Œdipe n°12 déc 09/jan-fév 2010
Œdipe n°12 déc 09/jan-fév 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de déc 09/jan-fév 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (170 x 250) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 6,2 Mo

  • Dans ce numéro : comment soigner son image en ligne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 pratique Comment soigner son image en ligne Facebook a le vent en poupe chez les plus jeunes, Viadeo et Linkedin chez les plus âgés, tandis que Twitter est bien installé et qu’il y a profusion de blogs sur le net... Si c’est une bonne idée de s’y faire voir, il faut faire attention à ce qu’on y met. Car il sera difficile de paraître sérieux lors d’un entretien d’embauche si votre (futur) employeur tombe sur une photo de vous en pleine beuverie. Vous adorez les réseaux sociaux, vous avez ou voulez avoir un blog, allez-y ! C’est génial, on partage tout avec tout le monde, il y a foultitude d’informations gratuites et « le web ouvre le champ des possibles et des opportunités », comme le souligne cette experte du Personal Branding (marketing de soi), Fadhila Brahimi. En premier lieu, il permet de tisser un réseau d’entraide et de décrocher des bons plans d’un point de vue professionnel. Cabinets de recrutements et chasseurs de tête s’en servent pour détecter ou diffuser des offres, les nombreux réseaux (Viadeo, Linkedin...) permettent d’augmenter vos « groupes d’amis » et donc de « se transmettre des offres que l’on n’aurait pas vues par nos propres moyens » (le fameux marché « caché »), voire de se faire recommander. Bref, parce qu’Internet est un « outil de détection, il est donc outil de valorisation et de promotion ». De plus, « les métiers évoluent très vite, on ne fait plus une carrière 20 ans dans la même société et il faut développer sa capacité à rebondir en permanence, donc faire une activité de veille pour pouvoir saisir les opportunités, voire les provoquer ». Pour se faire, l’outil web a toute sa valeur. Photos compromettantes mais aussi travaux professionnels Mais attention à votre image ! Certes, en France seuls 2 % des recruteurs disent utiliser le web pour un process de recrutement contre 45 % aux États-Unis ou encore 28 % en Allemagne, mais ça ne les empêche pas de « googleliser » les noms des candidats histoire d’en savoir plus. Vous voir en photo lors d’une soirée arrosée, à moitié nu ou tenant des propos qui mettent en cause directement des personnes, ça ne jouera pas en votre faveur. Aux États- Unis, on a déjà viré pour ça. Parmi les exemples « croustillants », Transfac rapporte celui de cette jeune diplômée en bonne voie d’être recrutée par Cisco aux États-Unis, qui s’empressait de comme - N°12 - Décembre 2009/Janvier 2010 Fadhila Brahimi ter sur le web que c’était un poste bien payé mais sûrement ennuyeux. Démasquée aussitôt par un employé de ladite boîte. Fadhila Brahimi rapporte celui de cette femme en congé maladie qui a mis en ligne une photo d’elle avec des Chippendales. Son assureur l’a vue et estimé qu’elle avait l’air plutôt en forme pour retourner travailler ! Bref, le net oui, mais en suivant quelques règles. Préalable, « il faut bien distinguer ce que vous avez envie de mettre dans le domaine public et ce que vous désirez garder dans le domaine du privé », conseille Fadhila Brahimi. « Car ce que l’on va voir de vous va être associé à votre moralité professionnelle. » Et il ne faut pas oublier qu’il y a des tabous en France, liés au sexe, à l’alcool...
Les outils permettent justement de paramétrer son profil et de créer des groupes d’amis avec qui vous partagerez vos comportements de fêtards, vidéos et photos « compromettantes ». Sans oublier que le privé, ça peut être aussi du professionnel, si vous mettez benoîtement en ligne des dossiers stratégiques qui peuvent servir la concurrence. Internet n’est pas une zone de non droit Autre exigence, avoir travaillé en amont sa présentation. Sachant que l’on peut donner une image de soi pro sans obligatoirement parler de ses diplômes et expériences pros, note l’experte du Personal Branding : « Nos compétences, c’est la formation, « Un blog pro, ça n’est pas nécessairement un blog où l’on parle de son boulot » N°12 - Décembre 2009/Janvier 2010 l’expérience professionnelle mais aussi les activités extraprofessionnelles ». Valoriser son image, ça peut être aussi parler d’une passion que l’on a, faire état de réflexions sur des sujets d’actualité, des études... Thomas Parisot est consultant web chez Clever Age. Il a écrit « Réussir son blog professionnel », paru aux éditions Eyrolles en septembre 2009. Un blog permet-il de se faire une bonne e-réputation ? Faire un blog pour un blog est une erreur. L’important est la qualité du contenu. Même si c’est sans lien avec l’orientation professionnelle, c’est un moyen d’expression qui permet de montrer la construction mentale, la réflexion que l’on peut avoir... Un blog pro doit-il parler de son activité pro ? Un blog pro n’est pas nécessairement un blog où l’on parle de son boulot. On peut parler de loisirs et de ce que l’on aime. Il ne faut pas forcément trop parler de soi mais mettre l’accent sur ses activités et ses expériences et la façon dont on les a vécues et perçues. Si on a une ligne éditoriale, si on respecte une certaine régularité, donc qu’on le gère comme une entreprise, le blog a un aspect pro. Cela peut vraiment avoir un impact professionnel ? J’ai décroché mon premier emploi parce que j’avais osé mettre l’adresse de mon site Internet de jeux vidéo sur mon CV. Ensuite, j’ai créé des blogs loisirs réorientés sur mes activités professionnelles et cela a énormément joué en ma faveur. C’est aussi le web qui a permis de faire connaître mon bouquin et j’ai recruté deux personnes par le biais de Twitter. Contrairement à une lettre de motivation qui est souvent standard, ce que vous pouvez présenter sur le web rehausse le niveau d’un CV. 17



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