitaire au Sri Lanka C’est en effet la cerise sur le gâteau, vous rentrez la confiance bien dopée, sachant que vous aurez pu donner de vous-même, aurez communiqué avec des gens issus d’autres cultures, aurez fait face à de situations inattendues, difficiles... ► 27



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